jeudi 1 septembre 2011

Bonne nouvelle pour les Handicapés et PMR: Annulation de la dérogation à l’accessibilité des locaux neufs par le Conseil d'Etat



Par B. Menguy
Publié le 31/08/2011
Le Conseil d’Etat a partiellement annulé le décret du 21 octobre 2009 ouvrant des dérogations aux règles d’accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées.
Le décret du 21 octobre 2009 relatif à l’accessibilité des lieux de travail aux travailleurs handicapés prévoit dans son premier article la possibilité de déroger au principe d’accessibilité dans un bâtiment neuf ou dans la partie neuve d’un bâtiment existant.
Le décret précise également que ces dérogations sont accordées par le préfet et qu’elles ne peuvent intervenir qu’en cas d’impossibilité technique résultant de l’environnement du bâtiment.
Le Conseil d’Etat juge ces dérogations illégales en considérant que le législateur n’a pas entendu permettre au pouvoir réglementaire d’ouvrir des possibilités de dérogations.
Il rappelle que la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées s’applique également aux lieux de travail neufs ou partiellement neufs.
Le décret du 21 octobre 2009 est donc partiellement annulé par le juge.

Paiement direct du sous-traitant par le titulaire du marché

Le Conseil d’Etat considère que le droit au paiement direct du sous-traitant par le maître d’ouvrage ne fait pas obstacle au paiement direct par le titulaire du marché.
En vue de la construction d’un bâtiment pour le centre hospitalier de Lyon Sud, deux sociétés se sont vues attribuer un lot relatif aux induits qu’elles ont elles-mêmes sous-traité à une troisième société.
Mais les travaux réalisés ne correspondaient pas aux travaux requis.
En conséquent et en vue d’assurer la continuité de ceux-ci, les sociétés de construction ont accepté de payer directement l’entreprise sous-traitante.
Saisi de ce contentieux, le Conseil d’Etat s’est prononcé sur la légalité du paiement direct du sous-traitant effectué non pas par le maître d’ouvrage mais par les sociétés titulaires du marché. Dans sa décision, le juge a tout d’abord rappelé les dispositions de la loi du 31 décembre 1975 selon lesquelles le paiement direct du sous-traitant est effectué par le maître d’ouvrage.
Ensuite, le Conseil d‘Etat a validé que ce paiement direct pouvait, sans aller à l’encontre des dispositions législatives, être effectué par le titulaire du marché.

Prime de fonctions et de résultats dans la fonction publique territoriale




Par B. Menguy
Publié le 31/08/2011
Une circulaire met à jour l’annexe à la circulaire du 27 septembre 2010 relative à la prime de fonctions et de résultats (PFR) dans la fonction publique territoriale. Cette actualisation d’annexe fait suite au décret n°2010-1705 du 30 décembre 2010 qui étend la PFR à trois corps de la fonction publique de l’Etat (ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts, directeurs de préfecture, attachés d’administration de l’intérieur et de l’outre-mer).

Manifestation de soutien à un directeur refusant de renseigner base-élèves à Blois

 

 

Une cinquantaine de personnes ont manifesté mardi 30 août 2011 devant l'inspection académique de Blois pour protester contre la mutation d'un directeur d'école primaire qui refuse de renseigner le controversé fichier base-élèves, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Les manifestants se sont réunis à l’appel de plusieurs syndicats, dont Sud-Education et le SNUipp, et du Collectif national de résistance à base-élèves (CNRBE), pour soutenir Philippe Wain, enseignant de la classe unique de l’école primaire de Bauzy (Loir-et-Cher).
Les syndicats dénoncent une « sanction déguisée » contre cet enseignant, qui juge le fichier base-élèves « en contradiction avec la Convention internationale des droits de l’Homme ».
L’inspection académique estime de son côté qu’il s’agit d’une mutation, et non d’une sanction, parce que M. Wain, en tant que directeur d’école, refuse de fait de remplir une partie de ses fonctions en s’opposant à base-élèves.
Mutation confirmée - Une réunion de la commission départementale paritaire, mardi après-midi à l’inspection académique de Blois, a confirmé la mutation à la rentrée de M. Wain dans une école de Meusnes (Loir-et-Cher) où il n’occupera pas de fonction de direction, selon une source syndicale.
L’enseignant a indiqué qu’il saisirait le tribunal administratif pour contester cette décision. « Pour moi, c’est clair et net, il y a de l’illégalité dans la manière de faire de l’inspection académique », a-t-il déclaré.
« Base élèves », généralisé en 2009, est un fichier de données informatiques rempli par les directeurs d’école pour le suivi des parcours scolaires. Il est contesté depuis par plusieurs organisations pour son caractère intrusif et sa possible utilisation à des fins policières.

le gouvernement envisage (sans le dire) de réduire, dans le cadre du PLF pour 2012 les dégrèvements d’impôts locaux, part de l’imposition qu’il prend à sa charge à la place du contribuable.



Si le plan de rigueur adopté mercredi 31 août en conseil des ministres ne comporte aucune mesure visant directement les collectivités territoriales, celles-ci devraient bel et bien être mises à contribution au sein du PLF pour 2012.
« Les dégrèvements représentent entre 10 et 11 milliards d’euros, l’Etat pourrait les raboter de 500 millions d’euros », estime un expert. De source informée, on craint en effet que le gouvernement réduise, dans le cadre du PLF pour 2012 les dégrèvements d’impôts locaux, part de l’imposition qu’il prend à sa charge à la place du contribuable. D’où un manque à gagner en recettes fiscales pour les collectivités.
Une telle mesure déplairait à l’Association des maires de France. « Nous préférerions que l’on réduise la Dotation globale de fonctionnement (DGF). Cela serait plus lisible, plus transparent », juge Philippe Laurent, président de la commission finances de l’AMF.
D’autres déplorent la non-convocation de la Conférence nationale des exécutifs (CNE), qui aurait constitué le lieu idéal pour débattre du choix des économies à réaliser au détriment des collectivités locales.
Recettes en baisse, dette en hausse – Le projet de collectif budgétaire 2011 adopté mercredi 31 août inclut les mesures de rigueur dévoilées la semaine dernière par le Premier ministre François Fillon. Il tient compte de la révision à la baisse de la prévision de croissance, désormais établie à 1,75% en 2011 (contre 2% dans le projet de loi de finance), et du catalogue de mesures qui doivent permettre d’économiser un milliard d’euros de dépenses dès cette année, a précisé Valérie Pécresse en rendant compte à la presse des travaux du Conseil.
Cette baisse de la croissance se traduira, dans le budget 2011, par une charge de la dette plus élevée de 1,4 milliard d’euros et une réduction de 3 milliards d’euros des recettes de l’impôt sur les sociétés.
L’impact de ces évolutions sur l’ensemble des finances publiques sera « toutefois compensé d’une part par les mesures prises dans le cadre de la lettre rectificative, qui traduit le plan de rigueur, pour un montant d’un milliard d’euros, d’autre part par des améliorations attendues sur les comptes des autres secteurs des administrations publiques, pour un montant compris entre 3,5 et 4 milliards d’euros en 2011″, a précisé Mme Pécresse. Le gouvernement mise donc, notamment, sur une augmentation du produit des impôts locaux.
Catalogue de mesures – Entre autres mesures, la lettre rectificative qui sera soumise au Parlement inclut la modification du régime d’abattement des plus-values immobilières, celle de l’impôt sur les sociétés, l’augmentation de la TVA sur les parcs à thèmes, la taxe sur les mutuelles et la hausse de 12,3 à 13,5% du taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine.
En plus de ces mesures d’application immédiate, le catalogue présenté par François Fillon doit rapporter quelque 11 milliards d’euros en 2012.
La ministre du Budget Valérie Pécresse a qualifié devant les journalistes, qu’il s’agissait d’un collectif des engagements tenus, afin de tenir le déficit public à 5,7% du PIB cette année ».
Le candidat à la primaire socialiste, François Hollande, membre de la commission des finances, a pour sa part reproché au collectif budgétaire de n’être pas « courageux ». « Il n’est pas cohérent, il ajoute des dispositions les unes les autres sans vision, et il n’est pas juste », a-t-il lancé dans les couloirs de l’Assemblée.
« Nous avons affaire à un gouvernement bricoleur, et injuste qui en plus chaparde », a-t-il ajouté. « Car être capable de demander à ceux qui boivent du soda et ceux qui fréquentent des parcs d’attraction d’être pour partie des financeurs du redressement du pays, il fallait faire preuve d’une très grande imagination… 

Le J4 (MUCEM+CEREM+parking+darses+Fort St Jean) fait son trou (420 M€) -durablement -dans (les budgets de) la Ville de Marseille et de MPM

Taxation des complémentaires santé: les mutuelles en appellent à Sarkozy

                                                   
Alors que le décret permettant la participation des employeurs territoriaux au financement de la protection sociale complémentaire de leurs agents et salariés n'est toujours pas paru au JO, la taxation supplémentaire imposée aux mutuelles par le gouvernement, va faire baisser le socle de garanties souscrites en matière de santé par une part croissante des assurés qui, de leur côté, trouvent de moins en moins de prati
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Les mutuelles ont demandé solennellement lundi au président Nicolas Sarkozy que soit abandonné le projet d'alourdir encore la taxation des complémentaires santé dans le cadre du plan anti-déficit du gouvernement Dans une lettre au chef de l'Etat que s'est procurée l'AFP, le président de la Mutualité française Etienne Caniard développe tous les arguments avancés ces derniers jours par le monde mutualiste, très remonté contre cette nouvelle taxation qui, souligne-t-il, devra être répercutée sur les prix des contrats d'assurance complémentaire santé.
"Cet alourdissement de la pression fiscale contraindra des familles modestes à renoncer, pour des raisons financières, à une couverture complémentaire santé ou, comme nous le constations déjà, à choisir des garanties beaucoup moins protectrices", écrit le président de la Mutualité.
"Le choix fait par votre gouvernement remet profondément en cause les objectifs d'accès aux soins et de régulation défendus par la Mutualité Française. C'est pourquoi, au nom des 38 millions de personnes protégées par les mutuelles, je vous demande solennellement de bien vouloir reconsidérer votre décision", ajoute M. Caniard.


Et de souligner l'important accroissement, en l'espace de trois ans, de la fiscalité sur les complémentaires santé, en particulier sur les mutuelles, organismes à but non lucratif qui, il y a encore quelques années, n'étaient pas taxées.


"Depuis 2008, les taxes frappant les organismes d'assurance maladie complémentaires (...) ont été multipliées par vingt", insiste M. Caniard, passant en valeur absolue de 177 millions à 3,5 milliards.


Dans son plan anti-déficit, détaillé mercredi par le Premier ministre François Fillon, le gouvernement double la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) appliquée aux "contrats solidaires et responsables", qu'il avait introduite en 2010 alors que ces contrats étaient exonérés auparavant, car respectant la politique de maîtrise des dépenses de santé de la Sécurité sociale.

Ces contrats qui représentent désormais la quasi totalité de ceux proposés par les complémentaires santé seront désormais taxés à 7% contre 3,5% en 2010, selon le projet gouvernemental.

Cet alourdissement fiscal survient au moment où les complémentaires santé sont sollicitées pour prendre en charge une partie des dépassements d'honoraires des médecins spécialistes de bloc opératoire. Elles doivent donner leur réponse fin septembre.





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