vendredi 23 janvier 2015

CSFPT : des vœux en forme de plaidoyer pour les territoriaux et le statut


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Le président du Conseil supérieur de la FPT, Philippe Laurent, présentait ses vœux pour 2015 ce jeudi 22 janvier. A cette occasion, il a défendu le travail des agents territoriaux et les avantages du statut de la territoriale. Il a également indiqué qu’il serait candidat à sa succession, élection qui aura lieu lors de la prochaine séance du Conseil sup’, le 11 mars prochain.

Références

Le discours complet
Faisant référence aux tueries de début janvier, le président du CSFPT a d’abord indiqué que les collectivités et le service public constituaient « le seul frein possible au développement du communautarisme », et que « les agents publics concourent à la solidité du lien social et sont les premiers à affronter ces difficultés ».

Carences de l’Etat

Les vœux de Philippe Laurent ont également été l’occasion d’un plaidoyer pour les fonctionnaires territoriaux et les services publics. En réponse aux diverses attaques contre le secteur public local, et son coût, le président du CSFPT a insisté sur le fait que la décentralisation s’est aussi développée « du fait de certaines carences de l’Etat », et que « le millefeuille territorial n’est pas le fruit de la volonté des élus locaux mais du législateur ».
La FPT « facilite la mutabilité des services publics, a-t-il également souligné. Les collectivités n’ont cessé de devoir faire face à de nouvelles compétences (…). Ce sont des entreprises de main d’œuvre, on ne peut donc imaginer réduire le nombre d’agents comme le font certaines entreprises qui remplacent l’homme par la technologie. »
Pour Philippe Laurent, la FPT constitue « un élément de réponse à la contrainte financière et un garde-fou contre les possibles dérives de la masse salariale qu’encadrerait un cadre moins contraint ». Il faut mesurer la hausse des dépenses des collectivités « à l’aune de la démographie, des transformations économiques, des contraintes environnementales et des attentes sociales ».

Garanties pour les employeurs aussi

Le statut de la FPT est en outre « une garantie de structuration des métiers », et « la logique de carrière favorise la promotion sociale et l’insertion professionnelle ».
« Il offre un certain nombre de garanties aux agents, mais aussi aux employeurs », a-t-il rappelé, insistant sur le fait que l’incertitude professionnelle est un facteur démotivant et que le turn-over pratiqué par certaines entreprises nuit à leur productivité et à leur attractivité.
Enfin, Philippe Laurent a conclu son plaidoyer en abordant la question du dialogue social : « La FPT est la garantie d’un dialogue social structuré, organisé et adapté à chaque niveau », a-t-il notamment souligné.
Le président du CSFPT est candidat à sa réélection, scrutin qui aura lieu le mercredi 11 mars, lors de la prochaine séance de l’instance.

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Rapport sur la mutualisation des Intercommunalités et des communes : de nouvelles incitations financières pour accélérer la mutualisation dès 2016 ?

Intercommunalités : de nouvelles incitations financières pour accélérer la mutualisation ?

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Un rapport, présenté ce jeudi 22 janvier par Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et François Baroin, président de l’Association des maires de France, propose des mesures pour encourager la mutualisation dans les intercommunalités.

Il s’agit de la première évaluation menée conjointement par l’Etat et par une association d’élus locaux. Jeudi 22 janvier, Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique et François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF), ont présenté un rapport sur les mutualisations dans le bloc communal.
Le succès de la mutualisation, la mise en commun de services ou de moyens entre les communes et leur EPCI, a été démontré sur le terrain. Cinq ans après la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010, qui avait encadré le processus, ce texte pose un jalon de plus. Fruit du travail de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale de l’administration (IGA), il dresse un bilan de la mise en œuvre de la mutualisation, assorti de 28 propositions.
L’objectif : accélérer la cadence. Le rapport préconise d’instaurer un nouveau mécanisme d’incitation financier. Ce « coefficient d’intégration et de mutualisation (CIM) » serait appliqué « dès 2016 » à la dotation globale de fonctionnement (DGF) des intercommunalités, puis « à une future DGF territoriale, actuellement à l’étude ». Le but : « encourager les transferts et rationaliser la carte syndicale. » Autrement dit, les communautés vertueuses obtiendraient un coup de pouce financier. Ce dispositif se substituerait à l’actuel coefficient d’intégration fiscale (CIF) qui « présente des difficultés majeures de calcul. »

Assouplir le cadre juridique

Les autres propositions sont placées sous le signe de la simplification. Dans bien des cas, il s’agit d’assouplir le cadre juridique. Elles visent aussi à ouvrir de nouvelles possibilités de « mutualisation ascendante », c’est-à-dire du bas vers le haut ou entre communes. Par exemple, « autoriser la réalisation de mutualisations entre deux acteurs ou plus appartenant à un même « bloc intercommunal » (…) sous forme de service commun, de mise en commun de moyens et de création ou gestion d’équipements ou de services » (proposition n°5).
Le degré de mutualisation varie en effet beaucoup selon les territoires. Certaines communautés de communes sont allées loin dans l’intégration, d’autres sont moins avancées, freinées par la complexité juridique des dispositifs. Le rapport recense plus d’une dizaine « d’outils de mutualisation », « chacun avec un régime juridique différent. »
« Tout ce qui apportera plus de souplesse va dans le bon sens », a salué André Laignel, vice-président délégué (PS) de l’AMF. « Beaucoup de mutualisations sont bloquées parce qu’elles sont trop rigides » a-t-il regretté. Pour Nicolas Portier, délégué général de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), la priorité, pour les intercommunalités, est de « bien réussir la mise en place des schémas de mutualisation. »
La loi de décembre 2010 prévoit que chaque intercommunalité devra se doter de cette feuille de route d’ici fin 2015. Le rapport présenté ce jeudi servira de base à un guide pour aider les communautés à réaliser leur schéma de mutualisation. Les propositions devraient également servir de base de réflexion dans le cadre du projet de loi NOTRe, actuellement examiné au Parlement, a promis Marylise Lebranchu.

Les conditions de travail dans la fonction publique par rapport au privé:les agents publics, notamment hospitaliers, se révèlent beaucoup plus exposés à certains risques professionnels que les salariés du privé, d'après une étude de la Dares publiée en décembre.

Zoom sur les conditions de travail dans la fonction publique par rapport au privé

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Les conditions de travail s'avèrent hétérogènes entre grands secteurs du privé et entre versants de la fonction publique, mais les agents publics, notamment hospitaliers, se révèlent beaucoup plus exposés à certains risques professionnels que les salariés du privé, d'après une étude de la Dares publiée en décembre.
L’analyse comparée sur « les conditions de travail des salariés dans le secteur privé et la fonction publique » publiée en décembre 2014(1) révèle des écarts notables d’exposition aux risques professionnels. « Ces différences sont principalement liées aux organisations, aux métiers et aux contraintes spécifiques à chacun des secteurs », notent les deux chercheurs qui ont réalisé cette étude, Thomas Coutrot pour la Dares et Emma Davie pour la DGAFP.
Changements organisationnels fréquents - Les agents publics sont, avec les salariés de l’industrie, les plus nombreux à déclarer que leur environnement de travail a été modifié après un changement organisationnel au cours de l’année écoulée. Outre le changement de poste ou de fonction, le changement d’organisation du travail concerne ainsi un quart des agents publics et des salariés de l’industrie. Ces changements sont jugés positifs par 37 % de ceux qui les vivent et négativement par 28 % d’entre eux : 20 % des salariés qualifient ces changements d’« imprévisibles et mal préparés ».
changements organisationnels
Contraintes horaires plus importantes dans le public - Les astreintes concernent 16 % des fonctionnaires, pour seulement 8 % des salariés du privé. 70 % des agents hospitaliers travaillent en outre le samedi, même occasionnellement et 64 % le dimanche, alors que les horaires atypiques ne concernent que 48 % de l’ensemble des salariés et fonctionnaires pour le samedi et 28 % pour le dimanche.
A noter : 71 % des agents publics estiment disposer de suffisamment de temps pour faire leur travail. Facette positive de la pression sur les effectifs, la plupart des salariés et des fonctionnaires affirment pouvoir compter sur leurs collègues pour effectuer correctement leur travail.
A retenir également : si les fonctionnaires se disent moins soutenus par leur hiérarchie (61 %) que les salariés du privé (67 %), 85 % d’entre eux estiment pouvoir être aidés par leurs collègues en cas de travail délicat ou compliqué (78 % dans le privé).
Devoir faire parfois trop vite une opération qui demanderait davantage de soin - Riche en enseignements, l’étude Conditions de travail apporte également des précisions les « conflits éthiques » appelés aussi « travail empêché ». Dans ce domaine qui est source de risques psychiques, l’ensemble des secteurs se retrouvent à égalité. Si 10 % environ de salariés de chaque secteur font toujours ou souvent des choses qu’ils désapprouvent,  23,7 % des territoriaux (26,9 % des salariés du privé) déclarent devoir « faire parfois trop vite une opération qui leur demanderait davantage de soin ».
conflits valeur
Manque de reconnaissance dans la fonction publique - Alors que 29 % des salariés dans leur ensemble manquent de respect et d’estime au travail, la même proportion ne se sent pas traitée à équité par son supérieur hiérarchique. Les agents de la FPE (33,2 %) et encore plus ceux de la FPH (35,9 %) sont exposés au manque de reconnaissance, tandis que les territoriaux ne sont que 26,7 % à s’en plaindre.
Evaluées elles aussi, les agressions verbales de la part de collègues ou de supérieurs au cours des douze derniers mois ont été relativement peu fréquentes d’un secteur à l’autre (13 % en moyenne) mais là encore les agents hospitaliers (19,2 %) et les territoriaux (14,9 %) les subissent davantage.
relations sociales
Peu d’objectifs chiffrés mais des entretiens d’évaluation répandus - Les fonctionnaires ne sont dans leur ensemble que 20 % à se voir fixer des objectifs chiffrés, pour 31 % des salariés en moyenne. Les entretiens annuels d’évaluation, récemment généralisés dans la FPT, concernent désormais 70 % des agents de la fonction publique alors que seuls 48 % des salariés du privé en bénéficient. Cette pratique devenue fréquente rend les fonctionnaires critiques : 30 % d’entre eux estiment que les personnes qui évaluent leur travail ne le connaissent pas bien.
Des tensions avec le public, mais moins pour les territoriaux qu’à l’hôpital - Dans cette enquête de la Dares, 80 % des agents publics déclarent travailler en contact direct avec le public et se trouver plus souvent en situation de tension. La territoriale paraît cependant plus épargnée que les autres versants. Ainsi, alors que 18 % des salariés ont vécu une agression verbale de la part du public durant l’année qui a précédé l’enquête, ils sont 21,6 % dans la FPT mais 29 % dans la FPE et 38 % dans la FPH.
Corolaire de ces tensions, le « travail émotionnel » qui consiste à cacher ses émotions ou à faire semblant d’être de bonne humeur est caractéristique de 31 % des salariés, en particulier dans le commerce, les transports et les fonctions publiques de l’Etat (37,8 %) et hospitalière (40,5 %).
Autre enseignement, deux tiers des agents publics, sont en contact avec des personnes en détresse, et 72 % doivent calmer des gens, là encore davantage à l’hôpital (85 %) que dans les collectivités (61,4 %) mais beaucoup plus que dans le secteur privé (48 %).
exigence emotionnelle


jeudi 22 janvier 2015

mardi 20 janvier 2015

Métropole Aix Marseille Métropole : les propositions du gouvernement, (par les élus des bdr -pas tous bien sûr! - ndlr cfdt mpm) :les huit modifications proposées visent à "la consécration d’un statut spécifique pour les conseils de territoire pendant la phase transitoire de 2016 à 2020".Les élus (sur les EPCI en 2014 ndlr cfdt mpm ) pourront conserver leur mandat (et leur indemnités ndlr cfdt mpm ) au sein des conseils de territoire, qui les remplaceront sur les mêmes périmètres jusqu'en 2020. Les présidents de ces conseils de territoire seront par ailleurs vice-présidents de droit de la métropole, indemnités comprises (eh oui il y a un attachement certain à celles-ci ...peut être encore plus qu'à la "proximirté" ndlr cdft mpm ) ce qui n'allait pas de soi dans la rédaction actuelle de la loi. Les directeurs généraux des services (et les DGA :ndlr cdft mpm ) et les collaborateurs de cabinets des intercos ne sont pas oubliés : deux autres amendements leur permettent de rester en fonction si leur président le souhaite.....et le restant des 7 000 agents (environ) /OUBLIES

Le gouvernement a déposé ses amendements sur la métropole Aix-Marseille-Provence, qui se veulent "la consécration d’un statut spécifique". Les inflexions sont réelles, notamment sur la répartition des compétences entre les trois échelons territoriaux. Mais le statut obtenu par le Grand Paris continue de faire des envieux chez les élus locaux.
Sénat/flickr

Après quatre jours de débats sur la réforme territoriale, le Sénat a encore 591 amendements inscrits à son programme. Parmi eux, ceux concernant la métropole marseillaise devraient être examinés mardi après-midi. Le gouvernement est donc dans les temps pour ajouter les siens à ceux des sénateurs des Bouches-du-Rhône Samia Ghali, Sophie Joissains, Michel Amiel, Jean-Claude Gaudin et Stéphane Ravier. Dans la foulée de la grand messe de décembre et la visite de la ministre Lebranchu, les huit modifications proposées visent à "la consécration d’un statut spécifique pour les conseils de territoire pendant la phase transitoire de 2016 à 2020".
De manière symbolique, les deux premiers amendements concernent les élus des six intercommunalités appelées à fusionner : ils pourront conserver leur mandat au sein des conseils de territoire, qui les remplaceront sur les mêmes périmètres. Ainsi, le pays de Martigues n'aurait que 7 élus au conseil métropolitain mais son conseil de territoire garderait 24 sièges jusqu'en 2020. Les présidents de ces conseils de territoire seront par ailleurs vice-présidents de droit de la métropole, indemnités comprises, ce qui n'allait pas de soi dans la rédaction actuelle de la loi. Les directeurs généraux des services et les collaborateurs de cabinets des intercos ne sont pas oubliés : deux autres amendements leur permettent de rester en fonction si leur président le souhaite.

"Montée en puissance progressive"

À côté de cette câlinothérapie des élus, trois nouveautés majeures sont mises en débat. Si elle n'épouse pas la métropole rêvée par l'union des maires, "une montée en puissance progressive" est proposée dans l'exercice des compétences. Auparavant, il fallait une décision du conseil métropolitain pour déléguer des compétences aux conseils de territoire. Cette gestion plus décentralisée deviendra la règle, sauf vote contraire à la majorité des deux tiers. La métropole conserva uniquement 15 compétences interdites de transfert, qui sont par ailleurs allégées.
Ainsi, une mission d'envergure comme "la création, l'aménagement et la gestion de zones d'activités industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire" devient "Schéma d’ensemble relatif à la politique de développement économique et à l’organisation des espaces économiques, et opérations métropolitaines". Dans la même logique, la métropole se limitera à des schémas dans le domaine de l'eau ou de l'énergie. Nous ne sommes pas loin de la métropole de projets que l'union des maires appellent de ses voeux.
Toujours dans ce que l'on appelle au ministère le "meccano des compétences", un amendement permet aux communes de conserver une partie de leurs prérogatives jusqu'en 2018. Pour reprendre l'exemple de l'eau potable, détaillé par Marsactu en octobre 2013, cette compétence est assumée dans la plupart des cas par les intercommunalités. Mais dans le pays d'Aix, ce sont encore les 35 communes qui s'en occupent. Si l'amendement était adopté, elles auraient alors deux ans supplémentaires pour préparer la transition.

Un conseil de la métropole cette année ?

Par ailleurs, l'idée d'un "pacte de gouvernance, financier et fiscal" évoquée en décembre lors de la conférence métropolitaine est formalisée. "Adopté à la majorité des deux tiers, dans un délai de six mois" après la création de la métropole, son objectif "est de définir la stratégie en matière d’exercice des compétences et les relations financières entre la métropole d'Aix-Marseille-Provence et ses conseils de territoire".
Selon le dernier amendement déposé, ce travail d'évaluation budgétaire pourra être entamé avant le 1er janvier 2016, date de naissance de la métropole. Il permettrait à n'importe lequel des six présidents d'intercommunalités actuelles de "convoquer une réunion du conseil métropolitain aux fins de procéder à l’élection du président et des membres du bureau, ainsi qu’à toute autre mesure d’organisation interne". Lors de la présentation de ses voeux à la presse, ce lundi, Jean-Claude Gaudin a répond ne pas en être "encore là" à propos de sa préférence entre Guy Teissier et Maryse Joissains pour présider la métropole. Avec cette réunion anticipée, le choix pourrait intervenir plus tôt que prévu. On voit mal un président hors Marseille prendre le risque de convoquer cette réunion. Guy Teissier aurait donc toutes les chances d'accéder au perchoir qu'il convoite. "En théorie, l'UMP et l'UDI sont majoritaires à l'échelle de la métropole, prévenait Gaudin lors de ses voeux. Mais c'était déjà le cas lors des élections sénatoriales. On peut encore avoir des surprises."
Avant cela, il faudra toutefois que les 93 conseils municipaux du territoire de la métropole élisent leurs représentants. La gouvernement semble avoir prévu un mécanisme contre les récalcitrants : passé un délai de deux mois après la promulgation de la loi, les communes seront représentées d'office par uniquement deux élus, leur maire et son premier adjoint. Des villes comme Aix-en-Provence (17 délégués) ou Vitrolles (4 délégués), auront donc tout intérêt à jouer le jeu pour ne pas être lésées.

Sophie Joissains veut "sauver les meubles"

Ces amendements ont fait l'objet de contre-propositions de la part de Sophie Joissains, sénatrice UDI. Dans une série de sous-amendements, elle rectifie à la marge certaines dispositions et parle même de "faciliter la tenue d’une réunion anticipée" du conseil métropolitain. On est loin de la logique de "confrontation" du dernier communiqué de l'union des maires.
Jointe par téléphone, la sénatrice ne contredit pas les propos qu'elle tenait sur notre plateau : elle réclame toujours - dans un autre amendement - l'application pour Aix-Marseille-Provence "du même régime juridique que la métropole du Grand Paris, qui est beaucoup plus sain, plus complet et plus exigeant". Mais même si elle refuse de voter la loi en l'état, "on essaye de sauver les meubles", justifie-t-elle. L'heure est d'autant plus au pragmatisme que le gouvernement a engagé la procédure accélérée sur ce texte, supprimant la deuxième lecture au Sénat.
Par Julien Vinzent, le 20 janvier 2015

40 ans de la loi Veil, 40 ans de combat pour les femmes:un combat important dans l’histoire de la CFDT : celui pour l’avortement libre et pour la libération des femmes, mené en partenariat avec le Planning familial.


Ce week-end, nous avons fêté l’anniversaire de la loi Veil, une loi qui a changé la vie de milliers de femmes... et d’hommes.
Mais c’était aussi l’anniversaire d’un combat important dans l’histoire de la CFDT : celui pour l’avortement libre et pour la libération des femmes,  mené en partenariat avec le Planning familial.
A l’époque, nous engager sur cette question sociétale, intime, et largement clivante, n’allait pas de soi, y compris pour nos militants.  Nous l’avons fait au nom de nos valeurs de progrès humain, d’émancipation individuelle et de solidarité; et dans le soucis d’améliorer concrètement la vie des salarié(e)s.
Nous l’avons fait parce nous savions que ce qui était alors perçu comme un problème individuel (la contraception) avait en fait un lien étroit avec la détermination des rôles sociaux, avec la division du travail entre hommes et femmes, avec les inégalités contre lesquelles nous luttions.
Il était donc logique que ce problème devienne un objet de lutte syndicale, afin de rendre présents, dans la société, l’information et les moyens permettant un choix personnel libre.
Cet engagement de notre organisation n’aurait pas été possible sans le courage et la conviction d’une militante, Jeannette Laot, qui voyait dans son usine de Morlaix  la détresse de travailleuses confrontées à une grossesse non désirée.
Ce combat des années 1970, nous ne devons pas le considérer comme gagné une fois pour toute ! Même en 2015, le droit à l’IVG est fragile. Dans certains  pays européens, il subit des attaques frontales. En France, en raison d’obstacles financiers, d’inégalités territoriales, d’un glissement des mentalités parfois, l’accès à l’IVG est de moins en moins simple. Et  pourtant, on le sait, il n’y a pas de droit sans accès réel à ces droits.
Sur ce sujet, je m’y engage, la CFDT montera au créneau autant que nécessaire ; en dénonçant, en proposant, en nouant des partenariats et en inscrivant ce combat dans un cadre européen. C’est, selon moi, le meilleur moyen de rendre hommage à Simone Veil, ainsi qu’à tous les syndicalistes, femmes et hommes, qui ont contribué, par leur vision et leur courage, à la conquête de ce droit.
Au-delà de l’IVG, la CFDT s’engage à lutter contre toutes les formes de violences sexuelles et sexistes. Parce que le droit des femmes à disposer librement de leurs corps est le premier droit, la condition indispensable pour construire une égalité réelle entre les Femmes et les Hommes.
Je suis convaincu que nous sommes légitimes et utiles pour prendre la parole sur des sujets de société, car nous sommes forts de nos valeurs et de notre ancrage au plus près des salariés, dans leur vie quotidienne.
C’est ainsi que nous contribuerons, depuis notre clé d’entrée qui est le monde du travail, à relever l’immense défi de construire l’après 11 janvier.


IVG : le combat mené par la CFDT

publié le 22/01/2015 à 17H16 par Information-Communication
Ancienne membre de la commission féminine confédérale puis de la commission exécutive, Jeannette Laot raconte comment elle a porté au sein de la CFDT la question du droit à l’avortement au cours des années 60 et au début des années 70. A la fois sociétale et intime, cette question a suscité de vifs débats au sein de la centrale syndicale, qui choisira de s’engager aux côtés du mouvement féministe pour obtenir la légalisation de l’avortement.

http://www.dailymotion.com/video/x2f83fe_ivg-le-combat-mene-par-la-cfdt_tv

Politique de la Ville et prévention de la délinquence : compétences partagées entre beaucoup d'acteurs (Etat ,Région, Conseils généraux, Villes, intercommunalités , associations ,...) dont MPM et la future Métropole Aix Marseille Provence doivent assumer la responsabilité des dispositifs dans le département des BdR : le défi est "gigantesque " si l'on prend conscience de ce "flash info" à la Duchère à Lyon ou à la Grande Borne ....Un érudit musulman publie une fatwa contre le terrorisme

Politique de la ville

« Pas une surprise » si la banlieue a peu manifesté, selon un acteur associatif

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Mohamed Tria, cadre d'entreprise et président du club de foot de La Duchère, quartier de barres d'immeuble à Lyon où il a grandi et s'implique beaucoup, livre un regard critique sur les ratés de l'intégration à la française.
« Pas surpris » par la faible représentation de la banlieue dans les défilés républicains après les attentats, il s’alarme des fractures de la société: « De plus en plus de gens vivent à côté de nous. »

Pourquoi les « banlieues » n’ont-elles pas défilé ?

« Pour eux la République, c’est une chimère. On a trop délaissé ces zones, pendant des années. A l’école d’abord, en livrant de jeunes profs sans expérience à des gamins aguerris à la turbulence… L’interprétation des attentats a été toute autre dans ces quartiers. J’ai réuni une quarantaine de gamins de 13 à 16 ans dans mon club, j’ai été abasourdi par ce que j’ai entendu. Ils n’ont pas été informés par les journaux, mais par les réseaux sociaux, c’est la seule source accessible pour eux et ils croient que c’est la vérité. La théorie du complot, j’ai pris ça en pleine gueule. Surtout, ils ne voyaient pas la mort de 17 personnes, mais l’acte de bravoure de ceux tombés les armes à la main. Ils ont de l’admiration pour ces gars-là, ils trouvent qu’ils leur ressemblent. Eux sont en quête de reconnaissance et croient qu’en mourant les armes à la main, on peut y arriver. »

Comment expliquer un tel décalage ?

« On se réveille d’un coup avec Kouachi et Coulibaly, mais ce sont des enfants de la République qu’on a fécondés. Il y a 30 ans, on parlait de ceux qui priaient dans les caves, maintenant c’est pareil: il y a des valeurs souterraines à la République qui ne sont pas les nôtres. Je leur ai parlé de la liberté d’expression, ils m’ont demandé pourquoi cela ne valait pas pour Dieudonné. Je leur ai répondu que lui appelait à la haine, mais qui explique aujourd’hui à ces gamins ce qui est bien et ce qui est mal? Comme on ne leur enseigne plus nos valeurs, d’autres prennent la place et ça marche, car ils sont en quête de quelque chose. La radicalisation religieuse, c’est une conséquence, cela fait partie du repli sur soi. Ces jeunes, ils connaissent leur quartier et ce que disent leurs copains, c’est tout. On est en vase clos. Et tant qu’il n’y avait pas de problèmes, ça arrangeait tout le monde. »

Quel peut être « l’après Charlie » pour ces quartiers ?

« J’ai quitté la Duchère vers 12-13 ans, j’y suis revenu à 40, j’ai été frappé par le nombre de femmes seules. Même au club de foot, je ne croise pas beaucoup de papas. Le revenu moyen, ce doit être 800 euros, et le profil courant, c’est une mère qui élève quatre enfants. Quand on est acteur social au quotidien, on sait que la tâche est immense. Il y a de plus en plus de gens qui vivent à côté de nous, pas avec nous. On a fait beaucoup de rénovation urbaine, mais déverser des tonnes de béton, ça ne suffit pas. Il faut de l’humain. Comment accompagne-t-on le vivre ensemble, comment on le matérialise? Les beaux discours, ça va cinq minutes. L’intégration à la française, ça ne marche pas. Maintenant qu’on a pris cette grosse claque dans la gueule, notre responsabilité est énorme. On est contraint budgétairement, d’accord, mais il va falloir arbitrer des priorités. Il est urgent d’agir dans les dix ans qui viennent, pour sauver ceux qui peuvent l’être et surtout leurs enfants. Car en écoutant ces gamins, je me disais: mais comment seront les leurs ? »
Propos recueillis par Pierre PRATABUY.


A la Grande Borne, quartier réputé difficile de région parisienne où a grandi le jihadiste Amédy Coulibaly, plusieurs mères de famille confient leur "peur de l'avenir" face aux "murs qui se dressent" autour de "leur village".
Rassemblées au Centre de vie sociale de Grigny lors d’une des rencontres informelles organisées par cette ville de l’Essonne depuis les attentats parisiens pour prendre le pouls du quartier, elles se décrivent comme la « grande bouche, française et chrétienne », l’ »amie d’enfance d’Amédy », celle « fière de son fils devenu commercial », la « bénévole du Secours populaire » ou encore l’ »élue FCPE ». Elles ne donneront pas leur nom, fatiguées des médias qui « racontent n’importe quoi » et « salissent tous les jours » leur quartier.
Depuis qu’Amédy Coulibaly a tué une policière à Montrouge le 8 janvier, puis quatre Juifs le lendemain lors de la prise d’otages dans un magasin cacher, les projecteurs se sont braqués sur la Grande Borne, à Grigny. Un triangle de 11.000 habitants, en bordure de l’autoroute A6, dont 40% vivent sous le seuil de pauvreté, avec un revenu fiscal moyen inférieur à 10.000 euros par an.
« Amédy, c’est pas Grigny. C’est l’histoire personnelle d’une vie, où à un moment il y a eu un tournant », explique « la grande bouche ». « Ici, on vit, on ne survit pas. On est tous solidaires, c’est un village. »
« Il n’a pas été élevé comme ça, défend son amie d’enfance, d’origine malienne comme lui. Tout ça, il l’a appris en prison, à Fleury-Mérogis », à moins de cinq kilomètres de là. Son dernier contact avec lui? « Quelques semaines avant les attaques, j’ai voulu le saluer, il m’a dit: +Je ne serre plus la main aux femmes+. C’est là que j’ai compris. »

« On veut nous coller une étiquette »

Chez elles règne la crainte que ces événements aggravent l’isolement d’un territoire où le sentiment d’abandon est déjà fort. « Ce sont des années et des années de stigmatisation, la couche est épaisse, elle ne s’enlève pas comme ça », déplore une historique du quartier, arrivée dès la fin de sa construction en 1971.
Une autre, mère de quatre enfants, voit déjà « des murs qui se dressent tout autour de la ville ». « Cette semaine, une amie voulait soigner sa fille qui souffrait terriblement des dents. Le pédodentiste lui a répondu, sourire dans la voix: +Madame, on ne se déplace pas à Grigny+ », rapporte-t-elle. « Même SOS Médecins ne vient pas », abonde une autre.
Sur toutes les lèvres, la peur de ne plus pouvoir assurer « un avenir pour leurs enfants ». Les CV avec Grigny pour adresse n’ont jamais eu la cote auprès des employeurs, mais « après ce qui s’est passé, ce sera encore pire », s’inquiète l’élue FCPE. « Déjà il y a deux ans, on m’a refusé un poste d’assistante-comptable quand ils ont su où j’habitais », se souvient la bénévole du Secours populaire.
« On veut nous coller une étiquette, mais c’est faux. Mon fils a réussi, il s’en est sorti, aujourd’hui il a un travail de commercial », témoigne une maman arrivée en 2008.
Ces derniers jours, plusieurs familles ont fait part au maire de leur envie de quitter la ville. « Partir? Pas question. Des gens le font, puis le regrettent. On peut vivre ailleurs, on aura toujours les mêmes problèmes », assure la plus jeune, quand la doyenne ajoute fièrement: « après 43 ans ici, je suis chez moi. »


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Un érudit musulman publie une fatwa contre le terrorisme


Un érudit musulman publie une fatwa contre le terrorisme

Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné mardi les terroristes, considérés comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa (avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique) rendue publique à Londres.

Il souligne que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al-Qaida, dans cette fatwa de quelque six cents pages présentée au cours d'une conférence de presse à Londres, en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.
Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de l'oumma [la communauté musulmane], non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri. "Il n'y a aucune place pour le martyre, et leurs actes ne seront jamais, jamais, considérés comme le djihad ['guerre sainte']", a-t-il ajouté.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman. Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence. Il a souligné que l'islam était une religion de paix, appelant d'autres responsables religieux à rejoindre sa position.
Muhammad Tahir-ul-Qadri est à la tête du mouvement Minhaj-ul-Quran, une organisation de tradition soufie, qui combat l'extrémisme religieux dans des centres situés dans des dizaines de pays.