mardi 8 mars 2011

COMMENT COMPRENDRE LA PSEUDO-DECOUVERTE DE LA COLERE DES EXPLOITES MAGHREBINS


Abdelatif LAABI , Prix Goncourt de la poésie






Il est ahurissant de constater, qu'il y a cinq ans déjà, notre Diplomatie: le minitère des Affaires Etrangères, savait que le Maghreb se débarasserait de ses "chefs de tribus" et que la peur de l'islam n'arrêterait en rien le processus démocratique!

24 février 2005 Abdelatif LAABI , Prix Goncourt de la poésie

Pour le Centre d’Analyse et de Prévision
Du Ministère Français des Affaires Etrangères


A/S : la démocratisation du Moyen Orient est incontournable, malgré la montée des islamistes.

Les réticences affichées en France devant la politique de démocratisation du Moyen Orient
soutenue par Washington au moment de l’intervention militaire en Irak sont de trois ordres :

1) Les régimes autoritaires laïques paraissent le meilleur rempart devant la menace islamique
et des élections prématurées entraîneraient une victoire islamiste.
2) le principe de souveraineté interdit de remettre en cause les régimes : il faut plutôt les
encourager à se réformer et mieux respecter les droits de l’homme, en attendant qu’une
sécularisation autoritaire ait produit ses effets et que les sociétés soient mûres pour la démocratie.
3) la politique américaine de démocratisation masque en fait une volonté de puissance et ne
rencontre qu’hostilité dans l’opinion publique du Moyen Orient.


Or les évènements récents au Moyen-Orient remettent de plus en cause ce
schéma et nous risquons de nous trouver en décalage par rapport à l’évolution de la situation.
1) les régimes laïques autoritaires ont failli :
Ils aggravent les tensions et ne sont plus un rempart contre une islamisation qui
se donne de plus en plus les couleurs de la démocratie (Tunisie, Arabie saoudite, Jordanie,
Egypte).


Ils sont un obstacle au développement économique du fait de la corruption des élites
dirigeantes qui très souvent bloquent et l’émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux et
l’investissement étranger.

Ils font volontiers alliance avec un islam conservateur même s’ils
s’opposent aux signes extérieurs de cet islam (interdiction du voile en Tunisie).
Ils ne peuvent trouver de légitimité qu’en jouant sur un nationalisme souvent
anti-occidental (Syrie) même si les dirigeants prétendent entretenir les meilleures relations
avec leurs homologues européens et français en particulier (Algérie, Egypte).
2) Le principe de la démocratie est populaire :
Les élections en Afghanistan, Irak et Palestine (voire aussi en Arabie saoudite)
montrent que même dans des conditions difficiles les gens veulent voter et vont voter. Même
s’ils ne se font pas d’illusions sur la suite, c’est le principe de la conditionnalité et de
l’alternance du pouvoir qu’ils affirment.
3) Les islamistes changent :
Les élections ne conduisent pas à un triomphe de l’islamisme radical mais
poussent au contraire les mouvements islamistes au compromis sur la question de l’alternance
et de la démocratie. Le concept d’ « Etat islamique » n’est plus à l’ordre du jour, par contre le
nationalisme passe au centre de leurs préoccupations (Hamas). Sur le long terme, c’est la voie
turque qui se profile. Les penseurs de l’islamisme ont d’ailleurs évolué (de Ghannouchi à
Khatami).
4) L’anti-américanisme ne veut pas dire le rejet de la démocratisation :
Il y a certes un sentiment violemment anti-américain, fondé plus sur le
nationalisme que sur le sentiment religieux, mais cela ne suffit pas à délégitimer la
démocratie.

Au contraire, bien des intellectuels nationalistes prennent au Maghreb le chemin
du dialogue avec les ambassades américaines.

Quant au Moyen-Orient, la pression pour la démocratisation est récupérée par des forces qui ne sont pas pro-américaines.
L’erreur des Américains a été de présenter une démocratisation abstraite (l’Autorité Provisoire en Irak), et illégitime aux yeux de la population.
Mais il suffit que la demande de démocratie soit récupérée par des forces nationalistes et/ou religieuses pour qu’elle trouve une légitimité politique, comme on le voit en Irak.
Or c’est cette tendance qui paraît dominante aujourd’hui (y compris au Liban).

C’est l’imbrication entre nationalisme (ou simplement patriotisme) et
démocratie qui permettra à cette dernière de s’enraciner et de limiter l’islamisme.

Les Américains ont du mal à reconnaître le nationalisme des autres, ce qui explique les errements
en Irak (mettre plus d’un an à reconnaître que des élections ne peuvent que porter les chi’ites
au pouvoir) : mais le refus de Bush de repousser les élections en 2005, malgré les demandes
pressantes de ses alliés arabes sunnites, a donné une cohérence à sa politique.

Même si la démocratie à l’américaine apparaît abstraite, sa mise en oeuvre aboutirait paradoxalement à une légitimation du nationalisme, voire de l’islam. Le message sur la démocratisation est en train de passer (il faut aussi ajouter les exemples de la Géorgie et de l’Ukraine).
Le danger est donc de voir Washington, tout honnis soit-il dans l’opinion arabe, apparaître comme le seul défenseur de la démocratie.
Bien sûr la politique américaine est pleine de contradictions et d’effets pervers, et les néo-conservateurs ont perdu en 2005 l’initiative au profit d’un Département d’Etat moins soucieux de démocratisation.
Mais il faut désormais associer notre discours sur la souveraineté à une défense et une promotion de la démocratie, seul moyen d’enraciner la souveraineté nationale dans la volonté populaire et de réduire les identifications supranationales (comme l’islamisme ou le pan arabisme) qui sont déstabilisatrices pour l’équilibre régional.

O Roy.

Espérons donc, que ces populations délivrées puissent vivre de, manière apaisée.

Cotisations – Régisseurs de recettes

Réponse ministérielle régisseur indemnité de fonction


Cotisations – Régisseurs de recettes







Les indemnités de responsabilité et leurs éventuelles majorations, qui sont versées aux régisseurs de recettes et aux régisseurs d'avance en fonction du montant des sommes qu'ils manient, sont assujetties dans les mêmes conditions que les primes dont peuvent par ailleurs bénéficier ces agents.


Ainsi, pour les agents fonctionnaires de l’État par exemple, ces indemnités sont soumises à contribution sociale généralisée (CSG), contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), et cotisation de retraite additionnelle de la fonction publique.


Références : QE de Marie – Jo Zimmermann, JO de l’Assemblée nationale du 1er mars, n° 63920






Libellés : RAFP, Retraite

dimanche 6 mars 2011

Depuis le 1er janvier 2011, l'allocation équivalent retraite (AER) est supprimée. Résultat : 30 000 demandeurs d'emploi seniors par an sont désormais contraints de vivre dans la précarité

tract-retablir-une-allocation-equivalent retraite
http://www.cfdt.fr/content/medias/media31191_vPMdtzursTaDZRx.doc

Les droits des femmes sont un droit de l’homme:S’ils n’agissent pas en faveur de l’égalité professionnelle,les employeurs seront sanctionnés financièrement au 1er janvier 2012.





2011 est une année particulière. S’ils n’agissent pas en faveur de l’égalité professionnelle,



les employeurs seront sanctionnés financièrement au 1er janvier 2012.

La CFDT se saisit de cette occasion exceptionnelle pour négocier et obtenir des avancées


"Pas besoin d'en arriver là pour construire l'égalité !" 15/02/2011 L'action syndicale paye : la CFDT favorise l'égalité hommes-femmes 18/01/2011.
 Tract - Pour construire l'égalité hommes / femmes, agissons avec la CFDT ! 22/02/2011


Depuis un siècle, le 8 mars est la date de célébration de la Journée internationale des femmes partout dans le monde. Non que le combat pour l’égalité des droits soit l’affaire d’une journée ou d’une frange de la société. Mais parce qu’il permet à chacun de faire le point sur le chemin parcouru.






Avec le temps, les avancées obtenues dans nos sociétés occidentales peuvent parfois nous apparaître naturelles. Or ces acquis – droit de vote, droit à la propriété, droit à un travail rémunéré, droit à l’avortement – ne doivent pas être minorés. Ils sont le fruit de batailles sociales, syndicales et féministes qui ont forgé nos socié­tés contemporaines. Dans d’autres endroits du monde, où les droits des femmes ne sont encore qu’un rêve, ces acquis sont regardés en modèle.






Les conflits armés, les exactions dont sont victimes chaque année des milliers de femmes ne peuvent nous laisser indifférents. Ils nous rappellent à notre devoir moral : porter haut les fondements mêmes de la dignité humaine pour en faire des valeurs universelles. Oui, la journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante d’actualité. En témoigne la création, il y a quelques jours à New York, de l’agence Onu Femmes. Cette entité, dirigée par l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, est primordiale à un moment où des aspects du débat sur la condition féminine au sein des Nations unies sont gelés par crainte de régression.






Par-delà son aspect international, le 8 mars est aussi pour la CFDT l’opportunité de revenir sur notre combat syndical quotidien en vue d’obtenir une meilleure prise en compte de l’égalité dans les entreprises et les fonctions publiques. La loi portant réforme des retraites nous impose une nouvelle date butoir. Au 1er janvier 2012, les entreprises n’ayant pas conclu un accord sur l’égalité professionnelle ou mis en place un plan d’action afin de résorber les inégalités seront financièrement sanctionnées. Nous pouvons regretter les insuffisances d’un tel dispositif. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’agir.






Ce 8 mars 2011 est l’occasion de faire d’une nouvelle obligation légale un levier de négociation au sein de l’entreprise. Au moment où s’ouvrent les négociations annuelles obligatoires, cela vaut le coup de s’en saisir. Ne laissons pas, au prétexte d’un désaccord sur la forme, passer l’opportunité de faire avancer ce pour quoi nous nous battons depuis tant d’années. 




tract journée du 8 mars 2011

A la veille du 8 mars, Journée internationale des femmes, agissons avec la CFDT pour l'égalité homme / femme !






samedi 5 mars 2011

Concernant la réhabilitation du Vieux-Port de marseile....

Voci le point de vue circonstancié de "Rue 89", nous vous laissons libres de votre opinion.
        Il est ennuyeux, pourtant, de constater que le choix désignant le gagnant de ce concours ait été désigné bien avant que le vote ait lieu!!!
                 Mais sans doute suis-je incorrigiblement Naïf !


                     Document Rue 89

A Marseille, la piétonisation du Vieux-Port n'a pas eu sa chance

Le Vieux-Port selon le projet Vezzoni (DR).
Ce devait être le projet du siècle, celui qui révolutionnerait le cœur historique de Marseille. La semi-piétonisation du Vieux-Port avait été annoncée début 2008, pendant la campagne des municipales, par les deux camps, à grand renfort de surenchère.
Moins de deux ans plus tard, le concours de maîtrise d'œuvre est lancé, aidé par un coup de pouce du destin : la désignation de Marseille comme capitale européenne de la culture pour 2013.
Mercredi, le lauréat a enfin été dévoilé, après un pseudo-suspense de six semaines. Il s'agit de l'équipe Michel Desvigne-Norman Foster.
Le grand paysagiste français s'est associé à l'architecte britannique, prix Pritzker, auteur du viaduc de Millau, du Carré d'art de Nîmes et de deux remarquables bâtiments à Londres : l'hôtel de ville et la Swiss tower, en ogive. Un grand nom de l'architecture à accrocher au blason parfois peu reluisant de Marseille, qui pourrait s'en plaindre ?
Sauf que ce projet n'est pas celui choisi par le jury du concours le 6 octobre. Il lui avait préféré, à une voix, le dossier présenté par une architecte marseillaise, Corinne Vezzoni, elle aussi associée à de grands noms, mais moins médiatiques : l'architecte urbaniste Christian Devillers et les Hollandais West 8.
Un maître d'ouvrage qui ne suit pas l'avis d'un jury, ce n'est pas une première et c'est totalement légal. A cette nuance près que dans le cas marseillais, les jeux semblaient être faits dès le départ.

Un juré : « Des consignes données aux élus »

Le 6 octobre, les quinze membres de la commission d'appel d'offres ont à voter pour quatre projets anonymes, désignés par quatre lettres. Mais comme toujours dans les concours, l'anonymat est tout relatif. Un membre du jury, architecte, raconte :
« Rapidement, le projet Vezzoni fait la différence, parce qu'elle piétonnise ! Le cœur de son discours, c'est que toutes les villes qui ont essayé de reconquérir leur centre ancien sont plébiscitées par tout le monde.
Son projet est plus ambitieux que les autres. Toutes les expériences montrent qu'il y a un moment difficile, celui du changement d'habitudes et puis c'est le succès. »
Mais il y un autre son de cloche :
« A l'entrée dans la salle, on m'a dit : “Ça va de soi, c'est le projet D” », rapporte cet autre juré, un politique.
Le projet D c'est celui de Desvigne-Foster.
« A l'évidence, des consignes avaient été données pour que les élus votent pour ce projet. Le choix du projet B [Vezzoni] était impensable, ils étaient persuadés que tout était noyauté. Mais il y a eu des grains de sable… »
Au deuxième tour, contre toute attente, c'est la Marseillaise qui l'emporte, huit voix contre sept.
« Il y a eu flottement et panique dans les rangs. Ceux qui avaient voté pour Vezzoni étaient très surpris. On n'y croyait pas… »
Un grand oral « d'explications » techniques est alors convoqué le 20 octobre. Mais selon plusieurs témoignages, les questions sont très orientées.
« Le rapport technique arrivait à dire que seul le projet Desvigne-Foster tenait la route », s'insurge un observateur.
« Il a été fait par un groupe de travail de 80 personnes, dont 40 ont été désignées par la ville de Marseille. Il suffisait de regarder les dossiers des candidats pour se rendre compte que ce rapport c'était de la blague. Dès le début, la ville voulait Foster et tout a conduit à ça ! »

Le maire Gaudin ne veut pas de la piétonisation du Vieux-Port

Le lendemain, dans le journal La Provence, Eugène Caselli, le président (PS) de la communauté urbaine, maître d'ouvrage, fait savoir du bout des lèvres qu'il n'est pas obligé de suivre l'avis du jury mais qu'il réserve sa décision.
Il faut lire entre lignes. Car c'est sur ce dossier qu'a été scellée l'entente fragile entre la mairie de Marseille (UMP) et la présidence socialiste de la communauté urbaine (dont la majorité tient de l'équilibrisme). Et du projet Vezzoni, qui sort la voiture du Vieux-Port, Jean-Claude Gaudin ne veut pas en entendre parler.
Quelques jours plus tard dans le même journal (le 6 novembre), il déclare :
« Le projet doit faire l'objet d'un consensus avec le maire de Marseille. Je pense qu'on choisira le projet qui nous plaît, pas celui que certains essaient de nous imposer. »
Sur ce point, il trouve un allié inattendu en la personne de Patrick Mennucci, maire (PS) du secteur Vieux-Port, qui estime dans la même lignée qu'il n'aurait jamais accepté un projet qui consisterait à piétonniser complètement et donc à bloquer le centre.

Un proche du dossier : « C'est comme ça, c'est Marseille… »

Le parti-pris Desvigne-Foster, que seul le jury est censé connaître à ce jour (il ne sera dévoilé que lundi lors d'une conférence de presse), aurait le double avantage de ne pas révolutionner le site à l'échéance 2013, un an avant les municipales. Il y associerait des ombrières, du mobilier urbain qui est la signature de Foster, en plus d'un nom prestigieux.
La place de la Fraternité selon le projet Vezzoni (DR).
Le hic dans cette affaire : Eugène Caselli endosse seul la décision de ne pas suivre le choix du jury. Ce qui n'a pas échappé au député Renaud Muselier, premier vice-président (UMP) de la communauté urbaine, auquel le socialiste a soufflé la présidence :
« Je suis toujours très surpris quand le président d'une institution va à l'encontre d'un jury… »
L'histoire retiendra-t-elle que c'est lui, Caselli, qui a peut-être manqué le rendez-vous de Marseille avec son avenir urbain ? « Je crains que l'histoire ne retienne rien », répond un proche du dossier et fin connaisseur de la ville.
« La tranche prévue après 2013 jusqu'en 2020 ne sera jamais réalisée. »
Et d'ajouter, dépité :
« Je pense que c'est une catastrophe d'avoir fait ce choix. Le projet Vezzoni devenait en lui-même une attraction de la capitale européenne de la culture en 2013 et faisait participer la population. Mais c'est comme ça, c'est Marseille… »
Tout ce qu'on peut souhaiter à présent c'est que les quatre projets fassent l'objet d'une présentation publique afin que chacun puisse se faire sa propre idée.
► Corrigé le 18/11/10 à 17h20. Le dernier intertitre, injustement attribué à Renaud Muselier, est modifié.
Illustrations : le Vieux-Port selon le projet Vezzoni (DR) ; la place de la Fraternité selon le projet Vezzoni (DR).