jeudi 14 mars 2013

collaborateur de cabinet:le juge de l’excès de pouvoir n’exerce qu’un contrôle minimum sur la décision mettant fin à ses fonctions



Par B. Menguy
Publié le 13/03/2013
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Le juge de l’excès de pouvoir n’exerce qu’un contrôle minimum sur la décision mettant fin aux fonctions d’un collaborateur de cabinet, même lorsqu’elle est prise par un adjoint au maire.
Lorsqu’une autorité territoriale met fin aux fonctions d’un collaborateur de cabinet, le juge de l’excès de pouvoir contrôle seulement que cette décision ne repose pas sur un motif matériellement inexact, ou une erreur de droit, ou n’est pas entachée de détournement de pouvoir. En l’espèce, le maire de la commune qui avait recruté l’intéressé comme collaborateur de cabinet, a été placé en détention provisoire. Or, une telle absence constitue un empêchement autorisant le premier adjoint dans l’ordre des nominations, à prendre les décisions relevant de la gestion des effectifs communaux, notamment le licenciement d’un collaborateur de cabinet. En l’occurrence, dans un contexte notamment médiatique difficile lié à l’incarcération du maire dans le cadre d’une affaire immobilière, l’adjoint a entrepris une politique de communication dans l’intérêt communal. Bien que ses qualités d’efficacité ne soient pas remises en cause, le requérant a toutefois eu une attitude incompatible avec la politique de communication ainsi entreprise. Une telle divergence d’objectifs concernant la politique de communication entre le responsable de l’exécutif communal et son collaborateur du cabinet constitue une perte de confiance et justifie à ce titre le licenciement en litige.
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Agir pour l’emploi en Europe



PUBLIÉ LE 13/03/2013 À 17H08par M.-N.E.
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Pour soutenir l’accord du 11 janvier 2013 et appeler à un changement de cap en France et en Europe en faveur de la croissance et de l’emploi, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l’Unsa diffuseront un tract aux salariés le mercredi 13 mars, dans le cadre de l’action de la CES, à la veille du sommet européen.
À la veille du Conseil européen des 14 et 15 mars, quelques centaines de militants de la CFDT et des autres organisations signataires de l’Ani du 11 janvier, la CFTC et la CFE-CGC, accompagnées de l’Unsa, se sont rassemblés le 13 mars vers midi au pied des marches de la Grande Arche de la Défense, à Paris. Un appel a été lancé pour que l’emploi figure au premier rang des politiques européennes et nationales. Les dirigeants syndicaux Laurent Berger, Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Philippe Louis (CFTC) et Luc Bérille (Unsa) ont distribué des tracts demandant aux chefs d’État et de gouvernement européens le desserrement des calendriers de retour à l’équilibre budgétaire, des engagements en matière d’emploi et d’investissement pour l’avenir. L’accord de sécurisation de l’emploi, résumé dans ses grandes lignes sur le tract, est exemplaire d’un dialogue social qui permet de construire des solutions face à la crise, ont expliqué les leaders des quatre organisations. Des manifestations intersyndicales du même type se sont déroulées à Paris, à la gare Saint-Lazare, où une délégation CFDT, emmenée par Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe, a distribué des tracts le matin, et dans les principales villes françaises.

Un accord compétitivité emblématique chez Renault



PUBLIÉ LE 11/03/2013 À 16H27par Jérôme Citron
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Après des mois de négociation, la CFDT de Renault a décidé de signer l’accord compétitivité.
« Ce texte permet de préserver l’emploi et les sites industriels, explique le délégué syndical CFDT Fred Dijoux. En contrepartie des efforts demandés aux salariés, notamment en matière de temps de travail, la direction s’est engagée à garantir un niveau de production à même de pérenniser l’activité de l’ensemble des établissements. »
La direction doit corriger le tir
Si les militants ont pris leurs responsabilités, ils tiennent cependant à souligner que cet accord signe avant tout l’échec de la stratégie du groupe menée depuis plusieurs années. « Nous acceptons aujourd’hui de faire des efforts en matière de compétitivité coût parce que la direction a failli sur les autres dimensions de la compétitivité,explique Fred Dijoux. Elle doit à présent tirer les enseignements de la crise actuelle en donnant à la marque Renault les moyens de se développer. Cela passe notamment par une remise en question de sa stratégie low-cost et par une nouvelle approche de l’alliance avec Nissan. »
La CFE-CGC et FO ont fait savoir qu’elles signeraient cet accord. « Nous serons vigilants à ce que la nouvelle organisation du travail se mette en place avec la plus grande concertation dans les sites concernés, prévient la CFDT. L’augmentation du temps de travail qui vient d’être actée doit constituer l’occasion d’alléger les postes les plus durs. »

Un syndicaliste spécialiste de l’énergie à la tête de l’Ademe


Publié le 13/03/2013
Par A. l'AFP




Un ex-syndicaliste spécialiste des questions d'énergie, Bruno Léchevin, a été nommé officiellement mercredi 13 mars 2013 en Conseil des ministres à la tête de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).


L’actuel délégué général du Médiateur de l’énergie, âgé de 61 ans, prend ainsi la tête de cet établissement public d’un millier de salariés qui joue un rôle très important dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’environnement et d’énergie, en offrant expertise et aide au financement de projets.
Bruno Léchevin a occupé de nombreuses fonctions au sein de la CFDT dans les fédérations Gaz-Electricité, et Energie-chimie. Il avait été nommé en 2000 commissaire au sein de la Commission de la Régulation de l’énergie, puis en 2008, il avait rejoint les services du Médiateur national de l’Energie.
M. Léchevin (*)  remplace à ce poste François Loos, qui y avait été nommé en 2011.

(*) Amateur de pinard ?

mercredi 13 mars 2013

Calendrier Métropolitain Aix Marseille et transferts des personnels :2015 ou 2017?



L'arrété de création de la Communauté Urbaine MPM datait du 7 juillet 2000 et les personnels (3200 agents )on été transférés à compter du 1er janvier 2002 sur toute la durée de l'année .
 Les élections CAP /CTP/ CHS ont eu lieu en novembre 2002 .soit 2, 5 ans après la date de création de lma Communauté urbaine (la CFDT était la 2ième organisation élue avec près de 40% des voix  au CTP  de MPM en 2002 avant le départ massifs  des agents de la propreté à la FSU/SDU13 lors de la réforme des retraites de 2003  )$

Le projet de loi (article 94-(*)- ) actuel prévoit la création de l'AMP le 01/01/2015 , mais les transferts ou restitutions de compétences aux communes se feront dans le délais de 6 mois après la 1ère réunion de l'assemblée :
Donc les transferts définitifs et complets des  personnels (environ 5500 agents ) ne seront pas effectifs  avant 2016 (plutôt fin 2016 ndlr)... .
Les élections CAP CTP CHS , ne pourra avant la fin 2016 (voire 2017 ndlr )  .


rappelons d'ailleurs que les renouvellements généraux  dans la territoriale et l'Etat sont prévus pour 2018 (décret 2011-2010) , donc pour les personnels de l'APM il n'est pas ecrtain que les élections ne se fassent avant 2018 .....(les paris sont ouverts ....?)
"

(*) Article 94
Il est inséré au titre Ier du livre II de la cinquième partie du code général des collectivités
territoriales un chapitre IX ainsi rédigé :
« CHAPITRE IX
« METROPOLE D’AIX-MARSEILLE-PROVENCE
« Section 1
« Création
« Art. L. 5219-1. - I. - Il est créé au 1er janvier 2015 un établissement public de coopération
intercommunale dénommé métropole d’Aix-Marseille-Provence. Il se substitue à la communauté  urbaine Marseille Provence Métropole, la communauté d'agglomération du Pays d'Aix-en-Provence,
la communauté d'agglomération Salon Etang de Berre Durance, la communauté d'agglomération du
Pays d'Aubagne et de l'Etoile, le syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence et la
communauté d'agglomération du Pays de Martigues.
165/204
« Un décret en Conseil d’Etat fixe :
« - le siège de la métropole d’Aix-Marseille-Provence ;
« - le nombre des sièges au sein de l’organe délibérant et leur répartition entre les communes
membres.
« II. - La métropole d’Aix-Marseille-Provence est soumise aux règles applicables aux
métropoles, sous réserve des dispositions du présent chapitre et des autres dispositions législatives qui lui sont propres.
« III. - L’ensemble des compétences transférées par les communes aux établissements publics
de coopération intercommunale intégrés dans le périmètre de la métropole d’Aix-Marseille-Provence sont exercées sur l’ensemble de son périmètre ou, si l’organe délibérant de la métropole d’Aix-Marseille-Provence le décide dans un délai de six mois à compter de sa première réunion, font l’objet d’une restitution aux communes.
« IV. - Toutes modifications ultérieures relatives au nom de la métropole
d’Aix-Marseille-Provence, à l’adresse du siège, à la désignation du comptable public, au transfert de compétences supplémentaires ou à une extension de périmètre relèvent d’un arrêté préfectoral.



Effectifs et salaires (article de la Gazette des communes) : les tableaux comparés des trois fonctions publiques


Par M. Doriac
Publié le 12/03/2013


"La Gazette" a croisé et commenté différents tableaux sur la FPT, la FPH et la FPE issus de l’étude Emploi et salaires 2013 de l’Insee rendue publique début mars.
Avec un effectif en hausse de 1,7 million d’agents recensés en « personnes physiques » en 2010, la fonction publique territoriale arrive désormais en tête des effectifs de fonctionnaires devant l’Etat, où l’Insee a recensé 1,5 million d’agents.
Les hôpitaux publics emploient, eux, près de 900 000 « équivalents temps pleins » , un effectif qui lui aussi augmenté depuis cinq ans.
Ces évolutions s’expliquent, pour la territoriale, par les transferts de personnel de l’Etat vers les collectivités. Dans les établissements publics hospitaliers, ce sont les emplois intermédiaires de personnels soignants et administratifs qui ont gagné du terrain. Ces évolutions doivent être interprétées avec précaution car elles incluent nombre de temps partiels, notamment dans la territoriale.

1 ) L’évolution des effectifs dans la FPT, la FPE et la FPH

Des chiffres à manier avec précaution – 
Dans la fonction publique territoriale, 1 697 000 « personnes physiques » occupaient un emploi en 2010, d’après l’étude Emploi et salaires 2013 de l’Insee.
Parmi elles, 81 % étaient titulaires au lieu de 80 % en 2005. Le nombre des personnes occupant un emploi statutaire est ainsi passé de 1,162 million en 2005 à 1,372 million en 2010, selon la publication 2013 de l’étude « Emploi et salaires » de l’Insee.
Cette évolution, mesurée en « personnes physiques », doit être analysée avec précaution, comme l’a souligné un récent rapport du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.
La part importante occupée par les temps partiels et temps non complet dans les collectivités, les communes en particulier, devrait inciter à mesurer les effectifs en « équivalents temps plein » (EQTP).
Ils représentent en effet plus du quart des emplois territoriaux.
Les communes perdent du terrain en tant qu’employeurs - 
Cette réserve faite, la croissance des effectifs évaluée en « personnes physiques » à 3,1 % par an depuis 2000, a été, selon l’Insee, plus faible pour les communes (+ 1,1 %).
La moitié de l’augmentation est due aux transferts d’agents des collèges et lycées et des routes aux départements et aux régions. Ces dernières ont ainsi vu leurs effectifs passer de 10 000 à 80 000 agents entre 2000 et 2010.
Si les transferts n’ont pas eu d’incidence sur la répartition des agents par catégorie, ils en ont eu sur la répartition des effectifs par types de collectivités : les communes n’employaient plus que 56 % des agents territoriaux en 2010, pour 64 % en 2005.
Plus de contractuels en nombre, moins en proportion - 
Dans les collectivités, les postes titulaires sont occupés à 58 % par des femmes et l’âge médian s’élève à 45 ans (44 ans avec les non titulaires, soit quatre ans de plus que dans le secteur privé où l’âge moyen est de 40 ans).
La proportion des non titulaires a diminué de 1 % pour passer de 20 à 19 %. Mais leur effectif s’est élargi à 325 000 « personnes physiques », soit 31 000 contractuels de plus qu’en 2005.
Si les femmes occupent 68 % de ces postes précaires, l’ensemble des contractuels, globalement plus jeune que les titulaires, n’a en moyenne que 37 ans.
L'emploi dans la fonction publique territoriale en 2005 et en 2010
Les effectifs de l’Etat en baisse après les transferts - 
Dans la fonction publique de l’Etat, où la moyenne d’âge est de 43 ans, l’Insee a recensé 1,509 million de « personnes physiques » en 2010.
Cinq ans plus tôt, elles étaient 1, 865 million.
91 % sont titulaires et près de deux sur trois font partie de la catégorie A. Les temps partiels représentent 11 % des emplois de l’Etat et les non titulaires 16 %.
Comme dans la territoriale, le poids des contractuels s’est réduit proportionnellement d’un point.

Des changements structurels à la clé – 
Principale explication à cette diminution conséquente de 356 000 agents de l’Etat, le transfert de 185 000 agents vers les établissements publics, après la loi d’autonomie des universités de 2007 et de 135 000 agents vers les départements et régions.
La différence (36 000 agents) représente les suppressions de postes sur cinq ans. Durant cette période, le poids des catégories A et B s’est accru chez les titulaires, avec la fin de l’intégration des instituteurs de catégorie B sur des postes de professeurs des écoles de catégorie A, le reclassement, en 2006, de 100 000 gardiens de la paix en catégorie B, et l’intégration des agents « techniciens ouvriers spécialisés » dans les collectivités.
Ces transferts massifs de personnels majoritairement masculins expliquent la féminisation grandissante des effectifs de l’Etat (59 % de femmes en 2010, soit 2 % de plus qu’en 2005), plus particulièrement en catégorie C.
L'emploi dans les services civils de l’Etat en 2005 et 2010
Progression des métiers intermédiaires à l’hôpital - La fonction publique hospitalière compte ses forces vives en équivalents temps plein, à la différence de la territoriale et de l’Etat, soit 896 500 « EQTP » dans les établissements publics de santé en 2010, pour 860 400 en 2005. Ce sont les professions intermédiaires soignantes et sociales, et administratives et techniques, qui ont surtout vu leurs effectifs progresser, au rythme de 1,2 % par an.
Durant cette période, les temps partiels ont diminué, passant de 22,3 % en 2005 à 20,3 % en 2010. L’âge médian, lui, n’a pas bougé : il est toujours de 42 ans.
Si les femmes occupent 77 % de l’ensemble des emplois hospitaliers publics, les cadres administratifs et médicaux sont les moins féminisés de la fonction publique avec 48 % de femmes à ces postes de responsabilités, alors que les professions intermédiaires soignantes et les agents de services totalisent 86 % de femmes.
L'emploi dans le secteur public hospitalier en 2005 et 2010

2 ) Les salaires et leur évolution dans la FPT, la FPE et la FPH

Un salaire moyen de 21 550 euros dans la FPT - Avec un salaire annuel net moyen, en équivalent temps plein, de 21 550 euros dans la fonction publique territoriale (FPT) contre 29 110 euros dans la fonction publique de l’Etat (FPE) et 26 220 euros dans la fonction publique hospitalière (FPH), les disparités paraissent importantes d’une fonction publique à l’autre.
Elles tiennent surtout à la structure des emplois : 78 % des titulaires de la FPT sont des agents de catégorie C, pour 16 % seulement dans la FPE. La part des agents titulaires de catégorie A s’élève à 9 % dans la territoriale, mais à 63 % dans les rangs de l’Etat.
Salaires annuels nets moyens dans la fonction publique territoriale selon la catégorie socioprofessionnelle
Salaires annuels nets moyens des agents des services civils de l’Etat selon la catégorie statutaire
Salaires nets annuels moyens dans le secteur public hospitalier selon la CS

Disparités entre types de collectivités - 
En raison de niveaux de qualifications différents, les disparités se remarquent aussi entre différents types de collectivités.
La moyenne des rémunérations est ainsi de 20 550 euros dans les communes et de 24 060 euros dans les départements.
Mais le différentiel de salaires (rapport interdécile) entre le premier décile (les 10 % les moins rémunérés) et le dernier décile (les 10 % les mieux rémunérés sur une échelle de 1 à 9), soit la différence entre les premiers échelons de catégorie C et les cadres A, ne s’élève qu’à 2 alors qu’elle est de 2,1 dans la fonction publique de l’Etat, de 2,2 dans la fonction publique hospitalière et de 2,9 dans le secteur privé.
Mais le différentiel est plus élevé avec la fraction de cadres de direction administratifs et médicaux : A l’hôpital, les cadres perçoivent en moyenne 53 800 euros alors que les employés et ouvriers 19 700 euros.
Progression supérieure pour les cadres à l’hôpital - 
Si le salaire moyen a légèrement reculé dans la FPT en euros constant en 2010 par rapport à l’année précédente, l’Insee indique qu’il a progressé de 0,8 % en euros constants sur la période 2005- 2010.
A l’hôpital, il a diminué de 0,6 % en cinq ans en dehors des cadres (médecins, pharmaciens, psychologues et cadres administratifs).
Entre 2009 et 2010, la baisse enregistrée est même de 0,8 %. Mais pour les personnels non cadres restés en place durant la même période, le salaire moyen a tout de même progressé de 0,6 %.
Pour les cadres, la progression, supérieure, a été de 1,7 %.
Distribution des salaires annuels nets des agents de la fonction publique territoriale par catégorie statutaire en 2010
Distribution des salaires annuels nets dans le secteur public hospitalier selon la CS en 2010
L’écart entre bas et hauts salaires se réduit à l’Etat - Dans la fonction publique de l’Etat, le salaire moyen est, comme dans la territoriale, plus élevé pour les titulaires (29 870 euros), contre 25 220 euros pour les non titulaires.
Les agents de catégorie « A » perçoivent 47 % de plus que les « C ».
Le salaire net moyen a progressé de 0,7 % en euros constant et de 1,1 % en moyenne annuelle depuis 2005.
Les fonctionnaires de l’Etat seraient-ils mieux lotis que leurs collègues territoriaux et hospitaliers ? L’Insee montre que pour eux, l’écart entre bas et haut salaires s’est réduit : la comparaison entre le premier et le dernier décile de salaires fait apparaître une différence de 2,1 en 2010.
Elle était de 2,4 en 2005.
Cet aplanissement des écarts de rémunération correspond au tassement de la hiérarchie des salaires, du fait du passage en catégorie B des gardiens de la paix et du départ vers la territoriale de nombreux agents techniques.
Distribution des salaires annuels nets des agents titulaires des services civils de l’État par catégorie statutaire en 2010
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Négociation sur les retraites complémentaires: nouvelle séance le 13 mars.


La sixième séance de négociation sur les retraites complémentaires n'a pas permis d'aboutir à un accord. Une nouvelle séance est prévue le 13 mars.
Au cours de la négociation, la délégation patronale a successivement produit deux textes et formulé les propositions suivantes après une longue interruption de séance : 
 
·         Une revalorisation des pensions Arrco et Agirc inférieure à l’inflation, sur 3 ans, entre 2013 et 2015. Sur cette période, le taux de revalorisation serait égal au taux d’inflation moins 1 point, sauf à l’Arrco pour la seule année 2013 (taux d’inflation moins 0,75 point).
 
·         Une moindre augmentation de la valeur d’achat des points Arrco et Agirc entre 2013 et 2015, parallèle aux moindres revalorisations des pensions.
 
·         Une augmentation du taux d’appel des cotisations de 3 points sur 3 ans, entre 2014 et 2016. Un transfert possible du taux d’appel (ne générant pas de nouveau droit à la retraite) en taux contractuel (ouvrant des droits à la retraite) est prévu sous une double condition
o   d’un niveau de réserves des régimes équivalent à 9 mois de prestations
o   et d’un « recul significatif de l’âge effectif moyen de départ à la retraite ».
 
·         Une clause de réexamen au second semestre 2014 pour évaluer l’impact sur les régimes complémentaires des mesures qui seraient prises dans le cadre de la réforme des régimes de base.
 
·         Le versement mensuel des cotisations à partir de 2016 pour les entreprises de plus de 9 salariés.
 
 
·         L’engagement d’une réflexion d’ici la fin de l’année 2013 sur
o   les groupes de protection sociale (architecture, coûts de gestion, délégations de gestion),
o   l’évolution de la réversion (taux, condition d’âge, prise en compte de la durée du mariage)
o   l’extension de la cotisation AGFF[1] à la tranche C de l’Agirc,
o   la mise en place d’un dispositif d’épargne retraite pour les cadres, alimenté par une partie de leur cotisation obligatoire de prévoyance collective.
 
·         La poursuite de ces travaux à partir de 2014 et avant la fin du premier semeste 2015 sur la convergence des paramètres de gestion des régimes et le dispositif de pilotage des régimes sur le long terme.
 
 
Ce que dit la CFDT[2]
 
La CFDT considère que les évolutions du texte sont insuffisantes.
 
Concernant la revalorisation des pensions, l’effort demandé aux retraités est de trop longue durée et de trop grande ampleur.
 
Pour la CFDT, la réforme du régime général annoncée par les pouvoirs publics aura un impact dans les régimes complémentaires, ce qui doit orienter le texte vers des mesures conservatoires de court terme. Le pacte intergénérationnel implique le retour à une revalorisation des pensions complémentaires sur les prix à l’issue d’une période de deux ans maximum.
 
Par ailleurs, l’effort demandé aux retraités doit rester exceptionnel, d’ampleur modérée, et préserver les retraités les plus modestes. La demande CFDT de protection des retraités les plus fragiles a été reprise par la CFTC. Elle n’a trouvé qu’un écho limité auprès de la délégation patronale :
·         Pour la seule année 2013, le projet de texte prévoit une revalorisation des pensions légèrement plus élevée à l’Arrco qu’à l’Agirc. La CFDT considère qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction même si le fait de distinguer l’Arrco de l’Agirc est une technique imparfaite pour repérer les basses pensions.
 
·         Pour les années suivantes, rien n’est prévu par le texte pour mettre les régimes en situation de protéger plus précisément les retraités modestes. La CFDT a demandé que les régimes disposent dès 2014 de l’information sur le montant de toutes les pensions perçues au titre des régimes de retraite obligatoires.
 
Concernant les ressources, la CFDT estime que l’effort demandé aux actifs et aux entreprises doit être concommitant avec l’effort demandé aux retraités. La mise en place d’une augmentation du taux d’appel dès 2014 est raisonnable.
 
La CFDT considère qu’il est préférable qu’une augmentation de cotisation ne génère pas de dépenses supplémentaires compte-tenu des difficultés structurelles des régimes. Dans un esprit constructif, nous pourrions accepter un transfert entre taux d’appel et taux contractuel. Nous remarquons que les conditions posées par la délégation patronale pour réaliser un tel transfert sont drastiques.
 
Le texte prévoit une réflexion sur la réversion limitée à certains paramètres. La CFDT avait demandé à ce que l’ensemble des paramètres de la réversion puissent être pris en compte.
 
La CFDT a avancé des propositions sur l’ensemble des thématiques en discussion. Elle demandera des éléments chiffrés sur les propositions de la délégation patronale avant la prochaine séance de négociation, qui se tiendra mercredi 13 mars. En l’absence d’accord à cette date, les dispositions de l’accord de mars 2011 signé par la CFDT s’appliqueraient pour la revalorisation des pensions au premier avril 2013, soit une revalorisation sur les prix à l’Arrco et à l’Agirc.
 
 


[1] Dispositif qui permet les départs avant 65 ans sans décote.
[2] Délégation CFDT: Jean-Louis Malys, Secrétaire national, Véronique Descacq, Secrétaire générale adjointe, Elizabeth Le Gac, membre du Bureau national, Jean-Claude Barboul, Chef de file CFDT à l’Arrco, Yves Canevet, Secrétaire confédéral.