mardi 24 juin 2014

Baisse des cotisations, retraites, transferts des agents, gel du point d’indice… Marylise Lebranchu revient, pour la Gazette des communes, sur les grands chantiers qui préoccupent les fonctionnaires, notamment dans le cadre de la réforme territoriale.

« Avec la réforme territoriale, aucun agent n’y perdra » – Marylise Lebranchu

Publié le 23/06/2014 • Par Philippe Pottiée-Sperry, Emmanuelle Quémard, Agathe Vovard • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH
© B. Guay / AFP
Baisse des cotisations, retraites, transferts des agents, gel du point d’indice… Marylise Lebranchu revient, pour la Gazette des communes, sur les grands chantiers qui préoccupent les fonctionnaires, notamment dans le cadre de la réforme territoriale.
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La baisse des cotisations retraite ne fait pas l’unanimité auprès des syndicats, qui mettent en doute les retombées réelles de cette mesure en matière de pouvoir d’achat. Que leur répondez-vous ?

Au final, l’augmentation du pouvoir d’achat sera réelle d’autant plus qu’elle s’ajoutera à la revalorisation de la grille de la catégorie C. 100 % des agents de catégorie C sont concernés par cette réforme, ainsi que 70 % des « B » et 20 % des « A ».
Sur leur bulletin de salaire de janvier 2015, les agents pourront observer deux modifications. Nous souhaitons instaurer une baisse dégressive des cotisations qui sera de 2 % pour les fonctionnaires rémunérés au niveau du Smic afin d’améliorer le pouvoir d’achat. Dans le même temps, les réformes des retraites successives prévoient une hausse des cotisations retraite de 0,4 % pour faire converger le secteur public avec le privé (2010) et financer le départ à la retraite à 60 ans des Français ayant eu des carrières longues (2012).
L’approche des syndicats est différente de la nôtre. En période difficile, nous avons décidé de mettre en place une mesure qui vaut quand on n’a pas les moyens d’augmenter le point d’indice. Avec une augmentation de 1 % de ce dernier, soit un coût de 1,5 milliard d’euros, le gain de pouvoir d’achat des bas salaires serait moins important qu’avec la mesure que nous prenons. Je souhaiterais, en outre, instaurer une contribution de solidarité pour les agents de catégorie A+, c’est-à-dire percevant davantage qu’un ministre, mais cette mesure n’a pas encore été arbitrée.

Pour les syndicats, ce nouveau dispositif remet aussi en cause le système de protection sociale…

Nous avons choisi de garder un système par répartition, et non par capitalisation. Ce n’est pas la part de cotisation qui conditionne le montant de la pension. Avec cette réforme, le mode de calcul des retraites n’est pas modifié, nous restons dans un système de solidarité. Les craintes des syndicats n’ont pas de raison d’être.

Comment entendez-vous mener les négociations sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations ?

Ce n’est pas facile, mais nous savons où nous allons tous ensemble. Nous allons aborder un champ très large de questions : le nombre de catégories statutaires, la revalorisation des grilles pour remettre de l’espace entre chaque niveau, la durée des carrières, les promotions au grade supérieur, la simplification des 1 700 régimes indemnitaires ainsi que l’accès à la mobilité avec notamment une harmonisation entre les trois fonctions publiques et la simplification des règles de gestion.
Il faut que nous puissions continuer à recruter dans la fonction publique et qu’elle reste attractive. Si l’on manque de fonctionnaires à un moment donné, c’est notre modèle français, fondé sur les services publics, qui sera menacé. Et, pour recruter, il faut des perspectives de carrières intéressantes.

Les organisations syndicales ne souhaitent pas continuer ces négociations tant qu’un geste n’est pas fait en faveur du point d’indice. Comment réagissez-vous ?

C’est leur choix. Il ne faut pas confondre démocratie politique et démocratie sociale. Les organisations syndicales souhaitent une revalorisation du point d’indice, mais elles savent aussi que nous avons besoin de travailler sur les grilles, qui se sont déstructurées au fil des années. Elles souhaitent, comme moi, engager ce travail.

Quel est le calendrier d’examen du projet de loi relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires, reporté à plusieurs reprises depuis un an ?

Pour l’instant, l’agenda parlementaire ne permet pas d’examiner ce texte. Ce qui est intéressant, c’est de réaffirmer le statut. Tel est l’objet de la négociation sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations. Le projet de loi passera lorsque ce sera possible, peut-être début 2015. Les syndicats sont majoritairement satisfaits de ce texte.

Le rapport de l’inspection générale de l’administration sur les centres de gestion (CDG) est sur votre table. Leur fusion avec les délégations du CNFPT est-elle actée ?

Ce rapport n’est pas acté. Il propose plusieurs autres scénarios. Nous avons enregistré ses propositions, mais il faut d’abord consulter les syndicats et les employeurs territoriaux. Les syndicats sont attachés à une organisation qui permet de réhabiliter la formation professionnelle dans les parcours de carrière. Le rapprochement entre les CDG et le CNFPT permettrait la fusion des moyens, des fonctions support, des échanges, une harmonisation des pratiques… les sujets ne manquent pas.
Sur des questions comme celles des « reçus-collés », des calendriers des concours et de l’accès des contractuels à la fonction publique, des avancées sont possibles sans rapprochement entre CDG et CNFPT, mais cela serait plus aisé s’il n’y avait qu’une seule structure. Par exemple, une personne reçue à un concours et n’ayant pas de poste pourrait être mise à disposition et effectuer des remplacements qui seraient pris en compte pour la validation de son parcours. Nous ne sommes pas encore prêts, il faut prendre le temps de discuter de l’ensemble des propositions du rapport.

A ce stade de la réforme territoriale, que pouvez-vous dire pour rassurer des agents très inquiets sur leur transfert et leurs missions à venir, notamment ceux qui exercent les compétences sociales dans les départements ?

C’est très simple : dans le projet de loi relatif à la nouvelle organisation territoriale de la République que je porte, il est écrit qu’un fonctionnaire changeant d’employeur conservera sa rémunération, son échelon, son grade, son ancienneté, sa protection sociale, etc. Aucun agent n’y perdra.
En revanche, ce qui peut poser problème est le coût des régimes indemnitaires puisqu’il faudra appliquer celui de l’ancienne collectivité, même s’il est plus avantageux. Par ailleurs, je sais que les fonctionnaires ont des inquiétudes concernant leur lieu de travail mais, qu’ils se rassurent, on ne va pas faire déménager les personnes âgées ou handicapées avec la nouvelle carte territoriale, donc on ne fera pas non plus déménager les agents qui s’en occupent.

Quelle est votre réaction face aux préconisations du rapport de la Cour des comptes sur la situation et les perspectives des finances publiques (non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois et allongement du temps de travail) ?

Cela fait trente ans que je lis les rapports de la Cour des comptes et cela fait trente ans que je lis la même chose : « Il faut baisser la dépense publique, le nombre d’emplois… » Ses préconisations restent des préconisations. Cette cour, totalement indépendante, produit parfois des rapports créant des anxiétés énormes. Nous écoutons ses avis, mais la politique, c’est faire des choix en fonction des contraintes.

Etes-vous satisfaite de la qualité du dialogue social que vous entretenez depuis deux ans avec les syndicats ?

Oui. Je trouve les syndicats extrêmement responsables et raisonnables. Ils connaissent l’état de la France, la réalité des comptes publics, les difficultés financières des employeurs… Ils ont des revendications, elles sont entendues, et si l’on ne les prend pas toujours en compte, ils continuent. Ce qu’ils n’aiment pas, c’est le discours dominant extrêmement libéral, antidépense publique, qui conduit à fracturer la société. L’action publique sert-elle au développement du pays ? J’en suis convaincue mais c’est un débat à reconquérir.

« La Gazette » et Cattalyse lancent leur troisième baromètre sur le bien-être au travail auprès des fonctionnaires. Considérez-vous que celui-ci s’est amélioré malgré les réformes successives ?

J’ai hâte de voir les résultats de votre baromètre. Ils me seront utiles notamment dans le cadre de la négociation que je conduis sur l’amélioration de la qualité de vie au travail qui doit permettre de restaurer un dialogue au sein des services et de redonner la parole aux agents par le développement de démarches participatives et collectives.
FOCUS

Création d’un lieu d’échanges

Une table ronde de la conférence sociale des 7 et 8 juillet portera sur l’accompagnement des réformes territoriales par le dialogue social. « Il faut trouver une façon de traiter le dialogue social de manière plus locale afin de lever les inquiétudes sur les réformes territoriales », insiste-t-on dans l’entourage de Marylise Lebranchu. Cette table ronde sera présidée par la ministre. Et Patrick Jouin, ancien directeur général des services de la région Pays de la Loire, a été désigné comme facilitateur des débats.
Un rapport sur l’avenir des services publics, qui doit être présenté le 25 juin par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (ex-Centre d’analyse stratégique), servira de base aux discussions, lesquelles doivent aboutir à l’élaboration d’un agenda social. Le ministère souhaite notamment lancer, dès la rentrée, la création, au sein du Conseil commun de la fonction publique, d’un lieu d’échanges sur les réformes concernant les fonctionnaires, mais pas forcément tous les versants.


Pourquoi la réforme territoriale inquiète les fonctionnaires territoriaux

Publié le 23/06/2014 • Par Philippe Pottiée-Sperry • dans : France, Toute l'actu RH
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Ça y est ! Les deux projets de loi relatifs à la réforme territoriale ont été présentés au conseil des ministres du 18 juin. Celui sur les compétences, discuté au Parlement à partir du mois d’octobre, suscite déjà nombre d’inquiétudes chez les agents.
Marylise Lebranchu a beau se vouloir rassurante, affirmant à « La Gazette » « qu’aucun agent transféré n’y perdra », le message passe mal. La ministre balaye d’un revers de la main les arguments des syndicats, même s’il est vrai que certains d’entre eux ne font pas dans la nuance en dénonçant une remise en cause des conditions de travail, des rémunérations ou de l’affectation des agents.
Personnels sociaux - Quelque 90 000 agents départementaux (collèges, routes, transports) vont être transférés en 2017 aux régions. Une échéance rapprochée qui n’inquiète pas trop, notamment car le régime indemnitaire est souvent plus favorable dans les conseils régionaux !
Le transfert des personnels des routes ne sera pas, lui, de tout repos car ces derniers possèdent une culture et une organisation bien différentes de ce qui prévaut dans les régions. Mais ce sont surtout les différents personnels sociaux qui se trouvent dans l’expectative, ne sachant même pas à qui ils seront transférés. Aux intercommunalités ? Oui, sauf quand elles seront trop petites. Dans ce cas, à qui ? A l’Etat, par le biais d’agences, à une survivance du conseil général, aux caisses d’allocations familiales pour le RSA, etc. ?
Au final, beaucoup d’incertitudes. Et que dire des services ne relevant pas des compétences obligatoires du département, comme les crèches par exemple ? Quid de leur pérennité et de leurs personnels ?
Cour des comptes - Le moral de l’encadrement n’est pas non plus au beau fixe. Les cadres intermédiaires s’interrogent sur leur sort et leur utilité dans des structures plus petites. Dans ce climat déjà morose, la nouvelle charge de la Cour des comptes contre les dépenses locales, dans son rapport du 17 juin, ne fait rien pour arranger les choses.
Prônant des mesures drastiques pour « maîtriser la masse salariale », la cour appelle à ne remplacer qu’un fonctionnaire territorial sur trois partant à la retraite et à allonger le temps de travail. Et les magistrats d’enfoncer le clou en jugeant que le gel du point d’indice constitue une « mesure nécessaire mais pas suffisante ».
Même si elle est bienvenue, la création par le gouvernement d’un lieu d’échanges sur l’accompagnement des réformes territoriales par le dialogue social, dans la foulée d’une des tables rondes de la conférence sociale des 7 et 8 juillet, risque de ne pas suffire pour lever toutes les inquiétudes.

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lundi 23 juin 2014

Avancement de grade et décharge de service

Publié le 19/06/2014 • Par Sophie Soykurt • dans : Jurisprudence, Jurisprudence RH
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Si l’avancement de grade des fonctionnaires de l’Etat bénéficiant d’une décharge totale de service est dérogatoire, fondé sur la référence à l’avancement moyen des fonctionnaires de leur corps, ils sont promus au grade supérieur par voie d’inscription à un tableau annuel d’avancement, arrêté après avis de la commission administrative paritaire compétente.

A choisir entre les trois principaux syndicats de salariés, les Français préfèrent largement la CFDT (48 %) à la CGT (17 %) ou à FO (17 %). Sur le plan national, la CFDT s'impose comme la nouvelle locomotive syndicale, loin, très loin devant une CGT « recroquevillée sur ses fondamentaux : manifester et faire grève », lâche un syndicaliste dépité.



Sondage : la CGT ringardisée et distancée par la CFDT

Matthieu Pelloli | Publié le Dimanche 22 Juin 2014, 07h53 | Mis à jour : 08h07AgrandirRéduireEnvoyerFacebookTwitterRÉAGIR7979Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon. (LP/PHILIPPE LAVIEILLE.)La retombée du mouvement social à la SNCF ne signifie pas que Thierry Lepaon va pouvoir dormir tranquille. Alors que la fin de la grève des cheminots est en vue, le secrétaire général de la CGT déraille, dans notre sondage exclusif BVA. Le verdict des Français est en effet sans appel : seuls 14 % d'entre eux ont une bonne opinion de Thierry Lepaon ! Néanmoins, parmi ceux qui le connaissent suffisamment pour exprimer une opinion à son égard, 25 % l'apprécient. Le leader de la CGT entraîne la centrale dans sa chute : 69 % des Français ont désormais une mauvaise opinion de la CGT. La fracture avec l'opinion s'est amplifiée ces derniers jours ; une majorité de Français a désapprouvé la centrale lorsqu'elle a appelé à poursuivre la grève à la SNCF alors que le bac approchait, et qu'elle a soutenu les intermittents du spectacle.Au final, le camouflet est particulièrement sévère. A choisir entre les trois principaux syndicats de salariés, les Français préfèrent largement la CFDT (48 %) à la CGT (17 %) ou à FO (17 %). Sur le plan national, la CFDT s'impose comme la nouvelle locomotive syndicale, loin, très loin devant une CGT « recroquevillée sur ses fondamentaux : manifester et faire grève », lâche un syndicaliste dépité. Un an après avoir été élu numéro un, Thierry Lepaon n'a donc toujours pas réussi à tourner la page de la grave crise de succession vécue par la centrale en 2012 et 2013. « Bernard Thibault avait fait émerger l'image d'une CGT moderne, réformiste, nous sommes redevenus archaïques », soupire un cadre.Autre douche froide : la CGT est à peine mieux considérée que le Medef (41 % contre 39 %) ! Bref, l'horizon est sombre, d'autant que les européennes ont montré qu'un certain nombre de sympathisants de la centrale étaient désormais attirés par le vote FN. AgrandirRéduireEnvoyerFacebookTwitterLe ParisienRÉAGIR79A lire aussiBernard Laporte se lâche : «Quand tu baises une laide...» Des véhicules hors-normes pour partir à l'aventure(Red Bull)Insolite : une mère britannique enceinte de son… 17ème enfant !(MSN) Manucure de fêtes avec le Nail art dégradé(Mes Ongles Vernis)[?]Accédez à tous les articles à partir de 1€ÉDITIONABONNÉSJE M'ABONNERÉAGIR À L'ARTICLEVos réactions (79)HOUCINE 23/06/2014 - 13h10Certains se laissent aller à déverser des propos attentatoires à la dignité des travailleurs et du syndicalisme quand ils ne font que répéter ce que des plumitifs sans retenue assènent à longueur de temps, quand ils ne sont pas soutenus dans leurs inepties par de pseudo-experts. la cgt reste un syndicat de luttes, et probablement le rare défenseur des salariés. que certains aient en vue d'en flétrir l'image, cela n'est pas nouveau! que les socialistes honorent leur tradition en frayant avec le patronat en vue de desseins sombres pour les travailleurs, ne l'est pas davantage que d'assister à une collusion d'intérèts et d'objectifs entre le ps, le medef et la cfdt. chacun y reconnaitra les siens, quand on sait que la cfdt cogère avec le patronat l'essentiel des organismes paritaires. et, aAH ! CGT RICHE ! 23/06/2014 - 13h02En réponse @cgt pour vous perdre. je suis surpris par votre réflexion envers les prud'hommes sachant que presque tous les jugements sont rendu avec au moins un conseillé cgt, moi même je suis sur de l'info, j'ai été conseillé cgt !SERGUEI 23/06/2014 - 12h52La lecture attentive de tous les messages peut être classée en deux catégories. l'une reléve de la diffusion des pires inepties aussi vieille que l'est le syndicalisme ( et l'on peu se poser la question de savoir pourquoi l'on accuse pas les syndicalistes de dévorer les enfants !!!) ses auteurs répétent les poncifs simplistes, les bobards et surtout n'argumentent en rien. la seconde fait référence à l'histoire sociale de notre pays et au syndicalisme de lutte. rien dans ce pays n'a été obtenu sans que les salariés et leurs organisations ne se mobilisent; en 1936 pour les congés payés et les 40h; en 1945 pour les ce et la sécurité sociale, en 1968 pour le droit syndical et l'augmentation massives des salaires. a contrario tous les reculs salariaux ( ani, détricotage du code du travail, etc..) sont le fait d'accords à froid et sans luttes. quant au sondage on ne peut que s'interroger sur la contradiction majeure qui existe entre l'exécutif dont la politique sociale est désavouée dans toutes les enquêtes d'opinion et le fait que les syndicats qui l'accompagnent ( cfdt, unsa, cftc ) serait portés au pinacle; allons un peu de sérieux !!! un sondage qui intervient après une campagne médiatique où seuls les arguments du gouvernement ont été diffusés ( comme en 2005 pour le traité européen...) n'a pas grande valeur; nous en reparlerons d'ici quelques mois !!!BLANCHE 23/06/2014 - 09h54Décidemment, aujourd'hui presque tous les médias ont perdu leur objectivité; ils ne travaillent plus pour informer mais juste pour répéter ce que le pouvoir du cac 40 leur ordonne !!!ELFREDO 23/06/2014 - 07h52En réponse @cgt pour vous perdre. ça tombe bien, les juges des prudhomme sont tous des syndicalistes, et en majorité de la cgt...PLUS DE COMMENTAIRES

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jeudi 19 juin 2014

« harcèlement moral » et « mise au placard » , puis la généralisation "idiote?" par un chef de service d'une situation qu'il a sûrement durement vécue , comme nous en connaissons à MPM et contre quoi la section CFDT lutte sans relache .Voilà à quoi mène l'inertie -et parfois la connivence - de la hiérarchie des administrations devant ce phénomène ...puis la stupidité des sanctions contre la liberté d'expression individuelle !.La réponse doit être une prise en compte plus sérieuse des situations de placardisation de certains agents dans les administrations !

L’auteur du pamphlet « Abruti de fonctionnaire » à nouveau mis à pied

Publié le 18/06/2014 • Par avec l'AFP • dans : Régions, Toute l'actu RH
Un salarié de la mairie de Pontault-Combault (Seine-et-Marne), sanctionné en février 2013 après la publication d'un pamphlet sur la fonction publique, "Abruti de fonctionnaire", va écoper d'une nouvelle mise à pied d'un an, a-t-on appris mardi 17 juin.

Un conseil de discipline a examiné son cas lundi et décidé de cette mise à pied, qui doit toutefois encore être formellement actée par un arrêté de la maire PS, Monique Delessard, a-t-on précisé en mairie.
La municipalité reproche à ce fonctionnaire, Jérôme Morin, d’avoir violé à nouveau son obligation de réserve en rééditant début 2014 son livre sous un nouveau titre, « On ne réveille pas un fonctionnaire qui dort ». L’auteur assure pourtant avoir « entièrement sécurisé le livre » dans sa nouvelle édition « pour qu’il ne soit pas attaquable en justice ».
La première édition du pamphlet « Abruti de fonctionnaire », qui s’est vendue selon M. Morin à plus de 5.000 exemplaires, remonte à 2011. Il écrivait alors sous le pseudonyme d’Henri Rouant-Pleuret et le nom de la municipalité visée était déjà masqué.
Il n’avait été mis à pied qu’en février 2013, avec suspension de son salaire, pour 18 mois dont 6 mois avec sursis, après la parution d’un article de presse faisant le lien avec la ville de Pontault-Combault. La sanction avait été prolongée de 4 mois, avec versement du salaire, en février 2014.
Il a aussi été mis en examen, une procédure automatique en matière de diffamation, après une plainte contre X de la mairie.
La nouvelle édition, « On ne réveille pas un fonctionnaire qui dort », est publiée sous le vrai nom de cet ancien chef de service, qui qualifie son récit de « témoignage romancé », un exutoire pour « éviter de déprimer ou de se suicider » après plusieurs années de « harcèlement moral » et une « mise au placard ».
Au cours du conseil de discipline de lundi, la mairie a également reproché à M. Morin d’avoir recouru au « chantage » pour obtenir un nouveau poste, et d’avoir « mis en difficulté » la ville sur son blog et des tracts pendant la campagne des municipales.
Dans une autre affaire, une employée au conseil régional d’Aquitaine, Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard, s’était vu infliger en août 2010 dix mois d’exclusion, dont six avec sursis, pour le même motif après la publication en 2010 de son ouvrage « Absolument dé-bor-dée! », un pamphlet sur la fonction publique qui s’était vendu à 400.000 exemplaires.

travailleu(es)rs sociaux et des métiers du social , la CFDT ne vous oublie pas !!

La plaquette "travailleurs sociaux: métiers, missions, revendications"
CFDT le 10 juin 2014
Plaquette travail social
Cette plaquette de 34 pages destinée à être distribuée aux professionnels du travail social, fait le point sur la réalité des métiers par secteurs aujourd'hui et présente les revendications de la CFDT élaborées par plusieurs groupes de travail fédéraux ces deux dernières années.
Les syndicats ont été gracieusement destinataires d'un certain nombre d'exemplaires de ces plaquettes qui doivent être remises aux professionnels que vous rencontrez pour leur exposer l'approche de leurs métiers par notre fédération.
D'autres exemplaires peuvent être commandés à la fédération à l'aide du bon de commande joint. Distribués par paquets de 50, vous devez indiquer une quantité multiple de 50 (50, 100, 150 ..). 
Jusqu'au mois d'octobre 2014, la version dématérialisée de la plaquette est consultable en ligne mais ni téléchargeable, ni distribuable ni imprimable. Elle sera accessible et ouverte à tous publics à l'automne.

Le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques se montre très sévère, proposant « le non-remplacement d’un départ à la retraite sur trois dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière!!

Les fonctionnaires territoriaux ciblés par la Cour des comptes

Publié le 18/06/2014 • Par Pierre Cheminade • dans : France, Toute l'actu RH
Le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques se montre très sévère, proposant « le non-remplacement d’un départ à la retraite sur trois dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière ».
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« Le secteur public local n’a pas apporté la contribution attendue au redressement des comptes publics. » Le constat de la Cour des comptes a le mérite d’être clair. Comme les années précédentes, son rapport annuel sur l’état des finances publiques, publié le 17 juin, préconise des mesures drastiques pour « maîtriser la masse salariale », un levier qui est jugé « incontournable pour permettre un freinage des dépenses publiques ».
« Depuis 2009, les effectifs des collectivités territoriales ont augmenté de 1,3 % par an en moyenne alors même qu’aucun transfert de compétence n’est intervenu sur cette période », pointe Didier Migaud, le premier président de la Cour. De même, les dépenses de personnel (+3,5 % en 2012 et +3,1 % en 2013) ont progressé malgré le gel du point d’indice, une mesure qualifiée par les magistrats de « nécessaire pas suffisante ».
Le bloc communal serait le principal coupable de cette progression continue et, pour y remédier, la Cour met en avant les gains à rechercher du côté de la mutualisation des services entre communes et intercommunalité. Son rapport souligne qu’à ce jour, « l’État a fait beaucoup plus d’efforts que les collectivités locales et les hôpitaux pour maîtriser sa masse salariale ».
Durée du travail, non remplacement… - Mais au-delà, elle recommande de ralentir le rythme des recrutements et de réviser les règles de gestion des personnels « souvent généreuses en matière d’avancements, de durée de travail et de régimes indemnitaires jusqu’à maintenant en progression constante ». Cela pourrait se traduire par un état des lieux de la durée effective de travail dans les trois fonctions publiques, « qui est assez souvent inférieure à la durée légale », selon la Cour. Elle préconise plusieurs actions : « alignement de la durée effective sur la durée légale, réduction du nombre de jours d’absence (par exemple en rétablissant la journée de carence en cas de maladie), éventuellement augmentation de la durée légale ».La Cour souligne aussi qu’aucun bilan du passage aux 35 heures dans la fonction publique n’a été établi.
En outre les magistrats estiment que « le non-remplacement d’un départ à la retraite sur trois dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière » permettrait, en le combinant aux efforts actuels de l’Etat, de dégager une économie annuelle totale de 850 millions d’euros. Ce montant correspond à une baisse d’environ 30 000 postes dans les trois fonctions publiques, soit 0,5 % du total des effectifs.
Vu que les gains de productivité et de simplification ne permettront pas, à eux seuls, d’absorber cette baisse d’effectifs, les magistrats appellent à « une remise en cause des missions dont l’utilité n’est pas avérée ou jugée prioritaire » et encouragent les collectivités à développer le transfert d’agents de services en sureffectifs vers des services sous-dotés.
Des propositions reçues plutôt froidement par Marylise Lebranchu : ce n’est pas avec les propositions de la Cour des comptes que « l’on arrivera à mobiliser les fonctionnaires », a simplement commenté la ministre de la Fonction publique.

mercredi 18 juin 2014

Une vieille revendication de la section CFDT MPM (cf le cahier de revendications de la section adressé au Président de MPM dès son élection) : arrêté du 3 juin 2014 fixe le modèle de convention d'adhésion au dispositif de tiers payant des cotisations et contributions des bénéficiaires de l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH) utilisant le chèque emploi-service universel (Cesu). Une mesure qui répond à une attente forte - et ancienne - des départements. Maintenant à la communauté urbaine d'accepter cette convention pour adhérer à ce dispositif!!!

SocialPublié le mardi 17 juin 2014
Un arrêté du 3 juin 2014 fixe le modèle de convention d'adhésion au dispositif de tiers payant des cotisations et contributions des bénéficiaires de l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH) utilisant le chèque emploi-service universel (Cesu). Une mesure qui répond à une attente forte - et ancienne - des départements.
L'absence de tiers payant social, principal frein au développement du Cesu préfinancé
Au-delà de cet aspect de normalisation, l'arrêté a surtout pour intérêt de mettre un terme aux difficultés d'utilisation du Cesu dans le cadre du tiers payant pour les cotisations sociales des intervenants à domicile au titre du plan d'aide.
L'usage du Cesu se développe en effet rapidement pour le versement de l'APA et de la PCH par les départements (voir notre article ci-contre du 19 février 2014). La première utilisation à ce titre remonte déjà à 2007, par le département des Pyrénées-Orientales...
Mais le dispositif se heurtait à un obstacle de taille : si le Cesu préfinancé permet sans difficulté de régler le salaire de l'intervenant à domicile (pour tout ou partie, selon la participation laissée à la charge du bénéficiaire), il n'est, en revanche, pas possible de l'utiliser pour régler les cotisations sociales correspondantes. Ceci n'est possible ni entre les mains du bénéficiaire, ni même directement auprès du Centre national du chèque emploi service universel (CNCESU). Or nombre de départements souhaitaient mettre en place un système de tiers payant généralisé, qui constitue un bon argument pour favoriser l'usage et l'acceptation du Cesu préfinancé.
Une convention de 2009 restée sans effet tangible...
Une convention - signée en novembre 2009 entre l'Agence nationale des services à la personne (ANSP, aujourd'hui disparue), la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) - prévoyait pourtant la mise en place d'un mécanisme de tiers payant sur les cotisations sociales pour le paiement de l'APA et de la PCH par le Cesu (voir notre article ci-contre du 13 novembre 2009). Ce système devait, à terme, permettre à l'organisme chargé du recouvrement des cotisations de prélever directement auprès des départements la part des cotisations sociales qu'ils prennent en charge et de prélever - le cas échéant - le solde auprès du bénéficiaire de l'APA ou de la PCH employeur du salarié. Une telle disposition supposait toutefois de faire évoluer les systèmes d'information du CNCESU, qui traite les chèques émis, des Urssaf, mais aussi des départements. La portée de cette mesure est donc restée limitée à quelques départements.
... et qui aboutit finalement cinq ans plus tard
L'arrêté du 3 juin 2014 doit permettre - enfin - la généralisation du tiers payant cotisations sociales pour les départements. Ce texte permet en effet aux départements d'opter, par le biais de la convention type proposée en annexe, pour le service de tiers payant des cotisations et contributions sociales auprès du CNCESU, sur la part de prestation dont il a accepté le financement.
Ce dispositif s'appuie sur une plate-forme nationale d'échange entre départements et organismes chargés du recouvrement des cotisations et contributions sociales, placée sous la responsabilité de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). La convention précise que la mise en place de la plateforme "représente l'aboutissement d'une démarche concertée engagée par l'Acoss, l'Agence nationale des services à la personne (ANSP), remplacée depuis le 1er janvier 2014 par la mission des services à la personne de la DGCIS, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et les départements utilisateurs du Cesu préfinancé". Une concertation qui aura finalement mis cinq ans à aboutir réellement...
Jean-Noël Escudié / PCA
Référence : arrêté du 3 juin 2014 fixant le modèle de convention d'adhésion au dispositif de tiers payant des cotisations et contributions des bénéficiaires de l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH) utilisant le chèque emploi-service universel (Cesu) (Journal officiel du 14 juin 2014).