lundi 11 avril 2011

Thomas Piketty. Le système fiscal actuel n’est pas progressif mais régressif.

Vous portez un diagnostic sévère sur notre système fiscal et vous proposez une réforme profonde. Quelles en sont les mesures essentielles?
Thomas Piketty. Le système fiscal actuel n’est pas progressif mais régressif. Cela signifie que si l’on prend en compte tous les prélèvements on constate alors que le taux global d’imposition pèse plus sur les classes modestes et moyennes qui paient entre 40% et 56%, alors que les plus riches ne paient que 30% de leurs revenus. Partout en Europe, l’impôt sur le revenu rapporte entre 8% et 10% du PIB. En France, il ne rapporte que 2,5% du PIB. L’impôt sur le revenu est mité par les niches fiscales. La plupart des revenus du patrimoine échappent à la progressivité. L’essentiel des recettes fiscales provient des impôts indirects (TVA, taxes diverses) pour 220 milliards d’euros qui pèsent sur tous les consommateurs et accroissent l’injustice.
On ne peut plus réformer à la marge, il faut refonder entièrement le système fiscal en supprimant l’impôt sur le revenu et en fusionnant celui-ci avec la contribution sociale généralisée (CSG) qui est un prélèvement de 8% retenu à la source sur tous les revenus, avec une assiette large, sans niche fiscale. Nous proposons de refonder le nouvel impôt sur le revenu comme une extension de l’actuelle CSG avec un barème progressif.
Cette fusion est techniquement réalisable et permettrait de créer un impôt plus progressif et plus juste. Le prélèvement à la source n’est pas une solution miracle, mais il permet tout de même de simplifier la vie de millions de contribuables. L’aspect le plus aberrant du système actuel est que l’on commence par prélever 8% de CSG, soit environ un mois de salaire par an, puis un an plus tard, on reverse à plus de 8 mil-- lions de salariés la prime pour l’emploi qui représente un demi à un mois de salaire.
Dans le système que nous défendons, tout est fusionné en un unique prélèvement à la source, avec un taux réduit à 2% au niveau du Smic, soit une très forte hausse du salaire direct pour des millions de salariés. C’est tout de même plus satisfaisant que de recevoir un chèque avec un an de retard.
Véronique Descacq. La CFDT partage le constat sur l’insuffisante progressivité de l’impôt, sur le fait que beaucoup d’impôts pèsent sur la consommation et sont donc payés sans que le consommateur s’en aperçoive. La TVA n’est pas juste puisqu’elle pèse proportionnellement plus sur les revenus modestes.
Nous avons d’ailleurs traduit notre volonté de réforme fiscale dans la résolution votée au congrès de Tours en juin 2010, texte dans lequel nous demandons une progressivité accrue. Nous sommes aussi d’accord avec vous sur la complexité actuelle du système qui est devenu illisible pour la plupart de nos concitoyens. Il faut donc revaloriser l’impôt et réformer le système. Mais nous avons des réticences sur la fusion de l’impôt sur le revenu avec la CSG pour trois raisons. Actuellement, les 90 milliards que rapporte la CSG sont consacrés au financement de la protection sociale. Cette affectation risque d’être mise en danger par la fusion des deux prélèvements, l’Etat pourrait être tenté de rogner sur les ressources de la protection sociale. Deuxième réserve, pour la CFDT, la logique qui préside à l’impôt sur le revenu et la CSG n’est pas la même. Dans un cas, il permet la mise en œuvre de politiques économiques ; dans l’autre, il vise des objectifs de protection sociale. Quelle serait la marge de manœuvre des partenaires sociaux dans le cas d’une fusion ? Nous avons des craintes d’être privés d’outils et de moyens pour agir. Enfin, rendre le financement de la protection sociale progressif pourrait nous exposer, en germe, à un rejet des classes moyennes supérieures qui auraient le sentiment de supporter plus que les autres le poids des dépenses sans en bénéficier en retour. Ce senti discours de rejet de la mutualisation des risques. La CFDT ne veut pas lâcher la proie pour l’ombre.
T.P. Je comprends fort bien ces objections et la question de la sanctuarisation des fonds consacrés à la protection sociale est une vraie interrogation légitime. Mais, de mon point de vue, ce ne peut être une raison pour ne rien faire, et ne rien changer.
Le paritarisme et la protection sociale n’ont rien à gagner au dépérissement de notre système fiscal. On peut concilier la simplicité du système de prélèvement pour le contribuable et la sanctuarisation des dépenses sociales. La solution peut passer par la loi de financement de la Sécurité sociale qui affecterait un pourcentage des recettes… Je me souviens qu’à la création de la CSG, sous le gouvernement Rocard, certains craignaient qu’à moyen terme, on réduise le taux de prélèvement affecté à la protection sociale, ce qui n’a jamais été fait parce que les Français sont très attachés à ces dépenses sociales. Sur ces questions, il faut faire preuve d’imagination. On pourrait, par exemple, assurer le taux consacré à la protection sociale en imposant une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale sur le vote de la loi... On peut même, dans le cadre du prélèvement à la source, maintenir une ligne séparée sur le bulletin de salaire où apparaîtrait la part sociale.
V.D. J’entends bien que l’on puisse apporter des garanties, mais comment être sûrs que celles-ci soient pérennes? Les contraintes budgétaires de l’Etat sont fortes. Il est régulièrement tenté de récupérer des ressources gérées par les partenaires sociaux (dans la formation professionnelle par exemple), si bien que s’est installée une crise de confiance entre les partenaires sociaux et l’Etat.

Le Monde daté du 11 avril, publie sous ce titre un long entretien avec François Chérèque. L'occasion pour le secrétaire général de la CFDT de rappeler que le devoir des partenaires sociaux est d'apporter des solutions concrètes aux attentes des salariés


Le Monde daté du 11 avril, publie sous ce titre un long entretien avec François Chérèque. L'occasion pour le secrétaire général de la CFDT de rappeler que le devoir des partenaires sociaux est d'apporter des solutions concrètes aux attentes des salariés.


La CFDT, comme tous les syndicats, est confrontée aux tentatives d'infiltration du FN. L'exclusion est-elle la meilleure solution pour régler le problème ?






On peut faire de la politique et être adhérent à la CFDT à condition de ne pas avoir de double mandat. Mais être militant ou candidat FN et adhérent CFDT, ce n'est pas possible. Pourquoi ? Parce que l'article 1er de nos statuts pose le principe de l'égalité d'accès aux droits. L'appartenance à un parti qui revendique la préférence nationale est donc incompatible avec l'appartenance à la CFDT. Imaginez un syndicaliste de la CFDT qui ne négocierait dans son entreprise que pour les salariés français... Nous ne pouvons pas l'accepter ! Il existe d'ailleurs une jurisprudence de la Cour de cassation qui nous donne raison.






Comment expliquez-vous la poussée du FN ?






On voit se développer dans le pays un sentiment de frustration, qui rejaillit sur le débat public, et sur lequel s'appuie le Front national. Les salariés voient que les mécanismes à l'origine de la crise économique se sont très vite remis en place, que la répartition des richesses est encore plus injuste qu'avant la récession et que la situation des plus modestes ne s'améliore pas, au contraire. Ce n'est pas très compliqué dans ces conditions d'exploiter leur frustration à des fins politiques inacceptables.






Au sommet social de janvier 2009, en pleine crise, j'avais demandé au président de la République de prendre un certain nombre de mesures, en particulier de supprimer le bouclier fiscal et de passer un pacte avec les plus fortunés pour qu'ils participent à la lutte contre les dégâts de la crise. Nicolas Sarkozy a refusé. Ce refus, il est en train de le payer. Les salariés savent que l'effort n'est pas partagé.






Que pouvez-vous faire, alors que le syndicalisme français est l'un des plus faibles d'Europe ?






On a beaucoup comparé la dernière récession à la crise de 1929, qui a été suivie par une montée des nationalismes. Nous assistons au même phénomène un peu partout en Europe. Nous avons un devoir de pédagogie. Au lieu d'aller sur le terrain de ce populisme, il nous faut répéter que le repli n'est pas une solution. Il faut donner des réponses aux problèmes économiques et sociaux.






Notre devoir de syndicalistes consiste aussi à apporter des résultats concrets aux salariés, qui voient bien que la crise n'est pas finie. Le chômage n'évolue pas. Les quelques signes positifs recensés relèvent plus du traitement social ou statistique que d'une vraie tendance à la baisse. Et l'augmentation des prix des matières premières et de l'essence nourrit de fortes craintes sur le pouvoir d'achat.






Concrètement, que faire ?






Personne n'aurait parié un kopek sur l'agenda social 2011. Pourtant, les trois derniers accords que la CFDT vient de signer apportent des réponses à l'inquiétude sociale. L'accord sur les retraites complémentaires permet de les financer jusqu'en 2018, il garantit le pouvoir d'achat des retraités jusqu'en 2016 alors que celui-ci baisse depuis quinze ans, et il améliore les droits familiaux pour 80 % des retraités ayant trois enfants ou plus. Il répond à une forte angoisse sur l'avenir.






De même, l'accord majoritaire sur l'assurance-chômage maintient la possibilité donnée à un demandeur d'emploi d'être indemnisé à partir de quatre mois d'activité. Ce droit à une indemnisation rapide n'existe nulle part ailleurs en Europe, et il bénéficie d'abord aux jeunes. Nous avons été les seuls à signer et à nous engager en 2009. Tant mieux si d'autres nous ont rejoints depuis.






La nouvelle convention Unedic permet aussi aux seniors, surreprésentés parmi les chômeurs de longue durée, de bénéficier d'une indemnisation d'une durée de trois ans. Elle améliore enfin le sort des travailleurs saisonniers et celui des personnes qui cumulent une pension d'invalidité avec l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Or ces catégories sont celles qui sont le plus en difficulté actuellement.






Enfin, il y a l'accord fonction publique. Six syndicats sur huit l'ont signé. Il va permettre de titulariser 150 000 précaires. Ce n'est pas révolutionnaire, mais il me semble que les salariés veulent des réponses concrètes. Eh bien, en voilà ! Et si les politiques faisaient de même et s'occupaient un peu plus de social, cela irait mieux.






Voulez-vous dire qu'ils font trop de "com'" et ne sont pas assez sur le fond des dossiers ?


Je pense surtout qu'on ne répond pas à la frustration en rajoutant de l'angoisse et en divisant les Français, en se lançant dans un débat sur la laïcité et l'islam qui est une forme de détournement grossière.






De leur côté, les organisations syndicales ne peuvent pas se contenter d'un syndicalisme qui n'amène que de l'échec. La dénonciation, c'est une chose. Elle a été importante au moment du conflit des retraites. Mais il ne faut pas en rester là. Chacun doit prendre ses responsabilités. Je ne peux que me réjouir si d'autres syndicats nous rejoignent sur ces convictions.






Est-ce Bernard Thibault, votre alter ego de la CGT, que vous critiquez ?






Je ne vise personne en particulier. Je ne fais que tirer les enseignements du conflit de 2010 et de la situation sociale.


Dans quel état trouvez-vous le patronat ?






Il nous paraît assez divisé. Les grandes entreprises, à l'exception peut-être de celles de la métallurgie (UIMM), ne s'intéressent plus au dialogue social interprofessionnel. Elles signent des accords dans leur coin, elles ne jouent plus le rôle de moteur qui a longtemps été le leur, et le dialogue social se focalise sur les PME. Il faut le faire évoluer. Pour cela, l'idéal serait de mener à son terme la négociation sur les instances représentatives du personnel.






Le patronat ne peut pas camper sur le seul terrain de la gestion des institutions paritaires. Il doit aussi nous donner des preuves d'engagement sur le terrain social, sur l'emploi des jeunes comme sur le partage de la valeur ajoutée.






A l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), vous manifestez, ce samedi 9 avril à Budapest (Hongrie), contre les politiques d'austérité. A quoi cela sert-il ?






Les manifestations contre les politiques d'austérité sont importantes dans les pays où elles se déroulent. Aller manifester à Budapest pour une Europe sociale et pour une coordination des politiques économiques témoigne d'une forme de solidarité. Et cela revêt une signification particulière dans un pays où un parti nationaliste est au pouvoir.






Il me semble en outre que le projet franco-allemand de pacte de compétitivité s'est atténué depuis que les syndicats européens se sont mobilisés ensemble sur le sujet.






La CES tient son congrès en mai à Athènes. Quelle en est l'importance ?






John Monks, ancien patron du Trades Union Congress britanniques et secrétaire général de la CES, va céder la place à une Française, Bernadette Ségol, qui est secrétaire générale de la fédération belge des métiers de services, UniEuropa. Ce secteur professionnel est celui qui se développe le plus en Europe. La présidence de la CES va aller à l'Espagnol Ignacio Toxo, des Commissions ouvrières. Ces changements peuvent apporter une forme de rééquilibrage en faveur du syndicalisme latin, plus sensible à la dimension sociale de la construction européenne.






Propos recueillis par Claire Guélaud






























CSG et impôt sur le revenu : une fusion "risquée"










Que pensez-vous du projet du Parti socialiste pour 2012 ? C'est un travail sérieux, utile au débat démocratique et bienvenu, car il va nous faire sortir quelque temps des débats de personnes. Je suis intéressé par toutes ses mesures sociales, en particulier la priorité donnée à la jeunesse et le choix en matière d'enseignement (petite enfance et supérieur).






Je comprends le souci de redistribution fiscale des socialistes, même si je suis sceptique sur la fusion de la contribution sociale généralisée (CSG) et de l'impôt sur le revenu (IR). En revanche, il faut aller plus loin sur les mesures d'avenir et sur ce qui touche au développement durable.






Pourquoi êtes-vous réservé sur sa réforme fiscale ? Je ne suis pas réservé à ce sujet. Je pense au contraire qu'il est positif de répondre à l'injustice révélée dans le pays par l'affaire Bettencourt. Mais, sur la fusion CSG-IR, il y a deux risques importants : le premier est de voir les politiques au pouvoir, d'où qu'ils viennent, être tentés de puiser dans cette manne pour couvrir les besoins de l'Etat. Il faut donc flécher ce qui ira à la protection sociale L'autre risque est une progressivité trop forte du financement de la protection sociale, qui pousserait les classes moyennes supérieures à se tourner vers les assurances privées.






Le PS va rétablir le droit à partir à la retraite à 60 ans. N'est-ce pas ouvrir la boîte de Pandore ? Nous allons nous appuyer sur la remise à plat de 2013 pour défendre notre idée de réforme systémique. Toute majorité arrivant au pouvoir devra respecter ce rendez-vous. Il est possible de construire un système plus juste, qui règle la question des inégalités sociales d'espérance de vie et qui ouvre des possibilités nouvelles de choix et d'arbitrage.






La proposition du PS de renforcer la démocratie sociale vous satisfait-elle ? Les socialistes font, pour la première fois, de la démocratie sociale un complément de la démocratie politique. C'est une inflexion importante. Je suggère d'aller plus loin, en constitutionnalisant le rôle des partenaires sociaux, comme le fait l'Espagne.






Avez-vous été associé à la préparation du projet ? Pas le moins du monde, car ce n'est pas notre rôle. La CFDT répond présent à chaque fois qu'on lui demande de faire part de ses idées. Quant à moi, ma dernière rencontre avec la direction du PS remonte à avril 2010.






Propos recueillis par C. Gu.

samedi 9 avril 2011

Emploi des jeunes : des propositions intéressantes pour l’accompagnement



Emploi des jeunes : des propositions intéressantes pour l’accompagnement La cinquième séance de négociation sur l’emploi des jeunes, qui s’est déroulée le 7 avril, a permis de déboucher sur un projet d’accord concernant un accompagnement renforcé pour l’ensemble des jeunes. Tout d’abord pour les « décrocheurs », qui sortent du système éducatif sans aucun diplôme, le texte prévoit l’accompagnement de 20 000 d’entre eux par les missions locales. Ensuite pour les jeunes ayant intégré un cursus dans l’enseignement supérieur et rencontrant des difficultés à s’insérer professionnellement, le texte pose que 25 000 seront accompagnés en 2011 par l’Apec. Enfin, concernant les jeunes ayant un diplôme ou une qualification reconnu mais rencontrant difficultés récurrentes pour accéder à un emploi durable, ils seront 20 000 a être accompagnés par Pôle emploi. L’ensemble de ces mesures est évalué à 80 millions d’euros. La délégation CFDT considère que ce projet d’accord, est « une réelle avancée et conforte la place des partenaires sociaux comme force de propositions, sur la question de l’emploi des jeunes, dans un contexte compliqué où le chômage des jeunes s’inscrit dans la durée ». Ainsi, Laurent Berger, qui mène la délégation CFDT, s'est réjoui de cette « avancée pour les jeunes dans un contexte de tension politique et sociale : Le jour ou le président de la République estime qu'il faut des mesures contraignantes à l'égard des chômeurs, nous disons que c'est l'accompagnement qui est la solution ». La délégation CFDT s’est par ailleurs félicité que les termes même du projet d’accord reprennent la notion « d’accompagnement renforcé », calqué sur la CRP (convention de reclassement personnalisé). Cependant, la CFDT regrette que « sa demande concernant la création d’une allocation "primo-demandeur d’emploi" n’ait pas reçu un écho favorable ». Ce projet d’accord n’est qu’une étape dans la négociation sur l’emploi des jeunes, dont la prochaine séance, le 29 avril, sera consacrée notamment à l’alternance au logement.

vendredi 8 avril 2011

Circulaire BCRF1104906C - Congés annuels reportés automatiquement en cas d'arrêt maladie*

circulaire report congés pour maladie

Circulaire BCRF1104906C - Congés annuels reportés automatiquement en cas d'arrêt maladie*




En application d'une décision de la Cour de Justice de l'Union Européenne, un agent qui n'a pu prendre ses congés annuels en raison d'un arrêt maladie, se voit octroyer automatiquement le report des congés non-pris sur l'année suivante.
Les congés annuels qui n’ont pu être pris par un agent en raison d’un arrêt maladie doivent désormais être automatiquement reportés sur l’année suivante.


Jusqu’à aujourd’hui ce report n’était possible que sur la base d’une autorisation exceptionnelle du chef de service.
C’est le sens de la circulaire BCRF1104906C DGAFP datée du 22 mars 2011.

Cette substantielle modification intervient à la suite d’une décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne qui a jugé « qu’une règle nationale de prescription des congés annuels payés était incompatible avec l’article 7 de la directive (2003/88/CE) lorsqu’elle prive un salarié ou un agent public de la possibilité de prendre tout ou partie de ses congés annuels payés, alors qu’il a été placé en congé maladie sur la fin de la période de référence ».

Énoncée pour les agents de l’État, par homologie, cette prescription doit s’appliquer aux trois fonctions publiques.

Emploi des jeunes : des propositions intéressantes pour l’accompagnement


Emploi des jeunes : des propositions intéressantes pour l’accompagnement CFDT le 08 avril 2011 La cinquième séance de négociation sur l’emploi des jeunes, qui s’est déroulée le 7 avril, a permis de déboucher sur un projet d’accord concernant un accompagnement renforcé pour l’ensemble des jeunes. Tout d’abord pour les « décrocheurs », qui sortent du système éducatif sans aucun diplôme, le texte prévoit l’accompagnement de 20 000 d’entre eux par les missions locales. Ensuite pour les jeunes ayant intégré un cursus dans l’enseignement supérieur et rencontrant des difficultés à s’insérer professionnellement, le texte pose que 25 000 seront accompagnés en 2011 par l’Apec. Enfin, concernant les jeunes ayant un diplôme ou une qualification reconnu mais rencontrant difficultés récurrentes pour accéder à un emploi durable, ils seront 20 000 a être accompagnés par Pôle emploi. L’ensemble de ces mesures est évalué à 80 millions d’euros. La délégation CFDT considère que ce projet d’accord, est « une réelle avancée et conforte la place des partenaires sociaux comme force de propositions, sur la question de l’emploi des jeunes, dans un contexte compliqué où le chômage des jeunes s’inscrit dans la durée ». Ainsi, Laurent Berger, qui mène la délégation CFDT, s'est réjoui de cette « avancée pour les jeunes dans un contexte de tension politique et sociale : Le jour ou le président de la République estime qu'il faut des mesures contraignantes à l'égard des chômeurs, nous disons que c'est l'accompagnement qui est la solution ». La délégation CFDT s’est par ailleurs félicité que les termes même du projet d’accord reprennent la notion « d’accompagnement renforcé », calqué sur la CRP (convention de reclassement personnalisé). Cependant, la CFDT regrette que « sa demande concernant la création d’une allocation "primo-demandeur d’emploi" n’ait pas reçu un écho favorable ». Ce projet d’accord n’est qu’une étape dans la négociation sur l’emploi des jeunes, dont la prochaine séance, le 29 avril, sera consacrée notamment à l’alternance au logement. N.B. Photo : Olivier Clément Mots clefs associés à l´article: Chômage , Négociation , Insertion , Emploi , Jeunes Pôle emploi

Un Nouveau Patron à la DPU de la CUMPM

Ceci est une Lettre Ouverte que j'ai envoyé à notre Président Eugène CASELLI
Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre,
Que vous lirez peut-être,
Si vous avez le temps.
Je viens de recevoir,
Une drôle d'information,
Qui si elle est exacte,
Est plutôt préoccupante.
Etes-vous si loin de votre administration,
Que vous ne savez rien, ou presque, de vos cadres?

Ceci était, très modestement, à la manière de Boris Vian.
Lequel, lui aussi, était Ingénieur....Centralien : "Le monde est petit"!

Monsieur le Président,
La forme n'est sans doute pas protocolaire
( je vous présente mes excuses)
, mais il s'agit de réparer ce qui pourrait sembler être une injustice patente.
Voici ce, qu'à titre personnel, je propose à votre décision.
La lecture en est simple rapide et, je le souhaite efficace.
Avec tout mon respect.
Louisjbfabbri

Marseille, le 07 Avril 2011
Lettre ouverte au Président
Eugène CASELLI
De la Communauté Urbaine de
Marseille Provence Métropole
Ce matin, sur le journal marseillais : « La Provence », un tout petit article intitulé : 
« MPM sur la piste d’un nouveau
Responsable de la Propreté »
Alors, mon sang citoyen ne fait qu’un tour !
La lecture de l’article (en page 6) semble accréditer la thèse selon laquelle, seul un « Ami » du pouvoir local pourrait être retenu.
Et même que quelqu’un de précis est attendu.
(Ces deux hypothèses ne sont pas faites pour me réjouir, mais je continue…..)
Sans autre précision, sinon que l’arrivée d’icelui, en poste actuellement dans une autre collectivité, se ferait avant l’été. (Je pense, que l’on aurait pu ajouter  que cette arrivée était prévue pour 2011)
Nous (Mes amis et moi-même) connaissons une personne qui ferait parfaitement l’affaire.
Cette personne possède toutes les qualités nécessaires, pour gérer, au mieux, les intérêts de la collectivité.
C’est que la gestion de « l’énorme  Direction de la Propreté Urbaine » (plus de 2000 Agents) doit être soumise à bien des pressions !
Quelles seraient les caractéristiques et/ou  qualités que devraient posséder « Le Candidat idéal ? » :
Il faudrait, peut-être, qu’il soit tout à la fois :
·       Un énorme « bosseur »,
·       Un cadre en poste actuellement à la C.U.M.P.M.,
·       Un cadre des plus gradés de la Fonction Publique Territoriale,
·       Un Ingénieur Diplômé,
·       Un Homme incorruptible,
·       Mais aussi une personnalité forte, qui préfère la réforme au conflit,
·       Un Homme naturellement Humain,
·       Enfin un Homme disponible.
Mes amis et moi-même (mais toujours sans nous concerter) estimons que l’Homme dont vous avez besoin est très proche de vous.
Son Nom : « Gilles MOLMERET »
Ingénieur en Chef de Classe Exceptionnelle.
Pourtant, je suis conscient des inconvénients qui sont contenus dans cette longue liste de Qualités.
Avec tout mon respect, bien à vous.
Louis FABBRI


jeudi 7 avril 2011

Communauté Urbaine MPM: Calendrier des instances paritaires



Calendrier des instances paritaires de MPM



Commission Administrative Paritaire :
mardi 3 mai 2011 (avancement d'échelon - notation/évaluation - promotion catégorie B filière technique - positions administratives diverses)






Comité Technique Paritaire : mercredi 11 mai 2011 ; réception des dossiers à la DRH au plus tard le 31 mars 2011.




 Comité d'Hygiène et Sécurité : mardi 28 juin 2011









Comme nous vous l'annoncions après les élections aux CAP,CTP et CHS de fin 2008 :

 " notre programme d'action 2009 /2014 se situe dans la perspective de l'unité syndicale (CGT, UNSA , FSU, CFDT) contre le clientélisme des avancements d'échelons , de grade et des promotions internes et nominations lors des (nombreuses) modifications d'organigramme (souvent faites pour les personnes , et très peu pour améliorer le fonctionnement des services )... et pour l'amélioration de vos conditions de travail (matérielles , organisationnelles , répartition du travail ,etc..y compris les pressions psychologiques , le stress et le harcèlement {*} cf point du CTP correspondant d'octobre 2010 ) et l'amélioration des rémunérations , en particulier de ceux qui sont le plus oubliès et mal traités : ils se reconnaîtrons!

N'hésitez pas à vous servir par notre intermédiaire de cet outil mis à votre disposition .