dimanche 22 juillet 2012

Sénégal : Haïdar el Ali, le vert combattant est devenu ministre de l’écologie




(Paris) - « Haïdar ! Haïdar ! ». Bien souvent, dans les mangroves de Casamance ou du Siné Saloum, au cours des quatre campagnes de reboisement (2006, 2007, 2008 et 2010) qui ont permis de planter pas moins de 100 millions de propagules de palétuviers, ce prénom a retenti, scandé par les populations joyeuses de participer à la renaissance de leur environnement.
Aujourd'hui, le vert combattant est devenu ministre de l'écologie et de la protection de la nature, lors de la nomination du nouveau gouvernement le 4 avril, suite à la victoire de Macky Sall à la présidence sénégalaise.

Pas de vacances pour les droits des saisonnier,!



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Nouveauté de cette treizième édition, la campagne est régionalisée. Un dispositif qui permet davantage de souplesse, de réactivité et de proximité.
Pour sa treizième année, la campagne saisonniers de la CFDT prend un nouveau tournant. « Le défi à relever par le biais de cette nouvelle campagne, c’est de réussir à être davantage en proximité avec les saisonniers, les jeunes et bien sûr les salariés qui rencontrent à cette occasion la CFDT d’une manière assez originale », résume le secrétaire national Hervé Garnier. Le bus confédéral, qui avait accompagné la campagne ces dernières années, cède la place à des camionnettes CFDT qui opéreront des tournées régionales. Une façon de démultiplier les lieux de présence et de laisser plus de souplesse d’initiative aux organisations, notamment sur le choix et le déroulement des étapes. Pas moins de 130 actions sont ainsi au programme de cette nouvelle édition. Les véhicules relookés aux couleurs de la CFDT donneront davantage de visibilité à la campagne dans tous les lieux où l’activité saisonnière est forte : exploitations agricoles, foires, festivals, parcs d’attractions, campings.
Une série d’outils à disposition
Guide du saisonnier, affiche, badge, logo… : sur le thème « L’info Saisonniers. Mes droits ne sont pas en vacances », la Confédération a mis au point une série d’outils pour accompagner la communication de la campagne Saisonniers 2012. Sans compter les déclinaisons fédérales – agriculture, HCR, thermalisme, etc. – qui permettent de cibler des secteurs professionnels.
« La valeur ajoutée, c’est que ces outils pourront également être utilisés sur un maximum d’opérations et d’actions de proximité de la CFDT,poursuit Hervé Garnier : les élections dans les TPE, la saison d’hiver dans certaines régions, ou durant des périodes de forte activité pour les récoltes ou encore la transformation des produits alimentaires pour la FGA [Fédération générale de l’agroalimentaire], lors de la semaine d’action spécifique jeunes, etc. »
Les évolutions de la saisonnalité
Cette campagne s’inscrit dans un contexte nouveau. Force est en effet de constater que l’activité saisonnière a subi d’importantes évolutions. Le tourisme, qui reste très vulnérable aux aléas météorologiques, ne se cantonne plus aux périodes de congés. Mais les séjours se raccourcissent et se décident de plus en plus au dernier moment. Résultat : des contrats plus courts, des embauches au dernier moment en fonction du démarrage de la saison, des ruptures brutales de contrat si l’activité est réduite…
Cette évolution interroge la CFDT sur la pertinence d’un statut qui date des années 70, n’est pas encadré par la loi et reste extrêmement précaire. « Le contrat saisonnier se différencie du CDD par la seule dispense du paiement de la prime de précarité, rappelle Hervé Garnier. Il se justifie normalement par la réalisation de travaux relatifs au cycle des saisons (dans l’agriculture par exemple) ou au mode de vie collectif (les vacances scolaires). La précarité d’un saisonnier, qui travaille si le temps est beau et si les touristes sont présents, est-elle différente de celle de l’intérimaire ou du salarié en CDD, embauchés dans une entreprise lambda quand le carnet de commandes se remplit et renvoyé chez lui quand celui-ci se vide ? Poser la question, c’est déjà y apporter une réponse. »
Au contact des saisonniers et des salariés des TPE
La campagne, comme chaque année, restera l’occasion d’aller à la rencontre des saisonniers afin d’aborder avec eux la précarité de ces travailleurs, l’information sur les aides et les différentes formes de contrat, la pluriactivité, la gestion de la fin du contrat… L’enquête Saisonniers sera également à la disposition des équipes pour aller au contact des saisonniers et les interroger sur leur travail, leur emploi, leur contrat, leur logement, etc. À la différence des précédentes éditions, celle-ci sera en articulation directe avec la campagne TPE, afin de sensibiliser en parallèle les salariés des très petites entreprises aux élections de fin d’année.
En fonction de leurs pratiques, de leur expérience et de leurs priorités d’action, les unions régionales interprofessionnelles et les fédérations impliquées dans la campagne ont choisi des approches différentes (lire l’article ci-dessous). Toutes ont tenu à conserver la dimension conviviale qui permet à de nombreux militants de s’investir parfois pour la première fois dans une opération interprofessionnelle de proximité et constitue rétrospectivement pour la majorité d’entre eux « une belle école de formation ». Au final, souligne Hervé Garnier, « la valeur de la campagne Saisonniers cette année sera la somme des actions locales des équipes CFDT ».

Il ne fumera plus sur l'eau ......







Fume sur l'eau

vendredi 20 juillet 2012

Un agent du Grand Lyon s’immole devant son lieu de travail



Un agent de maîtrise de la communauté urbaine de Lyon contre lequel une procédure disciplinaire était engagée a tenté jeudi 19 juillet 2012 de mettre fin à ses jours devant son lieu de travail à Vénissieux, en banlieue de Lyon en s'immolant par le feu, ont annoncé les pompiers et le Grand Lyon.
Âgé de 47 ans, il est brûlé à 80 % et son pronostic vital est engagé.
Peu après 10 h, l’homme, qui s’était muni d’un bidon d’essence, s’en est aspergé et y a mis le feu, sur le trottoir, devant un service propreté du Grand Lyon.
Alertés par un témoin, les pompiers et le Samu ont conduit l’homme au centre des grands brûlés de l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon.
Selon des sources syndicales, cet agent de maîtrise, affecté au service du nettoiement et membre de la CFTC, faisait l’objet d’une procédure disciplinaire. Celle-ci, engagée en raison d’un différend professionnel sur le lieu de travail, a été confirmée par le Grand Lyon, qui s’est refusé à tout autre commentaire.
« C’est quelqu’un de très bien, on est très touchés d’autant que je le connais personnellement », a déclaré à l’AFP Lotfi Ben Khelifa (Fnact-CFTC).
Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour ses collègues, a indiqué le Grand Lyon, qui apporte « soutien et sympathie à sa famille ».
Une enquête de police a été ouverte.

La CFDT interpelle le gouvernement sur l’Allocation équivalent retraite



CFDT le 19 juillet 2012








La CFDT attire une nouvelle fois l’attention du ministre de l'Emploi sur la situation des demandeurs d’emploi seniors qui ne peuvent plus bénéficier de l’Allocation équivalent retraite (AER), depuis sa suppression le 1er janvier 2011.
L’AER permettait d’assurer un revenu aux personnes sans emploi qui justifient du nombre de trimestres permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein, mais qui n'ont pas atteint l'âge minimum de départ à la retraite. Comme l’explique Laurent Berger, secrétaire général adjoint de la CFDT, « aux drames humains s’ajoute l’injustice : ces personnes ne peuvent survivre qu’avec les minima sociaux, alors qu’elles ont cotisé le nombre de trimestres requis pour leur retraite. » Une situation d’autant plus difficile dans uncontexte économique qui ne permet pas de penser que l’emploi des seniors va évoluer positivement dans les prochains mois.
Certes, reconnait Laurent Berger, « le nouveau décret "carrières longues" que le gouvernement a promulgué devrait régler la situation d’une partie de ces demandeurs d’emploi. Mais, malheureusement, pas de tous ».  C'est pourquoi, tout en étant consciente que le rétablissement rétroactif de l’AER au 1er janvier 2011 serait financièrement lourd, la CFDT rappelle que « la situation actuelle est intolérable ». Elle propose donc dans son courrier une « modification des conditions d’accès à cette allocation, aujourd’hui trop restrictives, afin que les personnes concernées puissent la percevoir à compter du 1er juillet 2012. »



jeudi 19 juillet 2012

Heures sup' : une fin d'exonération douloureuse


H

Elle affecte le pouvoir d'achat de 9 millions de salariés du privé et de la fonction publique. Particulièrement ceux des entreprises du bâtiment et des transports, guère en situation de compléter le salaire.
Au siège des transports Guisnel Distribution (800 salariés), à Dol-de-Bretagne, la première réunion des négociations salariales annuelles avait lieu lundi. Juste le jour où les députés examinaient la fin de l'exonération des charges sociales et fiscales sur les heures supplémentaires. Béatrice Montey, la directrice générale, a jeté un froid en estimant que, de ce fait,« les conducteurs vont perdre 50 € à 100 € par mois, une comptable 35 € et un technicien de quai 27 € ». Les entreprises de transport dérogent en effet aux 35 heures, les techniciens de quai font 37 heures par semaine, les conducteurs jusqu'à 230 heures par mois.
De leur côté, les délégués du personnel ont calculé le supplément d'impôt que les conducteurs devront payer compte tenu de la fin de la défiscalisation : « Au total, on va perdre l'équivalent d'un treizième mois », s'alarme Éric Delahaye (CFDT). Il espère obtenir « une petite compensation » de l'entreprise. Qui objecte qu'elle « perd de l'argent sur l'activité meubles car il y a beaucoup de dépôts de bilan chez les fabricants ». Sur le fond, Éric Delahaye pense« qu'on a vécu au-dessus de nos moyens du fait du dispositif heures sup', mais il aurait fallu trouver un moyen terme plutôt que l'annulation complète. Là, on attaque le pouvoir d'achat de l'assiette. 27 € pour un technicien de quai, c'est énorme ! »
« Normal de partager »
À l'agence Pôle Emploi de Rennes-Centre, Mickaël, 44 ans, manutentionnaire en recherche d'emploi, a goûté lui aussi aux heures sup'survitaminées, pendant des missions d'intérim. « C'était intéressant pour le patron et pour le salarié, se souvient-il. Ceci dit, je suis tout à fait d'accord pour qu'on oblige les employeurs à embaucher s'il y a du travail. Il n'y en a pas pour tout le monde, c'est normal de partager. »
Dans l'entreprise de BTP Legendre, dont le siège est à Rennes, la mesure va toucher 1 050 des 1 150 salariés. « Tous ceux qui ont un rythme hebdomadaire, explique le patron Jean-Paul Legendre. Nos ouvriers font des murs. Il faut décoffrer, recoffrer, ferrailler, couler le béton... En sept heures, on n'y arrive pas. » Ils travaillent donc 39 heures. La 39e heure donne droit à des RTT, les trois autres sont payées en heures sup'. « Pour un compagnon qui gagne 2 070 € brut, cela fait 38,50 € de perdu, 424 € par an, détaille le PDG. S'il est imposable à 10 %, il va devoir payer 220 € d'impôts en plus. »
Jean-Paul Legendre n'imagine pas pour autant changer l'organisation de l'entreprise. Pas d'embauches supplémentaires donc, « mais une perte de pouvoir d'achat pour les salariés »,qui sera difficile à compenser : « Il faudrait augmenter le salaire brut de 2,10 %, ce qui nous coûterait 820 000 €. »
Françoise Régnier, déléguée du personnel CFDT à BCM Cosmétiques (Vitré), fait toutefois observer que les heures supplémentaires sont prises en compte dans le calcul de la Prime pour l'emploi, « les heures sup' faisaient perdre aux petits salaires proches du Smic au moins la moitié de cette prime. »
Even VALLERIE. (source :/http://www.vannes.maville.com/)

Prise en charge partielle des frais de transport




L’article 20 de la loi n° 2008-1330 du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale pour 2009 a modifié les articles L.3261-1 et suivants du Code du travail relatifs à la prise en charge partielle des frais de transport et qui s’appliquent tant aux employeurs privés qu’aux employeurs publics.
Conformément aux dispositions de l’article L.3261-2, il appartient à chaque employeur de prendre en charge, dans une proportion et des conditions déterminées par voie réglementaire, le prix des titres d’abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail, accomplis au moyen de transports publics de personnes ou de services publics de location de vélos.
La loi ouvre également la faculté, en son article L.3261-3, de prendre en charge partiellement les frais de transports personnels comme les frais de carburant ou les frais exposés pour l’alimentation de véhicules électriques.
Décret du 21 juin 2010 - Pour les employeurs publics, le décret n° 2010-676 du 21 juin 2010 se substitue à l’ancienne réglementation et instaure dorénavant un régime unifié qui s’applique dans la fonction publique de l’Etat, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière et couvre tout le territoire, sans distinguer l’Ile-de-France, selon des modalités de prise en charge identiques.
  • Pour la fonction publique de l’Etat, deux décrets régissaient déjà pour tous les services de l’Etat une prise en charge partielle obligatoire des frais de transport de leurs agents, respectivement, en Ile-de-France, décret n° 82-887 du 18 octobre 1982, et, en dehors de l’Ile-de-France, décret n° 2006-1663 du 22 décembre 2006 modifié.
  • Pour la fonction publique territoriale, décret n° 83-718 du 26 juillet 1983 concernant l’Ile-de-France et décret n° 2001-654 du 19 juillet 2001 (article 15-1) pour le reste du territoire.
  • Pour la fonction publique hospitalière, article 27 du décret n° 92-566 du 25 juin 1992 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des fonctionnaires et agents relevant de la fonction publique hospitalière sur le territoire métropolitain de la France.
Dans un objectif de développement durable, il a été fait le choix, dans la fonction publique, de privilégier les transports publics par rapport à la faculté ouverte par la législation de prendre également en compte les transports personnels.
Cette valorisation du choix des transports publics, au travers du développement des abonnements, est susceptible de conduire à des discussions sur les offres tarifaires entre les employeurs publics et les transporteurs.
Amélioration substantielle - Ce choix a permis de prendre en compte l’ensemble des déplacements de tous les agents et a conduit à améliorer substantiellement le niveau du plafond de prise en charge du remboursement des abonnements aux transports collectifs et des abonnements « vélo » par rapport à l’ancien dispositif.
L’employeur prend en charge 50 % du coût des titres d’abonnement dans la limite d’un plafond fixé à 50 % du coût des abonnements annuels de la première et de la dernière zone de compétence du Syndicat des transports d’Ile-de-France (somme des forfaits zone 6 et zone 1 à 2 du Stif).
Ce plafond, indexé sur l’évolution des tarifs du Stif, représente, à la date du 19 décembre 2011, un montant de 72,75 euros mensuels.
Les déplacements longue distance sont couverts selon les mêmes modalités et dans les mêmes conditions, qu’ils interviennent en province ou entre la région Ile-de-France et la province.
Dès lors que le gouvernement a fait le choix, dans la fonction publique, de privilégier les transports publics, les efforts pour la prise en charge des frais de transports se portent sur le développement des plans de déplacements urbain ou d’administration conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement.


Références
QE de Christian Kert, JO de l’Assemblée nationale du 15 mai 2012, n° 127712