Encadrement supérieur de la fonction publique : progression des femmes, surtout les plus jeunes
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Dans un « Point stat »
publié en février 2015, la direction générale de l’administration et de
la fonction publique (DGAFP) met un coup de projecteur sur «
L’encadrement supérieur et dirigeant dans les trois versants de la
fonction publique » : « Bench marking » salarial des cadres dirigeants,
cette étude montre l’arrivée de jeunes femmes dans les instances
dirigeantes territoriales dont deux cadres sur trois ont plus de 50 ans.
Si 21 600 fonctionnaires exercent des fonctions de cadres supérieurs
et dirigeants dans les trois versants (0,4 % de l’emploi public fin
2012), la fonction publique territoriale (FPT) est moins bien lotie que
l’Etat et l’hospitalière avec un ratio de 3,2 postes d’encadrement
supérieur et dirigeant (ESD) pour 1 000 agents. Les collectivités et
leurs établissements publics comptent ainsi 6 000 haut-fonctionnaires
(36 agents de catégorie A sur 1 000) alors que l’Etat en emploie 9 900
et la fonction publique hospitalière (FPH) 5 600.
Explication de ces disparités : les chiffres fournis par la DGAFP
dans son étude sur « L’encadrement supérieur et dirigeant dans les trois
versants de la fonction publique » publiée en février 2015 n’incluent
pas 4 400 directeurs généraux des services, directeurs généraux adjoint
des services et directeurs généraux des services techniques employés par
les petites et moyennes collectivités.
Une minorité de femmes « cadres sup »…
Parmi les dirigeants territoriaux comptabilisés, seuls un quart (25
%) sont des femmes pour 28 % à l’Etat et 44 % dans la FPH alors qu’elles
représentent 63 % des catégories A (60 % pour la FPT). « La part des
femmes décline à mesure que le niveau de responsabilité s’élève dans
chacun des versants, mais elle s’accroît parmi les jeunes ESD »,
expliquent Eva Baradji, Olivier Dorothée et Erwan Pouliquen, les trois
auteurs de l’étude statistique.
Le plafond de verre reste une réalité en termes d’avancement : les
femmes occupent 19 % des postes d’ingénieurs en chef, et 21 % des postes
de classe normale mais seulement 15 % de ceux de classe exceptionnelle.
Chez les administrateurs territoriaux dont elles forment 39 % des
effectifs, elles constituent 47 % de la classe normale mais seulement 27
% des « hors classe », mieux rémunérés. Le salut pourrait cependant
venir des nouvelles générations, plus nombreuses à accéder aux postes de
direction.
… Mais plus de jeunes dirigeantes territoriales…
En effet, dans la FPT comme dans la FPH, la part des femmes est
supérieure à celle des hommes avant 30 ans (respectivement 59 % et 68
%). Cela représente des progrès « notables », en particulier dans la
FPT, relèvent les statisticiens de la DGAFP qui distinguent les emplois
de direction, où les femmes progressent plus que dans les emplois
d’encadrement supérieur.
Autre signe de féminisation des instances dirigeantes publiques via
le renouvellement des postes, les femmes ont en moyenne 4,7 ans de moins
que leurs collègues masculins.
… Avec l’arrivée en force de « primo nominées » en 2013
En accord avec la loi Sauvadet du 12 mars 2012 qui prévoit des quotas
de nominations aux postes clé, la proportion des femmes parmi les
nouveaux personnels d’encadrement et de direction progresse, d’après les
données déjà disponibles pour l’année 2013. Elle est plus élevée de 7
points dans la FPT. Sur 184 agents primo-nommés (y compris dans des
emplois de la ville de Paris) 33,15 % sont des femmes.
L’objectif de 20 % pour 2013 précisé par
le décret n°2012-601 du 30 avril 2012 relatif aux modalités de nominations équilibrées dans l’encadrement supérieur de la fonction publique est donc atteint.
8 % des femmes cadres supérieurs travaillent en outre à temps partiel
pour 28 % de l’ensemble des femmes fonctionnaires et seulement 2 % des
dirigeants hommes. Mais la territoriale fait figure d’exception avec 4 %
des cadres supérieurs masculins à temps partiel pour 9 % des
dirigeantes.
Toujours des disparités de salaires entre versants et entre sexes
Disparates, les salaires des emplois de direction le sont eux aussi
d’une fonction publique à l’autre. Dans la FPT, la moyenne brut
mensuelle s’élève à 5 898 euros dont 40 % de primes, alors qu’elle est
de 6 603 euros dans le secteur hospitalier public et de 7 700 euros dans
la fonction publique de l’État où la rémunération va de 12 084 euros
pour un poste à la décision du gouvernement à 6 800 euros pour
l’encadrement supérieur et compte 45 % de primes et indemnités, jusqu’à
56 % pour un directeur d’administration centrale.
En salaire net mensuel, pour 2012, l’étude indique une moyenne, pour
la FPT, de 5 052 euros (4 988 euros pour les agents détachés sur des
emplois fonctionnels de direction, 5 129 euros pour les cadres d’emploi
de l’encadrement supérieur).
Mais un quart des dirigeants territoriaux perçoivent une rémunération
nette inférieure à 4 152 euros et un autre quart plus de 5 691 euros.
Sans compter tous les oubliés de l’étude, qui ne font pas partie des A+
[
Lire la réaction de Laurence Chenkier, vice-présidente du SNDGCT ci-dessous].
Une différence qui s’explique par les primes, l’âge et l’ancienneté
Ces différences, sans commune mesure avec la moyenne des très hauts
salaires (THS) du secteur privé qui, d’après une enquête INSEE de 2010
sur le sujet s’élevait à 16 820 € en 2007 [
Lire la réaction de Fabien Tastet, président de l'AATF ci-dessous],
s’expliquent par la part variable des primes selon les postes et, dans
la territoriale, selon les collectivités. Dans les emplois de direction,
leur part représente 41 % de la rémunération mais 39 % dans
l’encadrement supérieur.
En matière d’égalité professionnelle, un long chemin reste là aussi à
parcourir : l’écart de salaire brut moyen de 15 % entre femmes et
hommes est plus marqué sur les emplois de direction que sur celui des
ingénieurs territoriaux en chef (7 %). En raison là encore des
différences de primes et dans une moindre mesure des écarts d’âge et
d’ancienneté.
Des cadres dirigeants plus âgés
L’étude précise en outre l’âge de départ à la retraite des cadres
dirigeants de l’Etat, à 64,7 ans, soit quatre ans de plus que la moyenne
des fonctionnaires et leur pension moyenne : 3 950 euros. Pour la
territoriale où les âges de départ et montants de pensions ne sont pas
précisés, c’est la question de la relève qui apparait en filigrane
(ville de Paris comprise). En effet, plus des deux tiers (67,8 %) des «
cadres sup » ont plus de 50 ans pour seulement la moitié à l’Etat (50,7
%) et à l’hospitalière (55,2 %).
Les plus atteints par le vieillissement sont les emplois de direction
(69,2 %) et ceux d’ingénieurs territoriaux en chef (73,3 %). Autre
enseignement, les effectifs d’ESD ont diminué entre 2011 et 2012 de 7 %
dans la territoriale (comme chez les directeurs d’hôpitaux (- 7,3 %) et
les directeurs d’administration territoriale de l’Etat (- 6,4 %) alors
que ceux des administrateurs territoriaux se maintiennent (0 % de
variation) et ceux des ingénieurs territoriaux en chef ont légèrement
augmenté (2,1 %).
Des intercommunalités plus encadrées
Autre enseignement de l’étude, le taux d’encadrement varie selon les
secteurs et les types de collectivités : dans la FPT, les collectivités
territoriales comptent 3 ESD pour 1 000 agents (8 ‰ dans les régions).
La DGAFP en dénombre 4 ‰ dans les établissements publics administratifs
locaux et 6 ‰ dans les établissements intercommunaux qui bénéficient
d’un ratio d’encadrement plus élevé. Ainsi, 28 % des ESD exercent dans
les établissements intercommunaux. Ces établissements emploient 35 % des
ingénieurs territoriaux en chef et 23 % des administrateurs
territoriaux.
Quant aux départements, ils emploient à eux seuls 45 % des emplois de
direction de la FPT alors que leurs agents ne représentent que 16 % de
l’ensemble des agents territoriaux.
Enfin, l’étude « géolocalise » les dirigeants : si 44 % de ceux de
l’Etat travaillent à Paris, ils ne sont que 7 % dans la territoriale et 5
% dans la FPH. Dans ce panorama, la région Paca fait figure de
curiosité : elle compte plus d’ESD en fonction que la moyenne
territoriale. Sans doute un effet de l’héliotropisme, qui reste à
vérifier…
Focus
Réactions et analyses
Laurence Chenkier, directrice de l’administration et des
finances du sdis du Rhône et de la métropole de Lyon et vice-présidente
du SNDGCT en charge des questions statutaires
« La loi du 12 mars 2012 a été un sacré moteur dans notre culture administrative »
Cette
étude est très intéressante. Elle montre le décalage entre les hommes
et les femmes, à l’instar de ce qui existe dans le secteur privé, avec
des nuances selon le versant. Or ces hommes et ces femmes qui font
partie de l’encadrement supérieur sont dans la même position statuaire.
Ces résultats recoupent ceux de l’étude réalisée en 2014 par le SNDGCT
auprès de nos 4 000 adhérents. C’est un panel représentatif.
Les chiffres se recoupent, mais pas complétement car la DGAFP n’a
pris en compte que les A + qui travaillent dans de grandes
collectivités. D’après notre étude, dans la tranche des 26-35 ans, les
femmes « DG » sont majoritaires (51 %). Elles sont 40 % entre 36 et 45
ans, 49 % de 46 à 55 ans et 35 % parmi les 56-65 ans. C’est logique. Une
jeune DG entre plus volontiers dans une petite collectivité, plus
compatible avec une vie familiale. Mais la tendance lourde, qui concerne
aussi les « ESD » décrits par la DGAFP, c’est que les mentalités
évoluent.
La loi du 12 mars 2012 a été un sacré moteur dans notre culture
administrative. Pour aller plus loin, le SNDGCT propose un amendement
pour obliger à des nominations équilibrées dans les collectivités et
leurs établissements publics de coopération intercommunale dès 10 000
habitants. Il n’a pas été retenu pour l’instant, mais pourrait l’être
dans la loi « déontologie », comme nous l’a précisé Pascale Boistard,
secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes. C’est important, car le
plafond de verre apparaît à ce seuil.
Le SNDGCT demande également que l’examen professionnel d’accès au
grade d’administrateur respecte l’anonymat sur le genre des candidats.
Lors de sa première édition, en 2014, seules 27 % de femmes étaient
lauréates. La clé, ce sont des mesures rendant compatibles la vie
familiale et professionnelle. Les femmes accéderont aux postes à
responsabilités si elles ont des solutions de garde d’enfants et de
partage des tâches ménagères. Au travail, certaines pratiques sont à
éviter, comme les réunions tardives. Il faut sans doute être plus
synthétique… Nos instances départementales, renouvelées en avril, se
sont considérablement rajeunies et féminisées. Nos instances nationales
le seront aussi en octobre 2015.
Retourner au début de l’article
Fabien Tastet, DGS du département de l’Essonne et président de l’AATF
« Les cadres supérieurs de la fonction publique sont très loin d’avoir les rémunérations du privé »
A
l’AATF, nous avons été attentifs à cette étude assez fouillée. Le point
qui retient le plus notre attention, c’est le niveau très faible des
mobilités inter fonction publique qui montre le cloisonnement entre
versants. Cela rejoint notre combat sur la diversification des équipes
de direction. Plus les équipes sont diverses, mieux c’est pour la
décision publique. Un groupe de travail d’une quinzaine
d’administrateurs, piloté par Laurent Roturier, réfléchit à une
proposition pour améliorer la diversité de l’encadrement supérieur et
dirigeant de l’Etat alors que les directions générales des grandes
collectivités accueillent des profils très divers, avec des
administrateurs territoriaux, des ingénieurs ou des inspecteurs généraux
de l’administration de l’Etat, des contractuels. L’étude le montre, le
nombre de fonctionnaires de l’Etat détachés dans les collectivités
prouve que ces dernières sont très ouvertes.
La réciprocité n’est pas vraie. Quand un poste d’administration
centrale est vacant, il n’y a pas de mise en concurrence. Les postes
sont préemptés. Nous proposerons peut-être des quotas, par exemple pour
trois nominations de directeurs d’administration centrale, il y aurait
obligation d’en nommer un qui serait extérieur à l’administration de
l’Etat.
On pourrait dupliquer la loi de 2012, plutôt bienvenue, qui a prévu
des quotas de genre, pour une diversification et une parité
professionnelle. Autre information intéressante, l’étude rend justice au
secteur public alors qu’on entend beaucoup de choses négatives sur des
dysfonctionnements ou une gabegie. On voit que les cadres supérieurs de
la fonction publique sont très loin d’avoir les rémunérations du secteur
privé alors que leurs métiers et les enjeux traités sont très proches.
Sur la parité de rémunération, il y a encore du chemin à faire.
Certaines dispositions sont plus favorables à l’Etat.
Enfin, à propos des futurs départs à la retraite qui se
massifieraient, cela fait plusieurs années que j’en entends parler. Mais
force est de constater que de plus en plus de collègues retardent leur
départ en raison des conditions de liquidation. C’est un sujet sur
lequel l’AATF est demandeuse d’un débat avec le CNFPT qui définit le
volume des promotions d’élevés administrateurs. J’ai écrit récemment à
son président pour ouvrir une discussion sur cette question, compte tenu
des départs retardés mais aussi des restrictions de postes, des
mutualisations et de la réforme territoriale.
Sur le même sujet
Cet article est en relation avec
(*)Rappel du cahier de revendication de la CFDT MPM :
CAHIER DE REVENDICATIONS DE LA SECTION CFDT DE MPM
Conscients de notre force de
proposition, nous avons décidé de bâtir avec nos partenaires syndicaux une
action unitaire. C’est pour cette raison que Cfdt MPM avait engagé une action
en vue d’une Intersyndicale , afin d’offrir une alternative syndicale pour le personnel
de MPM qui aspire à favoriser le changement dans les relations sociales à MPM
et
LA FIN DU CLIENTELISME « POLITIQUE » ENVERS TOUTE ACTION
SYNDICALE et le respect du libre
exercice du droit constitutionnel
syndical
ü Nous
dénoncions le clientélisme « politique » envers toute action
syndicale, et encouragé par la haute hiérarchie.
ü Concernant
les promotions, la mobilité et les définitions de postes à pourvoir, nous
souhaitions une véritable transparence dans les critères de choix.
Là encore, et
même devant les juridictions, nous avons dénoncé des situations ubuesques, mais
non joyeuses.
EGALITE HOMMES FEMMES
Sur la
base de la loi Sauvadet de mars 2012 et
du
protocole d’accord entre la ministre et des
associations d’élus locaux de juillet 2013 (
ADF,
ARF,
AMGVF,
FVM,
APVF et
AFFCRE, l’
AMF )
signé afin d’encourager les collectivités
territoriales à agir de manière transversale, à travers leurs politiques
publiques, pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes (loi du 4 août 2014 **) ,
LA DEFENSE ET L’AMELIORATION DU POUVOIR D’ACHAT
ü
Permettre aux agents qui arrivent à leur « taux
plein » pour leur départ à la retraite, de bénéficier d’un avancement de
grade ou d’une promotion interne, dans les six mois qui précèdent leur départ
ü
Accès aux agents de la filière administrative à
l’indice 499 (cf. Décret du 23 avril 2012) avec ratio à 100% !
ü
Prime d’Intéressement à la Performance
Collective (cf. Décret du 3mai 2012)
ü
Nomination de tous les agents ayant réussi un
examen professionnel : avancement de grade (ratio 100%) et promotion
interne, selon un calendrier de nomination avec effet rétroactif, en accord
avec les organisations syndicales.
ü
Présentation en CAP de tous les agents ayant
vocation avec les éléments d’appréciation : valeur professionnelle/notation
et acquis de l’expérience.
ü
Les plafonds des régimes indemnitaires doivent
être adaptés, tout en permettant aux agents promus d’obtenir une rémunération plus important.
ü
Les décisions d’organisation de la Communauté
Urbaine ayant une incidence sur les services rendus à la population, doivent
faire l’objet de décisions du Conseil Communautaire, ainsi que la loi l’impose.
ü
Enfin, mettre en place les actions sociales
nécessaires, soit :
-
l’augmentation de la valeur faciale du Titre
Restaurant : nous demandions déjà en 2009, que cette valeur soit portée à
9, 15 €uros et que son bénéfice soit étendu à tous les agents (vacataires
saisonniers, etc.)
-
l’obtention d’une participation de notre employeur au
bénéfice des enfants fréquentant les restaurants scolaires et les centres aérés
-
la mise en place du « Chèque Emploi
Service Universel » avec une participation employeur
-
l’accès favorisé au logement social pour les agents MPM
défavorisés ou ceux dont la situation personnelle ou familiale est délicate
-
la généralisation du bénéfice, à tous les agents
répondant aux critères, de la Nouvelle Bonification Indiciaire.
LA LUTTE CONTRE HARCELEMENT MORAL ET LA « MISE AU PLACARD »
Il n’est pas
naturel de constater que d’excellents éléments, en poste dans leur grade au
sein de la CUMPM, soient incités à ne plus prendre part au fonctionnement du
service dans lequel ils sont affectés.
Cette « placardisation »
de fait est, hélas, entérinée par le pouvoir politique de notre Communauté
Urbaine.
Il appartient à l’autorité de mettre fin,
au plus tôt, à ces pratiques dévalorisantes pour toutes les parties.
L’ACCES A LA PROTECTION FONCTIONNELLE
Loi statutaire n°83-634 du 13 juillet 1983, article 11
ü
Conformément à la Loi et à la
Jurisprudence associée, tout fonctionnaire dans l’exercice de ses
fonctions doit être assuré de la protection fonctionnelle par son
administration, comme cela est noté dans son statut
ü
Dans tous les cas de harcèlement moral ou
harcèlement sexuel, par un autre agent ou par la population.
L’ACCES AU RESEAU INTRANET POUR TOUS LES SYNDICATS ET AUX ADRESSES
ELECTRONIQUES PROFESSIONNELLES DES AGENTS
ü
Permettre aux Organisations Syndicales de
communiquer aisément, globalement ou par secteur d’emploi ou encore par
catégorie de grade, afin de pouvoir exécuter des tris, ceci dans le but
d’adresser des informations ou communications numériques avec « zéro
papier ».