lundi 23 juillet 2018

Le 17 juillet, le Président de la République a précisé ses intentions en conviant dès septembre les partenaires sociaux à une série de rencontres avec le gouvernement

AGENDA SOCIAL, VERS UN CHANGEMENT DE STRATÉGIE À L’ÉLYSÉE ?

Publié le 17/07/2018
Pour la première fois depuis son élection, Emmanuel Macron recevait l’ensemble des partenaires sociaux à l’Élysée.
Y aura-t-il un avant et un après 17 juillet ? Passé un an de présidence et des réformes menées tambour battant, avec un indéniable problème de méthode, les partenaires sociaux réunis à l’Élysée pour un minisommet social qui ne dit pas son nom ont en tout cas noté « une volonté de revenir, selon les termes du président de la République, à une “République contractuelle”, et à une forme de dialogue entre organisations syndicales et patronales », comme le résumait Laurent Berger.
L’invitation avait été lancée début juillet, à la veille de la rencontre des numéros un des organisations syndicales et patronales au Conseil économique, social et environnemental (Cese), dans le souci de « jeter les bases d’un contrat social, celui du siècle qui s’ouvre », avait annoncé Emmanuel Macron devant le Congrès la semaine dernière. Durant trois heures, les échanges ont majoritairement porté sur les grandes réformes des mois à venir, retraites et assurance-chômage en tête. Sur ce dernier point, le Président souhaite en effet que les partenaires sociaux rouvrent les négociations – alors même que l’accord du 22 février dernier n’a pas encore trouvé sa traduction législative.

Rendez-vous en septembre
Ce 17 juillet, il a précisé ses intentions en conviant dès septembre les partenaires sociaux à une série de rencontres avec le gouvernement : des bilatérales avec le Premier ministre, avant une multilatérale visant à établir le document de cadrage de la future négociation Unédic, dont l’issue est souhaitée début 2019. La CFDT n’y est pas opposée, à certaines conditions. « Il faut de la clarté dans les règles du jeu et il ne faudra pas nous donner la finalité avant même qu’on négocie, avertit Laurent Berger. Dans le cas contraire, ce sera sans nous. »
En parallèle, les huit représentants des syndicats représentatifs et du patronat ont posé un certain nombre de sujets sociaux sur la table. Pour la CFDT, la qualité de vie au travail, l’inclusion des personnes les plus éloignées de l’emploi (l’annonce du plan pauvreté, initialement prévue en juillet, ayant été reportée à septembre) ou les nouvelles formes de travail doivent être inscrites sans tarder à l’ordre du jour de l’agenda social.
Photo © DR 

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