mercredi 2 avril 2014

Cour Administrative d'Appel de Marseille :le refus de titularisation est illégal,dès lors que l’essentiel des fonctions confiées à l’agent durant son stage ne correspondent pas à celles qu’il aurait vocation à assurer

Illégalité du refus de titularisation



Dès lors que l’essentiel des fonctions confiées à l’agent 
durant son stage ne correspondent pas à celles qu’il aurait 
vocation à assurer, le refus de titularisation est illégal.
Une adjointe technique territoriale stagiaire conteste le refus de titularisation dont elle a fait l’objet. Les fonctions qui lui ont été confiées durant toute sa période de stage consistaient notamment à répartir et planifier les activités du service, repérer et réguler les conflits, adapter son management aux situations et aux agents, définir les besoins du service, rédiger des notes de service ou encore, suivre l’exécution budgétaire et respecter le budget alloué….
Elle était également chargée de conduire l’état des lieux du niveau d’équipement et d’entretien du bâtiment occupé, définir les besoins en matériel ou équipement, optimiser la gestion de l’équipement et des matériels, ou encore mettre en œuvre des manifestations nationales telles que par exemple la Fête du cinéma.
Ainsi, la majeure partie des tâches confiées à l’agent au cours de son stage n’appartenait pas à celles qu’un agent d’exécution a vocation à assumer. L’intéressée n’a donc pas été placée dans des conditions permettant de se prononcer sur son aptitude à exercer les fonctions correspondant au grade d’adjoint technique territorial de 2ème classe, et le refus de titularisation a dû être annulé.

Mutualisation des services entre nos communes membres et MPM (et les 5 autres intercommunalités dissoutes au 31 décembre 2015) ;un axe majeur de la réflexion des élus du mandat 2014/2020. Les intercommunalités auront trois mois après le renouvellement des conseils municipaux pour présenter un schéma de mutualisation aux communes. Aucune sanction n’est prévue si ses prescriptions ne sont pas mises en œuvre, mais les pénalités financières sont à prévoir. La loi Mapam (celle qui a créé la métropole Aix Marseille Provence au 1er janvier 2016 et la disparition de la Cu MPM -entres autres - promulguée le 28 janvier 2014 a défini un coefficient de mutualisation. La dotation globale de fonctionnement baissera certainement s’il n’est pas atteint »,

Les intercommunalités devront adopter avant mars 2015
un schéma de mutualisation des services. Cette disposition
issue de la loi du 16 décembre 2010 constituera un enjeu
important pour les prochaines équipes issues du renouvellement
de 2014. Cette étape interpelle élus et services des collectivités.
 Les DRH de collectivités territoriales ont pu débattre des conditions
 de mise en œuvre lors du Club RH de la Gazette organisé
 à Villers-les-Nancy le 20 mars 2014.
  1. Jusqu’où peut aller la mutualisation des services dans les intercos ? 
  2. Comment mettre en place une conduite du changement au sein des équipes ?
  3. Quelle complémentarité peut exister entre les intercos et les centres de gestion ?

1 – Jusqu’où la mutualisation peut-elle aller ?

« Le plus loin possible », répond en substance la loi du 27 janvier 2014de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, dite loi Mapam. « La mutualisation constituera certainement l’axe majeur de la réflexion des élus du mandat 2014/2020. Les intercommunalités auront trois mois après le renouvellement des conseils municipaux pour présenter un schéma de mutualisation aux communes. Aucune sanction n’est prévue si ses prescriptions ne sont pas mises en œuvre, mais les pénalités financières sont à prévoir. La loi Mapam évoque un coefficient de mutualisation. La dotation globale de fonctionnement baissera certainement s’il n’est pas atteint », prévient Guillaume Dumas, avocat au cabinet Philippe Petit et Associés
La loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, ainsi que la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales, dotent déjà les EPCI à fiscalité propre de nombreux outils de partage des compétences, des services et des biens.
Le schéma de mutualisation s’appuiera sur le recensement des mutualisations déjà opérées, qui recouvrent aujourd’hui des réalités diverses. De la simple convention de service au transfert d’agents en passant par la mise à disposition d’équipements, communes et intercommunalités procèdent déjà à des échanges très souples, notamment au sein des syndicats mixtes et des sociétés publiques locales.
La mutualisation ne pourra guère s’opérer sur des compétences opérationnelles. Les économies se nichent plus sûrement sur les compétences administratives ou techniques telles les ressources humaines, l’informatique, les services juridiques ou la formation.
Les articles L. 5215-40 et L. 5215-42 de la loi du 16 décembre 2010 sont applicables aux métropoles et élargissent les possibilités d’innovation en matière de gestion fonctionnelle et de mise à disposition d’agents communaux.
Mutualisation et mise en concurrence - La mutualisation ne saurait néanmoins s’affranchir des règles de la mise en concurrence. La jurisprudence européenne sécurise les mises à disposition de services descendantes de la ville-centre aux communes. Les directives sur la commande publique adoptées par le Conseil de l’Union européenne consacrent l’exception « in house » et la coopération public-public.
Ces deux exceptions jurisprudentielles confirment que des entités publiques peuvent conclure ensemble des contrats n’entrant pas dans le champ d’application des directives dans le cadre d’une relation soit « verticale » impliquant un contrôle de l’une sur l’autre (in house), soit « horizontale » (coopération public-public).
Dans son arrêt du 3 février 2012, commune de Veyrier-du-Lac, n° 353737, le Conseil d’Etat, confirme qu’une entente intercommunale peut être conclue entre une commune et un EPCI hors règles de la commande publique « à la condition que cette entente ne permette pas une intervention à des fins lucratives de l’une de ces personnes publiques, agissant tel un opérateur sur un marché concurrentiel ».
La mutualisation ne doit pas mettre un opérateur privé dans une situation plus favorable vis-à-vis de deux communes. Ainsi, une délégation de service public ne peut bénéficier à une autre commune sans avoir au préalable été mise en concurrence. De même, le principe de mutualisation n’est pas valable pour les services complémentaires d’études ou d’analyse, qui entrent dans le champ concurrentiel.

2 – Comment mettre en place une conduite du changement au sein des équipes ?

La mutualisation mérite d’être démystifiée. « L’essence même de l’intercommunalité consiste à regrouper les communes au sein d’un espace de solidarité. La mutualisation est déjà en œuvre depuis des décennies sous des formes plus ou moins organisées », rappelle Martine Poirot, ‎DGS de la Communauté de communes du Bassin de Pompey.
S’appuyant sur des exemples de brigade intercommunale de police municipale ou de service d’urbanisme partagés, la présidente déléguée de l’ADGCF souligne la nécessité d’élaborer des règles claires en amont. Un schéma de mutualisation ne peut suffire à résoudre un management de la complexité. Comment répondre aux exigences de maires ayant chacun leur propre vision de l’instruction d’un dossier ? Comment s’organiser quand plusieurs élus estiment chacun que leur dossier est prioritaire ?
« Le principe de la mutualisation lui-même pourrait conduire à de fortes déceptions si ces schémas n’étaient pas assortis de critères et de référentiels sur le service attendu. Le vrai enjeu de la mutualisation est celui est celui de la conception du service public local », estime Martine Poirot.
Le management du changement constitue à ses yeux une fusée à trois étages. Le socle repose sur la cartographie des compétences et équipements mutualisables.
Dans un deuxième temps, l’exécutif local devra déterminer son engagement politique et managérial en évaluant les services publics à leur juste prix. Vient ensuite l’élaboration de ce « pacte de confiance », qui demande du temps et suppose concertation, dialogue social et aspirations communes.

3 – La complémentarité entre les intercommunalités et les centres de gestion peut-elle exister sur certaines missions ?

La loi du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale et la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 ont conforté et élargi les missions et obligations des centres de gestion. Désormais en charge de la gestion des agents de catégorie A, les CDG interviennent également dans l’accès à l’emploi titulaire, à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels et à la lutte contre les discriminations. Leur champ de compétences s’est ouvert à six nouvelles missions, dont certaines peuvent s’avérer complémentaires de celles des intercommunalités.
« Dans notre centre de gestion, nous avons dû nous adapter pour remplir ces six nouvelles missions obligatoires, sans augmentation du taux de cotisation, pour les collectivités affiliées et non affiliées », témoigne Alain Faivre, directeur du Centre de gestion de Meurthe-et-Moselle. L’organisme se doit d’apporter son appui technique et RH aux communes, aux nouvelles intercommunalités, mais aussi au conseil général, à la communauté urbaine du Grand Nancy et à la ville de Nancy.
L’exercice mutualisé des missions constitue la règle du CDG, qui a mis en place une nouvelle organisation aux niveaux interdépartemental, régional, interrégional et national. Il répartit ainsi les concours et examens professionnels de catégorie A avec les CDG de Bourgogne, Franche-Comté, Alsace, Champagne Ardenne et Lorraine. Certains concours spécialisés peuvent aussi être organisés au niveau national par un CDG pour le compte de tous les autres.
En cours de constitution, le Pôle analyses et prospectives du CDG doit apporter une nouvelle réponse mutualisée à chacune des collectivités affiliées. Prodiguant un conseil juridique de haut niveau, il vise à prévenir les contentieux. Son expertise s’étendra à l’analyse financière et comptable, à l’organisation du travail, au droit et aux sciences politiques.
Répondant aux attentes des salariés des collectivités, les CDG jouent un rôle discret, mais essentiel dans le bon accomplissement des missions des communes et des intercommunalités.

mardi 1 avril 2014

CFDT MARSEILLE PROVENCE METROPOLE( Aix Marseille Provence Métropole le 01/01/2016.): Rapport de la CRC (Chambre Régionale des Comptes )...

CFDT Aix Marseille Provence Métropole le 01/01/2016.: Rapport de la CRC (Chambre Régionale des Comptes )...: Commune de Marseille - Marseille (Bouches-du-Rhône) - Rapport d'observations définitives ...

Rapport de la CRC (Chambre Régionale des Comptes ) 2013 sur la gestion de la Ville de Marseille

Commune de Marseille - Marseille (Bouches-du-Rhône) - Rapport d'observations définitives

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07/10/2013 Collectivités territoriales CRC Provence-Alpes-Côte d'Azur

Date de communicabilité : 07/10/2013

Rapport d'observations définitives
 

Extrait


SYNTHESE
La fiabilité des comptes
La fiabilité des comptes de la ville demeure affectée par diverses pratiques irrégulières déjà relevées par le précédent contrôle de 2006. Elles concernent le défaut de rattachement des charges (à hauteur d’environ 25 M€ à 30 M€ par an) et des produits, les restes à réaliser en dépenses d’investissement et les provisions. La gestion de la pluriannualité des dépenses d’investissement marquée par un volume d’autorisations de programme supérieur à 3 Md€ pour un ratio d’exécution annuel de 45 % en moyenne, manque de rigueur. Ces pratiques altèrent la présentation des comptes et la détermination du résultat.
La gestion de la TVA est par ailleurs défaillante : la ville doit plus de 500 000 € de TVA à l’Etat.
La situation financière
La dette reste stable à un niveau très élevé, supérieur à 1,8 Md€, entraînant des frais financiers importants (57,6 M€ en 2011), que la conjoncture seule a rendu plus supportables. Elle sera encore accrue de 103 M€ en 2014, lors de la mise à disposition du stade Vélodrome. Elle ne présente globalement pas de risque, malgré trois emprunts structurés pour un encours de 118 M€.
Malgré une quasi-stabilité des charges de gestion notamment en fin de période, et une progression un peu plus élevée des produits de gestion, la situation financière reste préoccupante en raison notamment de l’absence d’autofinancement. Faute de marge de manœuvre fiscale, compte tenu de la faiblesse des bases et de la pression fiscale déjà forte, la ville continue d’investir au-delà de ses moyens financiers, uniquement grâce à l’emprunt.
Le contrat de partenariat public-privé du stade Vélodrome
Le projet de reconfiguration du stade Vélodrome initié en 2005 a fait l’objet d’une nouvelle définition dans le cadre de la préparation de l’Euro 2016. L’option retenue, largement déterminée par le cahier des charges de l’UEFA et les exigences de l’Olympique de Marseille, augmente la capacité du stade à 67 000 places. Cet agrandissement excède largement les besoins habituels de la ville (la fréquentation moyenne est de l’ordre de 50 000 spectateurs en ligue 1 pour la saison 2009/2010 selon la ville) et même les impératifs de l’Euro 2016 (l’UEFA demandait deux stades de plus de 50 000 places en France).
Le choix de recourir au contrat de partenariat public-privé pour le financement du projet résulte d’une étude réalisée en 2009, fondée sur un scénario technique et financier élaboré en 2007. L’analyse ne porte ni sur la performance ni sur les différentes options de partage des risques. Le recours au contrat de partenariat public-privé justifié par le critère de la complexité du projet, résulte en réalité du manque de marges financières de la ville.
Entre deux offres très dissemblables et très éloignées de l’évaluation préalable (130 M€ sans le stade Delort), le projet AREMA a été retenu (240,99 M€ d’investissement). Le dialogue compétitif a entériné l’échec de la tentative d’articulation de l’exploitation commerciale du partenaire privé avec celle du club résident.
Si les risques en matière de construction semblent avoir été maîtrisés, la durée même du contrat ne permet pas d’avoir de certitude sur les hypothèses d’exploitation, pour le suivi de laquelle les dispositions nécessaires n’ont pas été, à ce jour, prises par la ville.
Les contributions publiques atteignent près de 50 % du coût de l’investissement : la ville a augmenté sa contribution après le choix du lauréat (à hauteur de 42,5 M€) afin de limiter le recours aux financements privés ; la contribution des autres collectivités publiques (Etat, région, département et communauté urbaine MPM) s’élève à 90 M€. L’analyse financière du contrat met en lumière le coût élevé du recours au financement par des fonds propres ou quasi fonds propres dont la rémunération est de plus de 13 % par an. Le coût brut du fonctionnement du stade s’élève à près de 1 Md€ sur la durée du contrat, les recettes garanties par l’exploitant, venant en déduction, s’élevant à environ 500 M€.
Alors que le précédent rapport d’observations définitives de la chambre relevait que la mise à disposition du stade au club résident se faisait à des conditions défavorables pour la ville, les nouvelles conventions ont reconduit et même aggravé le déséquilibre en faveur du club : la convention de 2011 en vigueur jusqu’au 30 juin 2014, date de la livraison du stade, ne prévoit plus qu’une redevance forfaitaire de 50 000 € par an.
Il conviendrait de prévoir, à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres grands stades, une redevance de l’Olympique de Marseille dont la part fixe ne devrait pas être inférieure à 8 M€ par an, augmentée d’une part variable assise sur le chiffre d’affaires du club.
L’information du conseil municipal
Dans ces différents domaines fondamentaux pour la gestion de la collectivité, le contrôle met en évidence l’information insuffisante du conseil municipal. La stratégie de la dette n’est pas débattue, le débat d’orientation budgétaire est lacunaire. L’information est de même restée limitée lors du choix du partenariat public-privé.
La gestion du personnel
Les effectifs de la ville de Marseille de 11 556 agents titulaires en 2011, soit 11 335 équivalents temps plein, ont diminué de 2 % depuis 2005. La ville emploie également près de 6 000 agents non titulaires, dont 1 750 vacataires dans les mairies d’arrondissement. Eu égard à l’évolution de la législation et de la jurisprudence, la chambre estime que 25 à 35 % de ces vacataires pourraient prétendre au statut d’agents non titulaires de droit public.
La ville indique qu’elle s’est engagée dans une démarche d’identification des besoins et d’amélioration du suivi budgétaire consacré au recrutement des vacataires et de mise en place d’un véritable contrôle de gestion de l’emploi de ces personnels. Néanmoins elle écarte la création d’emplois permanents pour les activités intermittentes relevant notamment du secteur de l’animation dans les centres de loisirs, ce qui laisse subsister un risque juridique de requalification des contrats.
La collectivité emploie actuellement 53 agents qui ont dépassé la limite d’âge de 65 ans, dont neuf cas non autorisés par les règles de recul de la limite d’âge. Déjà critiqués par la chambre dans son dernier rapport d’observations définitives de 2006, les avantages horaires accordés au personnel de la ville de Marseille par une délibération du 11 mars 2002 perdurent. Alors que la durée légale annuelle de travail est pour les agents de la fonction publique de 1607 heures, la ville de Marseille applique une durée de 1 567 heures. La ville, en rétablissant la durée légale de travail, ferait une économie de 10 M€ par an et accroîtrait sans dépenses supplémentaires sa force de travail de 280 équivalents temps plein.
La ville indique toutefois qu’elle maintiendra cet horaire illégal, en raison notamment de la spécificité des conditions de travail à Marseille et des problèmes sociaux que provoquerait la mise en œuvre des dispositions légales sur la durée du travail.
Les bibliothèques
Marseille dispose d’un réseau de huit bibliothèques municipales, complété par un réseau associatif. L’ouverture d’une nouvelle bibliothèque dans les quartiers nord (Plan d’Aou-Saint Antoine ) est prévue pour 2014-2015. Le réseau municipal est inégalement réparti sur le territoire, et son amplitude annuelle d’ouverture au public est inférieure d’environ un mois à celle des bibliothèques de Lyon et Paris.
Il convient enfin de noter que la bibliothèque de l’Alcazar est privée depuis 2012 de la mise à disposition gratuite de deux conservateurs d’Etat des bibliothèques.
Les musées
La ville de Marseille devrait trouver durant l’année 2013, à l’occasion des manifestations de Marseille Provence 2013, les conditions d’une redéfinition de la gestion de son patrimoine muséal. En effet, la fréquentation des musées est dans l’ensemble faible. En revanche les agents au contact du public sont nombreux. La gestion du personnel, principale dépense des musées en 2011 pour un montant de près de 10 M€, est à améliorer. La ville indique que dès cette année une réorganisation de l’offre muséale accompagne la réouverture des musées dans le cadre de Marseille Provence 2013, ainsi qu’une redéfinition des conditions de gestion du personnel.
L’accueil de la petite enfance
La politique de l’accueil de la petite enfance de la ville de Marseille a été examinée dans le cadre d’une enquête commune conduite par la Cour des comptes et plusieurs chambres régionales, destinée à une publication en 2013.
La ville de Marseille est un acteur majeur de l’accueil de la petite enfance sur son territoire, à travers les crèches municipales, qui fournissent une partie de l’offre d’accueil existante, et sa participation au financement des structures d’accueil associatives conventionnées. La ville pilote également la politique d’accueil de la petite enfance, en partenariat notamment avec la caisse d’allocations familiales et le conseil général des Bouches-du-Rhône.
La ville a une connaissance satisfaisante de l’offre de garde collective disponible sur son territoire. Elle maîtrise mal en revanche les données relatives aux autres modes de garde (comme le nombre de places effectivement disponibles chez des assistantes maternelles), ce qui affecte sa connaissance de l’offre de garde disponible, tous modes d’accueil confondus. Le contrôle révèle ainsi un écart important entre les données affichées par la ville (soit 14 772 places d’accueil disponibles au 31 décembre 2011) et celles recensées par la chambre (10 532 places pour les enfants de moins de trois ans). Les différences de périmètre et de méthodes de ces estimations ne rendent pas compte de la totalité de cet écart.
Le bilan au 31 décembre 2011 montre ainsi qu’un enfant sur trois de moins de 3 ans bénéficie d’un mode de garde formel, un enfant sur cinq est accueilli dans une structure collective (crèche), et un enfant sur dix est gardé par une assistante maternelle.
La progression constante de l’offre d’accueil au cours des années récentes (+ 10 % environ entre 2008 et 2011) est essentiellement due à l’augmentation de la capacité des crèches associatives et privées ; les crèches municipales ont accru leur capacité d’accueil de 65 places entre 2008 et 2012. Elle laisse subsister de fortes disparités territoriales, qui ont tendance à s’accroître. Le 8ème arrondissement, le mieux pourvu, dispose ainsi d’une capacité d’accueil permettant de recevoir plus d’un enfant sur deux, tandis que ce ratio tombe à un sur sept dans le 3ème arrondissement, le moins bien doté.
La stratégie municipale d’accueil de la petite enfance est peu formalisée, ce qui peut s’expliquer par la faiblesse des outils dont la ville dispose pour connaître, de façon documentée et fiable, les besoins des familles et des territoires. Cette faiblesse du pilotage contraste avec la qualité du service rendu par les établissements que la ville gère directement et son rôle actif dans la diffusion des bonnes pratiques auprès des équipements associatifs qu’elle subventionne.
Les dépenses de la ville relatives à la politique d’accueil de la petite enfance s’élèvent à 55 M€ environ, dont 7,5 M€ de subventions de fonctionnement aux crèches associatives. Après déduction des participations de la caisse d’allocations familiales et des familles notamment, la charge nette s’élève à 20 M€ environ. Soucieuse de stabiliser ses dépenses, la ville n’exploite pas suffisamment des leviers d’action comme les subventions et le conventionnement avec les secteurs associatif et privé, qui lui permettraient d’orienter le développement de l’offre.
Le renforcement annoncé de la préscolarisation permet d’espérer un allègement de la tension existante sur l’offre de garde du territoire communal. Seul un pilotage volontariste de la ville est cependant à même de développer cette offre et de réduire les disparités existantes au plan territorial.
RECOMMANDATIONS
Recommandation n° 1 :
Suivre et apurer régulièrement les autorisations de programme.
Recommandation n° 2 :
Abandonner le système particulier des autorisations de programme tel qu’il est pratiqué et revenir à une application conforme des textes légaux et réglementaires en matière de gestion pluriannuelle des investissements.
Recommandation n° 3 :
Mettre en conformité les documents budgétaires avec les dispositions de l’article R. 2311-9 du code général des collectivités territoriales afin offrir au conseil municipal une vision complète de l’état d’avancement des opérations et de l’échéancier prévisionnel des crédits de paiement.
Recommandation n° 4 :
Appliquer la réglementation relative aux provisions, notamment en évaluant financièrement les risques relatifs aux contentieux ouverts et en assurant leur suivi.
Recommandation n° 5 :
5-1 Passer en revue les prestations effectuées par les services de la ville afin de déterminer lesquelles sont assujetties à la TVA et les traiter comptablement et fiscalement comme telles ;
5-2 Régulariser la situation de la TVA collectée au titre de l’année 2010 et non reversée à l’Etat, en établissant les déclarations correspondantes.
Recommandation n° 6 :
Utiliser le compte 1632, opérations sur capital remboursable in fine – anticipation du remboursement, pour anticiper annuellement la charge de remboursement de l’emprunt obligataire souscrit en 2012.
Recommandation n° 7 :
Adopter un règlement financier formalisant l’ensemble des procédures de mise en œuvre des normes budgétaires, financières et comptables que doivent appliquer les services de la commune.
Recommandation n° 8 :
Mettre en place un service d’audit interne
Recommandation n° 9 :
Recentrer le rapport d’orientations budgétaires sur les questions budgétaires, développer les informations qu’il devrait contenir en faisant notamment état des engagements pluriannuels.
Recommandation n° 10 :
Organiser un contrôle matériel, en sus du contrôle sur pièces, de la bonne exécution du contrat et notamment du respect des niveaux de performances auxquels est astreint le partenaire par le contrat.
Recommandation n° 11 :
Procéder à la réception des ouvrages de manière très rigoureuse dès lors qu’à la date de l’acceptation de ceux-ci, la ville sera engagée de manière irrévocable avec le groupement d’établissements prêteurs, et ce à hauteur de 80 % des redevances financières.

Recommandation n° 12 :
12-1 Prévoir une part fixe de redevance supérieure à 8 M€ par an et une part variable assise sur l’ensemble des recettes réalisées au titre de l’utilisation du stade, et pas seulement de la billetterie.
12-2 Constituer des garanties de paiement de la redevance.
Recommandation n°13 :
Mettre fin aux mises à disposition irrégulières d’agents municipaux auprès de la Coop Ville de Marseille et Communauté urbaine ainsi que du Conseil mondial de l’eau.
Recommandation n°14 :
Etablir le rapport annuel prévu à l’article 62 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 détaillant les mises à disposition de personnels.
Recommandation n°15 :
Mettre fin au maintien en fonction irrégulier des agents employés au-delà de la limite d’âge légale.
Recommandation n°16 :
Appliquer aux agents de la ville la durée légale de travail.
Recommandation n° 17
Etablir de manière systématique et complète les conventions de dépôts d’œuvres appartenant à la commune.
Recommandation n° 18 :
Conditionner l’attribution des subventions communales au taux plein à l’accueil de l’ensemble des enfants concernés, sauf justification fondée sur des règles communes et des considérations de fait objectives.
Recommandation n° 19 :
19-1 Transformer les réunions d’attribution des places de crèches en commissions d’admission dont la composition et les dates de réunions seraient rendues publiques.
19-2 Informer de manière motivée les parents dont la demande de place en crèche n’a pu être satisfaite.
Recommandation n° 20 :
Mettre un terme au dispositif de mises à disposition irrégulières au titre des « services extérieurs de la ville » et lui substituer, le cas échéant, un dispositif tel que celui de la validation des acquis de l’expérience.
L'Hebdo Interco N° 891 du 27 mars 2014
CFDT le 26 mars 2014
L'Hebdo
L'Hebdo N° 891 du 27/03/14 - L'ère du numérique - Débat sur le vote électronique pour les élections professionnelles de 2014 - Promotion des lauréats de l'examen pro de rédacteurs - Fil orange N°6 "La victoire en surfant ?"

“LA SITUATION DE L'EMPLOI EST DRAMATIQUE”

“LA SITUATION DE L'EMPLOI EST DRAMATIQUE”

J'étais l'invité de Jean-Michel Aphatie hier matin sur RTL. Face au chômage il faut plus d'engagement à tous les niveaux. J'appelle aussi les politiques à se ressaisir.

UN MORATOIRE POUR LA PÉNIBILITÉ ? PAS QUESTION !

Depuis quelques temps, plusieurs organisations patronales ont revendiqué un moratoire sur les réformes, en cours ou à venir, qui pourraient contraindre les entrepreneurs. Une des cibles : les dispositions en faveur des salariés exposés à la pénibilité.
Dans notre pays, l’écart d’espérance de vie entre les catégories sociales est très élevée : près de sept ans. Comment ces organisations patronales peuvent-elle oser combattre un dispositif qui traite la question de l’injustice causée par la pénibilité du travail ? Comment peuvent-elles faire l’impasse sur la perte d’espérance de vie due aux expositions professionnelles et aux mauvaises conditions de travail ? C’est repousser toute équité sociale en refusant toute compensation, qu’elle favorise la réorientation professionnelle ou permette les départs anticipés.
Trop d’entreprises ne se sont pas adaptées pour traiter ou prévenir les effets de la pénibilité, notamment pour garder en leur sein les salariés les plus âgés. C’est pourtant le corollaire indissociable de l’allongement de la durée d’activité. Il s’agit ni plus ni moins de mettre en place des conditions de travail soutenables pour l'ensemble des salariés, y compris les jeunes en début de carrière. C’est ainsi que nous permettrons aux futurs salariés seniors de rester effectivementen emploi. C'est ainsi que nous réduirons les effets différés de la pénibilité.
Il est donc logique que les entreprises concernées participent à la prise en charge des  conséquences individuelles et sociales qu'elles génèrent. Le nier, c'est assumer que d'autres dispositifs, comme l'invalidité ou l'assurance chômage, s'en chargent alors que ce n’est pas leur finalité.
Le « compte personnel de prévention de la pénibilité » créé par la loi sur la réforme des retraites est une réponse à ces exigences.
C'est un mécanisme qui incite les entreprises à adapter les conditions de travail et les parcours professionnels au vieillissement des salariés. Il permet à chacun d'avoir enfin en temps réel une visibilité sur les expositions qu'il subit. Chaque salarié va pouvoir devenir acteur de sa propre prévention. Certes, il existait déjà une obligation de tracer les expositions, mais elle n'ouvrait aucun droit pour le salarié ni ne donnait lieu à aucune sanction pour les employeurs qui s'en affranchissaient (plus de la moitié).
Dire que ce compte va mettre à mal les efforts de prévention accomplis jusqu'ici relève d'un regrettable cynisme.
Les détracteurs du compte personnel de prévention de la pénibilité ont laissé passer l’opportunité de prendre leur place dans la construction d’un dispositif équitable. Les organisations patronales ont bloqué la négociation interprofessionnelle sur la pénibilité instituée par la loi Fillon de 2003 alors que les branches patronales les plus progressistes avançaient de réelles  propositions.
Certains syndicats critiquent le dispositif  au motif qu’il induirait une charge de travail pour les organismes de sécurité sociale. Certes, il n'est pas parfait. Il ne prend pas suffisamment en compte notamment les salariés ayant eu des expositions passées. Il demande un gros travail préparatoire à sa mise en place. Il devra probablement être adapté à l'usage.
Mais la CFDT ne peut pas accepter qu'au moment où s'élabore un pacte de responsabilité qui équilibre les conditions nécessaires au développement de l'emploi et les contreparties en matière sociale et de qualité du travail, la prise en charge de la pénibilité puisse être remise en cause. 

AVEC LES MILITANTS DE L’INSPECTION DU TRAVAIL, QUI CROIENT À LA RÉFORME

Ils sont une cinquantaine de militants du Syntef CFDT,  le syndicat national Travail-emploi-formation, lors de notre rencontre jeudi 20 mars. L’inspection du travail vit une réforme importante. Son but est de renforcer le travail collectif.
Ces militants soutiennent cette réforme. Selon eux, elle est porteuse d’une amélioration des conditions de travail des agents et d’une plus grande efficacité dans l’exercice de leur mission de service public d’inspection du travail. Je suis très sensible à ces deux questions : l’inspection du travail, dont nous avons plus que jamais besoin quand le chômage est très élevé, les problèmes d’emploi et de vie au travail aussi présents. Et puis les conditions de travail des agents qui mènent cette mission, sans quoi, il leur est impossible de faire leur travail correctement.
Les militants du Syntef m’ont dit combien, pour eux, les postures et conservatismes des autres syndicats ne répondaient pas à l’enjeu d’une plus grande présence sur le terrain de l’inspection du travail et du renforcement de son action. Même si le combat syndical est rude face à des attaques dignes d’une autre époque, les militants CFDT continuent de porter fièrement un syndicalisme d’engagement et de propositions. C’est une grande fierté de voir leur force de conviction et leur détermination.

Appel UNSA CFDT :une nouvelle voie pour l'Europe

Tract - Une nouvelle voie pour l'Europe

PUBLIÉ LE 18/03/2014 À 15H58par Information - Communication
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Pour une croissance durable et des emplois de qualité.
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