vendredi 12 février 2016

Après les critiques de la Cour des Comptes sur la Poste ,sans attendre ..., le groupe avait expérimenté de nouvelles organisations....La CFDT, consciente de l’enjeu de ces évolutions en matière d’emploi, les accompagne et les soutient.


La Poste joue sur le facteur emploi

publié le 01/02/2016 à 14H01 par Didier Blain
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D’ici à 2020, l’activité courrier de La  Poste aura fondu de 50 %. Aussi, le groupe expérimente-t-il de nouvelles organisations. Près de Castres, des facteurs volontaires deviennent guichetiers pour compléter leur journée de travail. À Toulouse, des colipostiers se lancent dans la livraison en fin de journée (de 17 à 20 heures). La CFDT, consciente de l’enjeu de ces évolutions en matière d’emploi, les accompagne et les soutient.
« Il a toujours un mot gentil. Qu’on nous le laisse, celui-là ! » Avec son bel accent et son béret sur la tête, ce retraité d’une zone pavillonnaire de Vielmur-sur-Agout, près de Castres, loue son facteur dans un message adressé à Philippe Wahl, le président du groupe La Poste. Il ne veut plus en changer depuis que Vivien Barthe mène cette tournée. Et Vivien ne chôme pas. Avec sa voiture électrique, il roule sur vingt mètres, descend, distribue quelques lettres, remonte, roule trente mètres, redescend, sonne, laisse un avis de passage, remonte, etc. Et s’il rencontre un client, il prend quelques minutes pour faire connaissance. « Ça fait plaisir aux gens que l’on se souvienne d’eux ensuite. Je perds un peu de temps mais c’est agréable, et je le fais de bon cœur. »
Vivien et Delphine Ffournier
Vivien et Delphine sont à la fois facteurs et guichetiers dans le Tarn. Ce double poste offre quelques avantages.

Une opportunité pour évoluer
Vivien n’est pas un facteur comme les autres. Il n’exerce cette fonction qu’à mi-temps. L’autre moitié du temps, il est guichetier à La Poste de Vielmur-sur-Agout. Et guichetier, c’est un tout autre métier. Seul dans ce local, il vend des timbres, des colis, délivre des paquets qui n’ont pu être distribués, enregistre des recommandés, relève le courrier du jour dans la boîte du village, ouvre des livrets  A, effectue retraits et virements à la demande des clients ; bref, il fait le travail pour le compte de La  Banque Postale. Il fait tout mais ne remplace toutefois pas les conseillers financiers. Et bientôt, il proposera de la téléphonie mobile. C’est tout  ? Eh bien non, après environ trois heures pendant lesquelles il a servi au moins une trentaine de clients – certains pour des retraits de trois euros –, il reprend sa voiture chargée de colis direction Sémalens (Tarn), où il récupère Delphine Bigant, qui exerce elle aussi les métiers de factrice et guichetière. Ensemble, ils retournent à la plateforme de Castres - Pays d’Autan, où ils remettent lettres et colis et rendent compte par informatique de leurs activités de la journée.


Vivien et Delphine ont en commun, outre leur adhésion à la CFDT, la volonté de participer aux nouveaux métiers de La  Poste. Tous deux sont jeunes, respectivement 33 et 26  ans, mais ils ont déjà connu plusieurs réorganisations de leur service. Les perspectives de l’activité courrier, et donc pour les facteurs, sont mauvaises. La Poste doit s’adapter à une baisse de moitié de la distribution de courrier envisagée d’ici à 2020. Aussi, quand on leur a proposé cette nouvelle organisation, ils ont présenté leur candidature, qui a été retenue. Ce double poste offre à la fois une place à l’abri des intempéries, une fois au guichet, mais il permet surtout de prendre du galon. «  Depuis dix ans, je suis au grade le plus bas, alors un grade en plus, ça compte  », reconnaît Vivien.
« On va s'adapter »
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Ludovic Bourin travaille aussi comme colipostier.
Alors que Vivien quitte son travail vers 17 heures, à quelques dizaines de kilomètres de là, Ludovic Bourin s’enfonce dans les embouteillages du centre de la ville Rose, entre la gare de Toulouse-Matabiau et le Capitole. Au volant de sa camionnette chargée de colis, il a trois heures devant lui pour les livrer. Depuis le 9 novembre, il fait partie des colipostiers volontaires qui travaillent l’après-midi sur le créneau 17-20  heures, un horaire que La Poste avait jusque-là laissé à ses concurrents. « On tâtonne encore, admet Ludovic, les embouteillages ne sont pas les mêmes que le matin, la tournée ne peut pas se faire de la même manière mais on va s’adapter et, surtout, les clients semblent d’ores et déjà très satisfaits de ce nouveau service.  »
Les clients non plus ne sont pas les mêmes que ceux du matin. « Ils sont plus détendus, moins pressés, ils ont aussi davantage de temps pour discuter, observe Ludovic. En revanche, la circulation est plus difficile ; les places de parking sont plus rares. Lorsqu’ils reconnaissent un véhicule jaune de La Poste en stationnement gênant, les automobilistes klaxonnent immédiatement. Rester en double file est impensable. Pour nous, c’est stressant et ça nous oblige à nous garer parfois à une centaine de mètres du point de livraison.  »

Laurent Berger , Secrétaire Général de la CFDT: "Qui peut avoir peur de consulter les salariés  ? Pas la CFDT”


publié le 09/02/2016 à 20H00 par Les Echos
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Dans un long entretien accordé aux Echos du 10 février 2016, Laurent Berger fait le point sur les sujets sociaux du moment et expose la position de la CFDT sur l'idée de valider les accords d’entreprise par référendum.

La CFDT va-t-elle signer la « position commune » sur le compte personnel d’activité ?


Le bureau national se positionnera en début de semaine prochaine. Nous avions quatre objectifs : garantir l’universalité des droits, intégrer tous les comptes existant - dont le compte pénibilité -, avoir une portabilité des congés et prévoir un accompagnement car un droit nouveau sans accompagnement n’a pas beaucoup d’intérêt. La « position commune » répond à ces enjeux. On aurait pu souhaiter un texte plus ambitieux mais c’est un point d’appui. Et rien n’empêche le gouvernement de l’enrichir en plus de concrétiser les engagements qu’il a pris d’abonder le CPA pour les jeunes sortis sans qualification du système scolaire et de traiter de la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Se pose aussi la question du financement du compte pour les indépendants et pour les fonctionnaires pour qui il n’est pas question de prévoir un système à part.

Comment jugez-vous l’état du dialogue social ?


Force est de constater que les acteurs - syndicats, patronat, gouvernement - ne jouent pas tous le jeu. Une partie du Medef est violemment hostile au dialogue social et cela empêche d’avancer. Il faut remonter loin en arrière pour retrouver un tel climat au sein du patronat ! Les progressistes en son sein doivent mener un combat pour affirmer la nécessité d’un vrai dialogue économique et social avec les syndicats. Côté syndicats, aucun acteur majeur autre que la CFDT et la CFTC ne considère que le dialogue social est la voie pour avancer. Je constate qu’en Allemagne, patronat et syndicats ont une constance sur le sujet. Chez nous, ce n’est pas le cas. Quant au gouvernement, il n’affiche pas une volonté pleine et entière de dialogue social non plus. J’en veux pour preuve sa manière de pointer le sujet de la dégressivité des allocations chômage alors même que la négociation débute et que les partenaires sociaux n’en veulent pas... Le gouvernement aurait mieux à faire que de se mobiliser sur des sujets stériles comme la déchéance de nationalité...

Le patronat affirme que c’est lui qui est réaliste…


Il fait croire que les difficultés économiques sont liées à la protection des salariés et au niveau d’indemnisation des chômeurs. Conclusion : il faudrait moins de contraintes, moins de coûts, moins de règles. C’est un discours simpliste. Baisser les droits des travailleurs n’offre pas une vision, c’est une option de courte vue. Le Medef n’essaie pas de comprendre l’économie de demain. Il n’a pas de pensée sur l’entreprise, ne réfléchit pas à sa gouvernance.

Vous semblez bien pessimiste sur vos interlocuteurs. Pourquoi vous accrocher alors au dialogue social ?


D’abord la CFDT n’est pas seule. Nous nous retrouvons avec la CFTC, l’Unsa et parfois, la CGC. Ensuite, il n’est pas question pour nous de changer notre fusil d’épaule car la négociation produit des résultats positifs pour les salariés. Mais pour cela, les syndicats doivent regarder la réalité en face, s’engager dans les négociations et être en proximité avec les salariés, ce que fait la CFDT.

Notre problème n’est pas de changer notre conception du syndicalisme, mais de faire savoir qu’il existe et produit des résultats. On a créé depuis 2008 de nouveaux dispositifs assurant à la fois la sécurité pour les salariés et la souplesse pour les entreprises, comme la rupture conventionnelle du CDI ou la négociation des plans sociaux. Cela marche.
Maintenant il faut absolument parler stratégie, instaurer un véritable dialogue économique et social dans les entreprises. Celles qui jouent ce jeu sont plus performantes mais le patronat n’a pas le courage de partager un peu son pouvoir.

La lutte contre le chômage étant une échec collectif, quelle est la part de responsabilité des syndicats ?


Nous pouvons sans doute faire plus pour l’accès à l’emploi de ceux qui en sont exclus, en particulier les jeunes. Par exemple, sur l’apprentissage, nous pouvons davantage revendiquer d’embauches dans les entreprises. Mais la CFDT ne peut pas être accusée d’avoir entretenu la frontière entre insiders et outsiders, au contraire.

Vous êtes très critique sur le pacte de responsabilité. Ne regrettez-vous pas de l’avoir soutenu ?


Le pacte devait servir l’investissement économique et social mais il souffre d’un problème de loyauté dans son application. Certaines branches patronales ont fait preuve d’un cynisme total. Nous avons demandé qu’en cas de non respect du pacte, les aides versées soient revues. Cela n’a pas été fait. C’est pourtant indispensable. Le gouvernement a encore la possibilité de dire qui a joué le jeu, qui a investi, qui a embauché des apprentis et d’en tirer les conséquences sur le prochain versement des aides en 2017.

La ministre du Travail veut faire valider les accords minoritaires par un référendum auprès des salariés. Qu'en pensez-vous  ?


La CFDT revendique l’accord majoritaire. Ce n’est donc pas notre idée mais nous sommes favorables à la consultation des salariés. Derrière cette idée, il y a la prise en compte d’une évolution fondamentale de la société. Nous vivons une crise de la représentativité et une crise de la démocratie qui imposent de changer nos modes de pensée.

Qui peut avoir peur de consulter les salariés ? Pas nous. C’est même une démarche utile pour re-légitimer les organisations syndicales. Nous devons prendre des risques. Lorsqu’un accord est validé par des syndicats représentant 30 % des salariés, je ne suis pas hostile à ce que l’on consulte les salariés au contraire. Mais cette proposition n’est acceptable qu’à la condition que la consultation ne soit pas une mesure au service des patrons. Il faut qu’elle ne puisse intervenir qu’à l’issue de la négociation et à la seule initiative des syndicats signataires.

jeudi 11 février 2016

Rapport 2016 de la Cour des comptes :La Cour formule des recommandations pour des services publics plus modernes et, surtout, plus efficaces.

Rapport 2016 de la Cour des comptes : l’urgence de moderniser les services publics

La Cour des comptes a publié, mercredi 10 février 2016, son rapport public annuel. La rédaction de la Gazette a décrypté une partie des sujets évalués par les magistrats financiers, illustrant soit des enjeux communs à toutes les collectivités locales (CNFPT, éco-organismes, archéologie préventive), soit des politiques plus sectorielles (transports franciliens, politique de la ville, extinction de Dexia). La Cour formule des recommandations pour des services publics plus modernes et, surtout, plus efficaces.
Sommaire du dossier

Le compte personnel d’activité dans la fonction publique, leurre ou avancée ? La négociation se conclut sur un projet de position commune: " Depuis la conférence sociale, nous demandons la création d’un compte personnel d’activité pour la fonction publique. Il est nécessaire que les droits sociaux soient harmonisés entre tous les actifs. Une réflexion sur la question de la pénibilité et sa transcription dans un compte est essentielle. Nous ne sommes pas très favorables au recours à une ordonnance mais il faudra bien sûr que nous donnions notre avis sur la rédaction de ce texte », insiste Brigitte Jumel, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques.

 

CPA : la négociation se conclut sur un projet de position commune

publié le 08/02/2016 à 23H03 par Aurélie Seigne
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La quatrième et dernière séance de négociation sur le compte personnel d’activité s’est conclue sur un projet de position commune. Un texte « a minima » mais qui ne ferme aucune porte.
Tout vient à point à qui sait attendre. Deux mois jour pour jour après le démarrage de la négociation sur le compte personnel d’activité, la quatrième et ultime séance, ce 8 février, aura finalement débouché sur un projet de position commune. Après une troisième séance « pour voir », le 26 janvier, le patronat a démarré l’ultime séance sur le CPA avec près d’une heure trente de retard, mais un projet de texte réintégrant le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P). À l’unanimité, les organisations syndicales en avaient fait la condition sine qua non pour poursuivre les discussions.
C3P + CPF + mutualisation
Si, au final, la négociation « n’a pas accouché d’un gros bébé, le texte laisse tout ouvert », a réagi la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Véronique Descacq. Outre la réintégration du C3P dans le CPA, aux côtés du compte personnel de formation (CPF), le texte affirme deux points majeurs : d’une part que le CPA « ne remet pas en cause les obligations légales des entreprises, notamment en matière de formation et de santé au travail » ; d’autre part que « la mise en œuvre du CPA n’a pas vocation à modifier les modalités de financement mutualisé des droits garantis collectivement qui le constituent ». Deux garde-fous auxquels la CFDT tenait. Le projet de position commune acte aussi le principe d’un accompagnement global, s’inspirant du conseil en évolution professionnelle, « portant sur l’ensemble des problématiques de sécurisation : projet professionnel, accès au logement, garde d’enfants ». La CFDT avait vivement défendu cette idée d’un accompagnement global qui aille au-delà du seul projet professionnel et porte sur l’ensemble du parcours de vie des bénéficiaires.
Travaux sur la portabilité des congés
La CFDT, qui réclamait une généralisation du compte épargne-temps, a également obtenu l’ouverture, au premier semestre 2016, d’une réflexion sur « une simplification et une harmonisation des droits aux différents types de congés existants » et sur « la portabilité de ces droits et le cadre de sa mise en œuvre ». Autrement dit : « Une fois qu’on aura travaillé à la portabilité des congés, il faudra bien créer un compte pour les porter », traduit la délégation CFDT.
Les nombreuses réserves du patronat
Très prudent, le patronat s’est refusé à parler fongibilité et a – fait inédit – précisé que le projet de position commune serait soumis aux différentes instances patronales. Tout en accompagnant le texte d’un communiqué indiquant que les organisations patronales (CGPME, Medef, UPA) attendent de la « visibilité » sur le volet flexibilité du futur projet de loi El Khomri et que l’intégration du C3P au CPA ne vaut pas « acceptation » du dispositif. Hormis la CGT, qui a dit son désaccord total sur le projet de texte, les autres organisations syndicales ont jugé que ce « texte a minima » n’en constituait pas moins « un premier pas ».

TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS

 

 

Le compte personnel d’activité dans la fonction publique, leurre ou avancée ?

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© PATRICIA MARAIS
Le ministère de la Fonction publique a réuni lundi 8 février 2016 les organisations syndicales représentatives de la fonction publique pour présenter les dispositions visant à créer un compte personnel d’activité pour chaque agent public. Il souhaite procéder rapidement, en introduisant un amendement au projet de loi "travail", avec des négociations ultérieures sur le contenu de ce compte. Pour certains syndicat, ce n’est pas acceptable.
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Le ministère a présenté lundi 8 février un projet de texte qui propose d’introduire un amendement au sein du futur projet de loi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri. L’objectif est de créer un compte personnel d’activité (CPA) dans la fonction publique – les négociations sont toujours en cours pour le secteur privé.
Cet amendement prévoit que le gouvernement passera par voie d’ordonnance pour créer le CPA version « secteur public », dans les 9 mois maximum après la publication de la loi « travail ».

Point d’entrée unique sur internet

Il s’agit de permettre « à chacun, grâce à un point d’entrée unique sur internet, d’accéder facilement à ses droits et de les mobiliser de façon autonome, par exemple pour financer une formation ou faire valider les acquis de son expérience », indique le ministère du Travail.
Ce CPA comprendrait un volet formation, ainsi qu’un volet santé et sécurité au travail. Des sujets qui doivent faire l’objet de cycles de concertation dans le cadre de l’agenda social, a assuré le ministère de la Fonction publique lundi.
Selon le projet de texte présenté aux syndicats, il s’agirait de « créer un compte personnel d’activité pour chaque agent public, ayant notamment pour objet d’informer son titulaire sur ses droits à formation ainsi que sur les droits sociaux liés à sa carrière professionnelle, et définir ses conditions d’application et ses modalités d’utilisation et de gestion ».
« Il faut souligner que ce projet porte des objectifs de portabilité en cas de changement d’employeur. Et sur le volet de la santé et sécurité au travail, nous réclamons la mise en place d’un compte pénibilité au sein du CPA, précise Bruno Collignon, président de la FA-FP. La création d’un CPA dans la fonction publique serait une avancée significative à condition également d’intégrer le compte personnel de formation, un socle commun de protection sociale complémentaire avec participation obligatoire des employeurs ainsi que le compte épargne temps », insiste le représentant syndical.

« Harmonisation entre tous les actifs »

« Depuis la conférence sociale, nous demandons la création d’un compte personnel d’activité pour la fonction publique. Il est nécessaire que les droits sociaux soient harmonisés entre tous les actifs. Une réflexion sur la question de la pénibilité et sa transcription dans un compte est essentielle. Nous ne sommes pas très favorables au recours à une ordonnance mais il faudra bien sûr que nous donnions notre avis sur la rédaction de ce texte », insiste Brigitte Jumel, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques.
« Nous attendons des précisions quant au contenu, mais nous sommes prêts à discuter. Se pose par exemple la question de savoir si un certain nombre de droits pourront être inclus dans ce CPA, tels qu’un compte pénibilité et un compte personnel de formation. En tout cas, nous prônons un compte personnel d’activité adapté à la fonction publique », indique pour sa part Gilles Oberrieder, secrétaire de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT.
« Les modalités de transférabilité et de mobilisation de ces droits sont intéressantes mais nous avions prévenu dès la conférence sociale que ce compte devrait viser l’amélioration progressive des droits existants, en intégrant par exemple les nouveaux droits des aidants, et qu’il fallait lancer des négociations rapidement, compte tenu des spécificités de la fonction publique », explique Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Coquille vide

« La situation n’est pas la même dans le privé et dans le public, où nous n’avons pas de compte personnel de formation par exemple. Nous nous retrouvons dans la plus mauvaise des situations. Les discussions ont commencé dans le privé mais pas dans le public, qui mérite des négociations spécifiques. Le gouvernement veut nous faire accepter une coquille vide, à passer dans un véhicule législatif rapide, le projet de loi « travail », et qu’il nous faudrait remplir ultérieurement. C’est « mettre la charrue avant les boeufs ». Nous ne sommes pas très satisfaits de cette méthode », estime également Bernadette Groison.
Dans un communiqué, FO exprime son inquiétude. « A la suite de la loi Rebsamen et de la conférence sociale de novembre 2015, cette initiative est loin d’être neutre. Les négociations interprofessionnelles sur le compte personnel d’activité (CPA) sont encore en cours avec, au centre des discussions, les problèmes que pose l’individualisation des droits des salariés au détriment de garanties collectives ».
L’organisation syndicale, qui dit « non » à ce projet, déplore également une méthode contraire au dialogue social.
Le projet d’amendement pour le CPA doit être présenté lors de la prochaine séance plénière du Conseil commun de la fonction publique, le 17 février. La présence de Marylise Lebranchu est également annoncée, pour une communication sur l’agenda social.
A l’ordre du jour de cette séance, enfin, la présentation du rapport annuel sur l’égalité femmes-hommes ainsi que du projet de décret portant mise en oeuvre de la mesure dite du « transfert primes / points » prévue dans le cadre du protocole « PPCR ».

Références

La présentation du CPA sur le site du ministère du Travail 


Historique de la négociation :


Le compte personnel d'activité

CPA : la négociation se conclut sur un projet de position commune

La quatrième et dernière séance de négociation sur le compte personnel d’activité s’est conclue sur un projet de position commune. Un texte « a minima » mais qui ne ferme aucune porte.
Thèmes : Droits des salariés , Protection sociale , Sécurisation des parcours professionnels
publié le 08/02/2016 à 23H03
parAurélie Seigne

Compte personnel d’activité : constat de désaccord... provisoire

La troisième séance de négociation sur le compte personnel d’activité a buté sur le recul du patronat, qui a refusé de parler pénibilité, épargne-temps ou passerelles entre les droits.
Thèmes : Droits des salariés , Protection sociale , Sécurisation des parcours professionnels
publié le 26/01/2016 à 21H41
parAurélie Seigne

Agenda social : les grands dossiers de 2016

Emploi, réforme du code du travail, compte personnel d’activité, restructuration des branches… : autant de sujets structurants qui vont faire de 2016 une année dense sur le plan social.
Thèmes : Emploi
publié le 11/01/2016 à 10H11
parAurélie Seigne

Accords et désaccords sur le compte personnel d’activité

La deuxième séance de négociation sur le compte personnel d’activité a permis de valider la méthode de travail des partenaires sociaux, même si les désaccords sur le fond restent nombreux.
Thèmes : Droits des salariés , Protection sociale , Sécurisation des parcours professionnels
publié le 15/12/2015 à 14H17
parAurélie Seigne

Compte personnel d’activité : la négociation est lancée

La première séance de négociation sur le compte personnel d’activité a permis
de définir un calendrier et une méthode de travail.
Thèmes : Droits des salariés , Protection sociale , Sécurisation des parcours professionnels , Travail

dimanche 7 février 2016

Recours contre une fiche de poste reconnu par la CAA de Marseille, 3 novembre 2015, req. n°15MA01527.



Recours contre une fiche de poste

La fiche de poste qui peut être regardée comme révélant une décision affectant substantiellement les responsabilités de l’agent et sa situation administrative, peut faire l’objet d’un recours. L’agent est recevable à demander l’annulation.
Références

Temps de travail : en finir avec l’image d’épinal du fonctionnaire qui ne travaille pas assez."« Ce n’est pas tant le temps de travail qui compte que l’organisation du travail et la motivation. On espère que le rapport issu de la mission confiée à Philippe Laurent sur le temps de travail dans la fonction publique mettra en avant le fait que les fonctionnaires travaillent, et non l’inverse », souligne Claire le Calonnec, secrétaire générale d’Interco-CFDT qui, à une remise en cause globale du temps de travail, préfère les négociations locales, gages de plus d’efficacité.

Temps de travail : en finir avec l’image d’épinal du fonctionnaire qui ne travaille pas assez

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© P. Berlioz
Les organisations syndicales auditionnées par la mission confiée à Philippe Laurent sur le temps de travail dans la fonction publique raisonnent en organisation plutôt qu’en durée du travail. Du rapport qui sera rendu courant mars 2016, elles espèrent qu’il en finira avec l’image d'Epinal du fonctionnaire qui ne travaille pas assez.
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Seule la CGT n’a pas encore été auditionnée par la mission sur le temps de travail confiée à Philippe Laurent. Ses représentants ont demandé à être reçus en dernier. Alors que les autres organisations syndicales de la fonction publique ont fait état fin 2015 de leurs remarques et revendications au président du conseil supérieur de la FPT, secondé par six inspecteurs généraux, les représentants de la centrale de Montreuil peaufinent leurs arguments et propositions dans une position défensive, calée sur celle de la confédération.
« Ce n’est pas en remettant en cause les 35 heures que l’on va résorber le chômage. Nous sommes pour leur maintien et même pour une réduction plus importante, autour de 32 heures pour créer de l’emploi », lance Viviane Flatreaux, responsable du collectif « politiques et finances publiques » de la Fédération des services publics CGT.
Lors de la prochaine audition, elle compte développer l’idée d’une réduction pas forcément uniforme dans tous les secteurs mais donnant la possibilité de s’arrêter plus longtemps pour des congés formation ou de vie personnelle. Et avance l’idée d’une réduction plus forte pour les métiers pénibles. « Dire qu’il y a gabegie est une exagération. C’est faire peu de cas de l’investissement des personnels. La plupart des cadres font plus de 35 heures, ils emportent du travail chez eux. Voilà la réalité quotidienne du travail », assure Viviane Flatreaux.

Négociations locales

Sur ce dossier épineux, la position de la CGT fait écho à celle de la CFDT : « Ce n’est pas tant le temps de travail qui compte que l’organisation du travail et la motivation. On espère que le rapport mettra en avant le fait que les fonctionnaires travaillent, et non l’inverse », souligne Claire le Calonnec, secrétaire générale d’Interco-CFDT qui, à une remise en cause globale du temps de travail, préfère les négociations locales, gages de plus d’efficacité.
« Revoir une organisation de travail, oui, si nécessaire, mais pas pour augmenter le temps de travail. La logique des chambres régionales des comptes nous afflige. On ne peut pas raisonner dans un lycée comme au siège d’un conseil régional », estime la représentante CFDT.
« Si l’on veut mettre tous les fonctionnaires sur un pied d’égalité, il faut instaurer les mêmes normes avec le secteur privé », poursuit la secrétaire générale favorable elle aussi à des temps différenciés, dans une vie professionnelle, pour des congés sabbatiques ou une formation.

Le fruit d’une histoire

En accord avec Interco-CFDT, la fédération des services publics et de santé FO fait également primer les accords locaux sur la réduction du temps de travail, quitte à ce qu’ils ne soient pas tous identiques. « L’essentiel, ce n’est pas la présence, mais la motivation qui s’obtient par la négociation et par la conclusion d’accords entre employeurs et employés beaucoup plus que des lois vexatoires. Les accords inférieurs à la durée légale de 1 607 heures sont le fruit de l’histoire et se justifient par le dialogue social interne aux collectivités », défend Johann Laurency, secrétaire national FO, qui poursuit : « Si l’on se penche sur la situation des cadres, on risque d’avoir des surprises. Tous nos collègues cadres, mais c’est aussi le cas de non cadres, ne comptent pas leurs heures, par exemple dans les services administratifs en période de budget et dans les petites collectivités où un adjoint administratif peut être responsable de plusieurs agents. Quand il faut bosser, on bosse ! » assure ce représentant.
Véhiculée par un amendement au projet de loi « déontologie », l’idée de supprimer la possibilité de déroger à la loi sur le temps de travail, heurterait selon lui le principe de libre administration des collectivités. Quant aux questions d’égalité, elles se poseraient davantage entre filières à propos des astreintes mais aussi vis-à-vis du secteur privé. « Nous demandons que les heures normales de nuit et de dimanche soient réévaluées. En l’absence de délibération, dans une collectivité, les heures de nuit ou le dimanche sont rémunérées comme des heures classiques. Quand elle existe, la bonification, minime, ne représente que quelques centimes de plus par heure, à la différence du secteur privé », indique Johann Laurency.

Image d’Epinal

Préoccupée par la question des astreintes et des cycles de travail, notamment à l’hôpital et chez les sapeurs-pompiers, au regard de la législation européenne, la Fédération autonome fonction publique (FA-FP) a rédigé pour la mission un rapport d’une vingtaine de pages. « Le code du travail français est plus protecteur pour les salariés du privé que les textes qui s’appliquent à la fonction publique, notamment sur la reconnaissance du travail de nuit. Dans la fonction publique hospitalière, pour faire 1 476 heures, il faut effectuer 90 % du travail la nuit. Alors que dans le secteur privé, il faut simplement 270 heures. Il faut en finir avec l’image d’Epinal selon laquelle le fonctionnaire ne travaille pas 35 heures. A l’hôpital, les comptes épargne temps s’allongent et les 35 heures restent un idéal loin d’être atteint », souligne Pascal Carretey, infirmier urgentiste et secrétaire de la FA-FPH, préoccupé par l’augmentation du risque de cancer chez les travailleurs de nuit et par les cycles de 12 heures d’affilée, souvent plébiscités, mais sources de risques et pour les agents et pour les patients.

Statistiques incomparables

Sur cette question sensible du temps de travail, les comparaisons restent difficiles. « Il s’agit de bien savoir de quoi l’on parle et ce que l’on compare. Nous avons mis l’accent, lors de notre audition, sur la définition des mots, l’évaluation du temps de travail et les statistiques qui ne reposent pas sur les mêmes bases », indique encore Sylvie Ménage, auditionnée pour l’Unsa-Territoriaux. Prenant un exemple de confusion statistique, elle cite un tableau qui mentionne 36 jours de congé dans le secteur privé quand le secteur public en aurait 44, avec un astérisque que personne ne lit et qui indique que les 44 jours incluent les RTT dans le secteur public. Et cela alors que dans le secteur privé, les salariés peuvent percevoir des heures supplémentaires rémunérées, ce qui n’est pas le cas dans la fonction publique, où elles sont simplement récupérables ou converties en compte épargne temps. Autre exemple de comparaison impossible, les astreintes donnent lieu à un forfait rémunéré selon les catégories de personnel dans le public, alors que dans le privé elles sont rémunérées en heures supplémentaires…

Libertés coutumières

Pour faire la lumière dans cette complexité, le cap confié par le Premier ministre à Philippe Laurent était aussi d’être exhaustif. Cet objectif ne sera atteint que dans un département, le Loiret, étudié sous toutes les coutures. Les surprises pourraient venir de la fonction publique de l’Etat et plus particulièrement de l’Etat déconcentré. « Dans les collectivités territoriales, l’horaire de travail est souvent inférieur aux 1 607 heures légales mais il prend en compte des sujétions particulières et il est la plupart du temps clairement établi par délibération. Dans les services de l’Etat, des libertés coutumières ont pu être prises », note Philippe Laurent, qui observe que les rythmes de travail dépassent souvent 35 heures par semaine ou que différents rythmes continuent à cohabiter malgré des fusions de collectivités.
« Dans certains services, il n’y a jamais toute l’équipe en même temps. En terme de gestion, ce n’est pas terrible », remarque le président du CSFPT, qui associe la question du temps de travail à celle de la qualité du management, et du sens du travail fait. « Il vaut mieux travailler bien 30 heures que mal durant 35 heures », en conclut le président du CSFPT, qui remettra son rapport au Premier ministre courant mars. Une réunion de calage est prévue le 20 février à Matignon.

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vendredi 5 février 2016

Le CSFPT débute l’examen des nouvelles grilles indiciaires:Pour sa séance plénière du mercredi 3 février 2016, le CSFPT a examiné 14 projets de texte réglementaire. Comme prévu, la plupart d’entre eux ont trait à l’application du protocole « parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR).« Nous avons défendu plusieurs amendements dans le but d’empêcher des écrasements ou des inversions de carrière et de donner un coup de pouce pour les cadres d’emplois sociaux et médico-sociaux. Le gouvernement n’a pris qu’en partie en compte nos observations sur les cadres d’emplois médico-sociaux de la catégorie A : nous nous sommes abstenus sur ce texte ainsi que sur les textes relatifs aux cadres d’emplois de catégorie B. En revanche nous avons voté contre le texte relatif aux grilles des conseillers socio-éducatifs, car notre amendement n’a pas du tout été pris en compte », souligne la CFDT dans un communiqué

Le CSFPT débute l’examen des nouvelles grilles indiciaires

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Les textes examinés par le conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) lors de la séance plénière du mercredi 3 février 2016 ont surtout concerné l'application des mesures "PPCR". Ils portent sur la catégorie C, la "NES B", et les catégories B et A des filières sociale et médico-sociale. Au menu principalement : l’intégration de primes en points, et des revalorisations indiciaires programmées pour la période 2017 à 2020.
Pour sa séance plénière du mercredi 3 février 2016, le CSFPT a examiné 14 projets de texte réglementaire. Comme prévu, la plupart d’entre eux ont trait à l’application du protocole « parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR).

Les projets de décret concernant la catégorie C

Un premier projet de décret concerne l’organisation des carrières des agents de catégorie C de la FPT. Il prévoit pour ces agents trois grades au lieu de quatre actuellement.
Le texte procède au reclassement des fonctionnaires dans la nouvelle structure de carrière. Il précise les durées d’échelon de chacune des échelles, modifie le cadencement de l’avancement d’échelon, les dispositions relatives au classement des personnes accédant aux cadres d’emplois ou emplois concernés ainsi que les modalités d’avancement de grade.
1,1 million d’agents territoriaux sont concernés, indique la CGT dans un communiqué.
Un autre projet de décret fixe les différentes échelles de rémunération : C1, C2 et C3. Les grilles sont revalorisées sur une période de quatre ans, à compter du 1er janvier 2017. Le texte prévoit un ajout de 4 points d’indice majoré (IM) à l’ensemble des échelons de la grille, dans le cadre de l’opération de transformation de primes en points.
Le gain moyen sur la période 2017-2020 s’élève à 10 points d’IM, soit environ 555 euros bruts annuels en fin de période, indique la CGT.
tableauC
L’Unsa, qui a également mis en ligne sur son site internet des fiches explicatives sur les nouvelles grilles, s’inquiète des impacts de cette réforme. « Une délibération et un passage en comité technique seront peut-être nécessaires car les trois grades créés sont nouveaux. Or nous craignons que les collectivités en détresse financière n’en profitent pour modifier les montants de certaines parties du régime indemnitaire. Les employeurs territoriaux ont d’ailleurs confirmé cette possibilité », relate Patrick Campagnolo, représentant Unsa au CSFPT.

Les projets de décret concernant la catégorie B

Deux projets de décret concernent la catégorie B dans sa globalité. Le premier comporte des dispositions statutaires pour la catégorie B NES (Nouvel espace statutaire).
Sont concernés par ce texte les :
  • animateurs territoriaux
  • assistants territoriaux d’enseignement artistique
  • assistants territoriaux de conservation du patrimoine et des bibliothèques
  • chefs de service de police municipale
  • éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives
  • lieutenants de sapeurs-pompiers professionnels
  • rédacteurs territoriaux
  • techniciens territoriaux
Le projet de décret prévoit pour 2016 un nouveau cadencement de l’avancement d’échelon – toujours dans le cadre du processus d’harmonisation des modalités d’avancement d’échelon entre les trois versants de la fonction publique –, et un toilettage du décret actuel visant à la mise en cohérence des dispositions avec les deux autres versants de la fonction publique.
Pour janvier 2017 sont prévus une modification de la durée de certains échelons dans les trois grades des cadres d’emplois, un reclassement des agents de catégorie B dans la nouvelle architecture et un classement des agents de catégorie C accédant aux cadres d’emplois de catégorie B relevant du décret n°2010-329 du 22 mars 2010.
Un second projet de décret modifie l’échelonnement indiciaire applicable aux agents de la catégorie B NES. Il prévoit un ajout de 6 points d’IM à l’ensemble des échelons de la grille (transfert de primes en points), un cadencement unique au premier jour de parution au JO du décret ou maximum au 1er juillet 2016, indique l’Unsa, ainsi que des revalorisations en 2017 et 2018.
Le gain moyen sur la période 2016-2018 est de 14 points d’IM (soit 778 euros bruts annuels à compter de 2018), selon la CGT.
tableauB1
Quatre autres textes sont relatifs à la catégorie B de la filière médico-sociale. Le premier modifie les dispositions statutaires des cadres d’emplois sociaux de catégorie B de la FPT.
Comme les textes précédents, ce projet de décret change les modalités d’avancement d’échelon et reclasse les agents dans la nouvelle structure de carrière. « Il adapte en outre les modalités d’avancement de grade, ainsi que les dispositions relatives au classement des fonctionnaires de catégorie C accédant aux cadres d’emplois », précise aussi le CSFPT dans son communiqué.
Un autre projet de décret modifie les grilles indiciaires des deux grades des cadres d’emplois sociaux de la catégorie B de la FPT sur une période de trois ans, à partir du 1er janvier 2016. Il intègre 6 points d’IM. Il prévoit aussi des revalorisations pour 2017 et 2018.
Le gain moyen pour les agents de catégorie B sur la période 2016-2018 s’établit à 14 points d’IM, soit 778 euros bruts annuels à compter de 2018, indique la CGT.
« Les assistants socio-éducatifs verront la reconnaissance du niveau Bac+3 de leurs diplômes et seront intégrés en catégorie A en 2019 au même niveau que les grilles des infirmiers de soins généraux », précise l’Unsa.
tableauB2
tableauB3
Le CSFPT a ensuite examiné un projet de décret modifiant les dispositions statutaires des cadres d’emplois médico-sociaux de la catégorie B (modalités d’avancement d’échelon et organisation des carrières). Il concerne les infirmiers et les techniciens paramédicaux.
Un autre décret modifie les dispositions indiciaires applicables à ces cadres d’emplois (+6 points d’IM, gain moyen de 14 poins d’IM sur 2016-2018).
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« Lors d’une ultime négociation, l’UNSA a obtenu une augmentation des bornes indiciaires maximales des infirmiers de soins généraux et des cadres de santé avant son passage au CSFPH », précise le syndicat.

Les projets de décret concernant la catégorie A

Enfin, le CSFPT a examiné quatre projets de décret relatifs à la catégorie A de la filière médico-sociale. Un texte concerne le cadre d’emplois des conseillers territoriaux socio-éducatifs.Il vise à modifier les modalités d’avancement d’échelon. Ce texte a obtenu un avis favorable unanime auprès du collège employeur (11 voix) et un avis défavorable du collège des organisations syndicales : 4 pour, 16 contre.
Un autre projet de décret porte sur l’échelonnement indiciaire applicable aux conseillers territoriaux socio-éducatifs. Il prévoit l’intégration de 4 points d’IM en 2016, 5 points d’IM en 2017 (intégration de primes en points) et des revalorisations en 2018.
Le gain moyen sur la période 2016-2018 s’établit à 20,5 points d’IM, soit 1 139 euros bruts annuels à compter de la fin de période, indique la CGT.
Modification 2018 (1er grade) : 748 (source CGT)
Modification 2018 (1er grade) : 748 (source CGT)
L’avant-dernier texte modifie le cadencement de l’avancement d’échelon et le reclassement des puéricultrices, infirmiers en soins généraux et cadres de santé.
Le dernier projet de décret modifie l’échelonnement indiciaire de ces cadres d’emplois (+ 4 points d’IM au 1er janvier 2016). Il prévoit aussi la poursuite des revalorisations en 2018 et 2019 et un ajout de 5 points d’IM à l’ensemble des échelons de la grille, dans le cadre de l’opération de transfert primes/points, précise la CGT. Le gain moyen sur la période 2016-2019 s’élèverait à 19,2 points d’IM (soit 1 067 euros bruts annuels en fin de période).
Ce texte a fait l’objet d’un vote favorable à la majorité, dont 4 voix pour, 7 contre, 9 abstentions côté syndicats.

Des amendements plus ou moins fructueux

Sur tous ces textes, la CFDT et la FA-FPT ont déposé plusieurs amendements, pour augmenter les indices de grade terminaux et éviter les cas d’inversion de carrière.
« Nous avons défendu plusieurs amendements dans le but d’empêcher des écrasements ou des inversions de carrière et de donner un coup de pouce pour les cadres d’emplois sociaux et médico-sociaux. Le gouvernement n’a pris qu’en partie en compte nos observations sur les cadres d’emplois médico-sociaux de la catégorie A : nous nous sommes abstenus sur ce texte ainsi que sur les textes relatifs aux cadres d’emplois de catégorie B. En revanche nous avons voté contre le texte relatif aux grilles des conseillers socio-éducatifs, car notre amendement n’a pas du tout été pris en compte », souligne la CFDT dans un communiqué.
La FA-FPT indique regretter particulièrement l’absence d’un comité de suivi, le protocole n’ayant pas reçu une majorité de voix. Une telle instance « devait permettre une concertation sur les revalorisations des corps et cadres d’emplois de catégorie A dont l’indice brut terminal est inférieur à 966 ainsi que sur les emplois paramédicaux et assimilés afin de reconnaître leur niveau de qualification (licence) ».

Encore plus de 80 textes à examiner ?

« Le cabinet de la ministre souhaite faire passer au CSFPT tous les décrets durant le premier semestre, c’est-à-dire d’ici le mois de juin. Il en reste à peu près 84. Mais selon la DGCL, il est possible que certains textes regroupent plusieurs cadres d’emplois, ce qui permettrait de diminuer le volume de textes à examiner », indique également la CGT.
La pro­chaine séance plé­nière du 16 mars verra à l’ordre du jour les 14 cadres d’emplois de la caté­go­rie C, précise l’Unsa. Les textes concernant le cadre d’emplois des agents de maî­trise devraient quant à eux être examinés en avril.
Focus

CREPS et OPH

Le CSFPT a également examiné un projet de décret relatif à la convention type de mise à disposition de services des centres de ressources, d’expertise et de performance sportive chargés d’exercer les compétences de la région.
« Les conventions de mise à disposition des services des CREPS sont conclues entre le représentant de l’Etat dans la région et le président du conseil régional de la région bénéficiaire du transfert de compétence. Elles recensent les parties de service des CREPS ainsi que le nombre d’agents chargés d’exercer les compétences des CREPS relevant de la région. Les agents affectés dans ces parties de service sont de plein droit mis à disposition du conseil régional, à titre individuel et gratuit. La convention type est jointe en annexe au décret », indique le CSFPT.
Un amendement de la CFDT a été adopté, indique l’organisation syndicale dans un communiqué. Il prévoit que soit inscrite dans la convention la mise en place d’un comité de suivi des transferts.
Enfin, un dernier projet de décret portait sur la convention de rupture du contrat des directeurs généraux des offices publics de l’habitat. En application de l’article L.421-12-2 du code de la construction et de l’habitation dans sa rédaction issue de la loi n°2015-990 du 6 août 2015, l’office et le directeur général peuvent décider par convention des conditions de la rupture du contrat qui les lie. L’objet du décret est de définir les conditions d’application de cet article.
La CFDT indique avoir proposé et obtenu une amélioration concernant le délai de règlement de l’indemnité de rupture conventionnelle des directeurs.