mardi 10 avril 2018

Inter le 9 avril 2018: Laurent Berger CFDT est longuement revenu sur la situation

“ON A FAIT DES PROPOSITIONS SUR LA RÉFORME DE LA SNCF, MAINTENANT, NOUS ATTENDONS DES RÉPONSES”

Publié le 09/04/2018
Invité de France Inter le 9 avril 2018, Laurent Berger est longuement revenu sur la situation, pour le moment bloquée, à la SNCF. Le secrétaire général de la CFDT a également fait part de son opposition au projet de loi de Gérard Collomb sur les migrants.

mercredi 4 avril 2018

Un éclairage de la CFDT sur les conséquences de la politique économique américaine sur l'économie mondiale.

LES EFFETS DE LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE AMÉRICAINE SUR L'ÉCONOMIE MONDIALE

Publié le 04/04/2018


Extrait :" ........Dans ce contexte de survalorisation des actifs, le moindre incident risque de révéler les fragilités de l’endettement et créer un retournement des mentalités des acteurs sur les marchés financiers2 . C’est que l’on a entraperçu, début février, aux États-Unis, et dans une moindre mesure en Europe. Les acteurs des marchés financiers ont anticipé un retour durable de l’inflation. Selon eux, la croissance économique américaine et la diminution du chômage doivent se traduire automatiquement par des hausses de salaires et donc des prix. Pour éviter tout risque d’emballement de l’inflation, la Fed va, selon eux, devoir procéder à une remontée plus rapide de son taux directeur, impactant les taux d’intérêt à long terme (ceux auxquels empruntent les entreprises, les ménages et les États). Et ce d’autant plus que l’inflation américaine est déjà stimulée par un dollar bas (inflation importée). Pour l’heure, le lien inflation-chômage ne semble pas si automatique. Les salaires accélèrent peu, notamment aux États-Unis. La Fed devrait donc rester prudente quant à son rythme d’action. Et la BCE réduit mais ne supprime pas encore son stimuli monétaire en zone euro ; les anticipations d’inflation y demeurant encore en-deçà de la cible. Mais dans le cas d’un rythme accéléré de remontée des taux, plusieurs conséquences peuvent être envisagées. Du côté du marché des obligations, les investisseurs risquent de délaisser le marché secondaire obligataire (achat et vente d’obligations déjà créées) pour se reporter vers le marché primaire (nouvelles obligations émises). En effet, si le taux d’intérêt directeur augmente, alors la rémunération offerte aux investisseurs, qui achètent des obligations nouvellement émises, sera plus importante. Ce sera moins intéressant pour les investisseurs d’acheter une obligation qui a été émise sur la base de l’ancien taux, moins rémunérateur. La valeur d’échange des obligations déjà créées va donc diminuer et les investisseurs vont vouloir s’en débarrasser pour acheter des obligations nouvellement émises. Cela accentue d’autant plus la baisse de prix de ces anciennes obligations et rend d’autant plus rémunératrices les obligations au nouveau taux ; et ce surtout après une longue période de taux bas. Du côté du marché des actions d’entreprises, les investisseurs délaissent les actions pour se diriger vers les obligations nouvellement émises. En outre, la hausse des taux directeurs renchéri le coût du crédit et altère la rentabilité des projets d’investissement, ainsi que les perspectives de demande. Le cycle financier rentrerait alors dans une phase de dépression puisque la valeur des actifs baisse de manière généralisée. Le ratio d’endettement augmenterait (dette/prix de l‘actif) et pèserait sur le coût des dettes. Un tel choc pourrait accentuer les divergences socioéconomiques déjà marquées entre les États européens. La croissance repart en zone euro, mais modérément et plus tardivement qu’aux États-Unis. Et les fruits de cette croissance y sont toujours aussi mal partagés, dans le temps présent mais aussi entre générations. La coexistence d’États membres créanciers et d’autres débiteurs empêche l’émergence de politiques coopératives. « L’incomplétude des politiques de stabilisation en zone euro vis-à-vis des chocs asymétriques et l’absence d’un processus intégré de résolution des défaillances bancaires laissent subsister des vulnérabilités importantes »3 . La politique européenne doit dépasser les limites intergouvernementales et donner de l’importance au budget européen pour faire face aux enjeux de l’investissement et des transitions à accompagner. Enfin, ces risques d’instabilités financières pour l’économie mondiale sont à mettre en parallèle 2) À l’inverse du marché des biens et des services, sur les marchés financiers, si le prêteur de fonds a l’impression que les cours vont augmenter, il a intérêt à prêter au demandeur de fond. Tous deux ont intérêt à ce que l’évolution des cours soit perçue à la hausse. Ainsi, demandeurs et offreurs de financement ont la même perception optimiste, ou pessimiste, avec un effet de mimétisme sur l’ensemble des acteurs. Les banques prêteront elles aussi davantage. In fine, le cours des actifs continue d’augmenter, tout comme l’endettement. 3) Aglietta.M et Coudert.V (2018) L’équilibre fragile des économies avancées face aux incertitudes de la politique américaine, La lettre du Cepii, n°384, janvier, 4p. NOTE DE CONJONCTURE - FÉVRIER 2018 3 avec le projet américain de dérèglementation du secteur financier. En effet, en juin dernier, la Chambre des représentants a d’ores et déjà voté en faveur du « Financial Choice Act » qui vise à détricoter la loi Dodd-Frank. Cette loi avait été adoptée après la crise financière de 2008 pour notamment limiter le financement d’actifs risqués et réduire les liens entre les activités bancaires et le shadow banking4. Les activités y sont soumises à une réglementation moindre que les prêts bancaires classiques et plus irrégulière. Il y est plus complexe d’évaluer les risques, leur concentration et donc de se prémunir des crises systémiques. Or, les États-Unis occupent une place importante dans les activités de shadow banking. Une telle réforme pourrait influer sur l’ensemble des pratiques et entacher les efforts de coopération en matière de régulation financière internationale......"
                                                                      



                                                                                                                                                               Un éclairage de la CFDT sur les conséquences de la politique économique américaine sur l'économie mondiale.

"....Vous avez reconnu avoir relayé des publications contraires à la déontologie municipale et policière......". Le patron de la police municipale s’est contenté de lui adresser un avertissement

Marseille: Le directeur de la police municipale publie des messages racistes (* article du journal gratuit 20 Minutes )
MIS À JOUR LE 03/04/18 À 13H13
Le directeur de la police municipale a reçu un avertissement mais aucun sanction, ce que dénonce SOS Racisme...
Le directeur de la police municiaple deMarseille, Alain Q., a publié sur son profilFacebook des messages anti musulmans, rapporte Le Point. Y figurent notamment des appels pour une « France sans islam » ou un bouclier « anti-islam ».
De nombreux policiers municipaux se seraient abonnés à la page de leur supérieur, qui affiche également son soutien à Stéphane Ravier, sénateur et ancien maire FN des 13e et 14e arrondissements alors qu’il est employé par la mairie dirigée par Jean-Claude Gaudin(LR).
Absence de sanction
Le patron de la police municipale Marc Labouz s’est contenté de lui adresser un avertissement : « Je vous ai convoqué le 9 mars pour des faits manifestement incompatibles avec vos fonctions. "Vous avez reconnu avoir relayé des publications contraires à la déontologie municipale et policière. Ces agissements sont totalement inadmissibles qui plus est venant de la part d’un fonctionnaire de votre rang. Votre positionnement hiérarchique et vos fonctions d’encadrement vous imposent un devoir d’exemplarité et de neutralité. »
>> A lire aussi : Marseille: Une employée de la mairie faisait le ménage au domicile du directeur général des services
Une absence de sanction qui a vivement fait réagir l’association SOS Racisme dans un communiqué. « Lutter contre le racisme, n’est pas seulement une question de mots. Cette lutte du quotidien est aussi une affaire d’actes. C’est pourquoi les appels à une "France sans islam" ou à un bouclier "anti-islam" en provenance de ce responsable de police ne peuvent en aucun cas se solder par un rappel à l’ordre. » L’association demande à Jean-Claude Gaudin de prendre des sanctions à son encontre.

lundi 2 avril 2018

La CFDT Le soutien aux militants et aux adhérents

L’aide aux victimes de la répression patronaleLorsqu’un adhérent subit une perte de revenus liée à son activité syndicale : mise à pied, heures de délégation non indemnisées, licenciement… la CNAS peut verser une aide financière garantissant 90% du salaire net pendant une durée limitée.
Si le militant est licencié et qu’une aide au reclassement est nécessaire, la CNAS peut financer la démarche entreprise (un bilan de compétences par exemple).
Pour connaître les conditions de prise en charge, contactez votre syndicat.
L’assurance Vie SyndicaleDans le cadre des activités syndicales : réunions, formations, manifestations etc. une assurance spécifique souscrite auprès de la Macif couvre les dommages corporels survenus à cette occasion. Pour déclarer un sinistre, votre syndicat doit contacter directement la CNAS.
Le mandat de Défenseur agréé CnasPour favoriser la défense militante devant les juridictions, la CNAS a mis en œuvre un « contrat de défense » avec certaines structures. Le défenseur signe un engagement auprès de la CNAS. Une fois « agréé » il est abonné à la revue Action Juridique et est couvert en responsabilité civile de la défense. La défense syndicale peut s’exercer sur plusieurs juridictions : prud’hommes, juridictions de droit privé ou public. Si vous souhaitez devenir défenseur agréé, contactez votre syndicat.

@ Photo Anne Bruel

Cela aurait pu être un poisson d'avril ...

CETTE BACTÉRIE TRANSFORME DES DÉCHETS TOXIQUES EN OR PUR

Des grappes d'or pur

Des biochimistes ont percé à jour les mécanismes qui permettent à une bactérie de concentrer les atomes d'or disséminés dans des sols pollués pour en faire des agglomérats d'or pur.

Autant le dire tout de suite, il s'agit non pas d'alchimie mais d'orpaillage : la bactérie Cupriavidus metallidurans (C. metallidurans) ne crée pas de l'or à partir de boue, plutôt elle consomme les métaux lourds contenus dans son environnement, dont des atomes d'or qu'elle agglomère en micro-grappes d'or pur, non toxique.
On la connaît depuis 2009, mais on ignorait tout du mécanisme chimique en jeu. Or une équipe de chercheurs australo-allemandea finalement percé le secret de cet orpailleur hors-pair.

Un festin de rejets industriels

C. metallidurans vit et s'alimente là où s'intoxiquent et meurent la plupart des autres bactéries : des sols gorgés de métaux lourds rejetés par l'industrie ou par les déchets de l'électronique.
Celle-ci ingurgite en particulier des atomes de cuivre et d'or, issus notamment des circuits électriques, que le sol lui apporte sous forme d'ions (atomes chargés) amalgamés à d'autres ions sous forme de complexes métalliques. Ces complexes font une taille nanométrique (milliardième de mètre) mais sont hautement toxiques.
Il a été observé que quand l'environnement contient trop de ces complexes, la bactérie ne peut freiner sa consommation, ce qui met ainsi sa vie en danger. Alors se produit un étrange phénomène : pour bloquer sa consommation, elle accumule à sa périphérie de l'or à l'état pur aggloméré sous forme des grappes pouvant atteindre 4 micromètres (millionième de mètre).

Le cycle de l'absorption

Cette transformation de nano-complexes d'or en micro-pépites pures, qui est orchestré à l'intérieur de la bactérie par un enzyme nommée CopA, est une énorme arme antipollution, d'où l'intérêt de connaître ses détails pour la reproduire artificiellement où pour l'améliorer par ingénierie génétique. Mais des applications dans le recyclage d'or pourraient également surgir...
En soi le cycle de transformations mis en place par l'évolution est un bijou de chimie fine. Dans la phase d'absorption, quand les complexes de cuivre et d'or entrent en contact avec la membrane de la bactérie, ils subissent une première réaction qui les modifie en une forme moins toxique : les ions d'or et de cuivre changent de charge électrique par ajout ou retrait d'électrons. Là, la bactérie peut les absorber.

Une réaction au trop-plein

Mais si la quantité de cuivre et d'or devient trop importante dans la bactérie, celle-ci déclenche la synthèse de l'enzyme CopA par ses gènes, laquelle rejette le surplus et, surtout, active à la surface de la membrane un nouveau type de réaction chimique vouée à rendre rend l'or et le cuivre impossibles à absorber.
En particulier, les ions d'or des complexes métalliques sont transformés en atomes neutres d'or (échanges d'électrons). Ceux-ci s'agglomèrent progressivement, d'abord en nanoparticules puis en grappes.

dimanche 1 avril 2018

Fresque réalisée par Kalm, Cara, Gamo, Bobar, Rish et Joke rue Vian à Marseille


Méconnue du grand public et des employeurs, l’indemnité kilométrique vélo (IK vélo) « récompense » les salariés qui se rendent au travail à vélo. L’IK vélo peut être un levier de l’action syndicale, tout en répondant aux enjeux de santé publique et de développement durable

L’INDEMNITÉ KILOMÉTRIQUE VÉLO : PÉDALER, ÇA PEUT PAYER

Publié le 30/03/2018
Méconnue du grand public et des employeurs, l’indemnité kilométrique vélo (IK vélo) « récompense » les salariés qui se rendent au travail à vélo. 
L’IK vélo peut être un levier de l’action syndicale, tout en répondant aux enjeux de santé publique et de développement durable. Le dispositif, entré en vigueur avec la loi relative à la transition énergétique et à la croissance verte d’août 2015, est encore en rodage et doit évoluer pour se développer.
Qu’est-ce que l’IK vélo ?
L’IK vélo désigne la prise en charge par l’employeur de tout ou partie des frais de transport des salariés qui effectuent leur trajet domicile-travail à vélo ou à vélo à assistance électrique. L’IK vélo est fixée à 25 centimes d’euro par kilomètre. Elle a été créée afin d’encourager les salariés à utiliser des modes de transport alternatifs. En 2015, près de 71 % des actifs en emploi utilisaient leur voiture pour leur trajet domicile-travail, loin devant les transports en commun (14,8%) et le vélo (2%). La distance moyenne entre la résidence habituelle et le lieu de travail est de 26 km pour les salariés, mais pour 50% d’entre eux elle est inférieure à 8 km. Même pour un trajet inférieur à 1 km, 58% choisissent la voiture.
Comment bénéficier de l’IK vélo ?
Toutes les entreprises du secteur privé sont éligibles au dispositif. Dans le secteur public, une expérimentation est en cours jusqu’au 31 août auprès des agents des ministères 
de la Transition écologique et solidaire et du Logement et de l’Habitat durable. La question de la généralisation de l’IK vélo se posera ensuite.
Pour l’ensemble des salariés :   
  • Le vélo doit être utilisé pour un trajet domicile-travail ou comme un moyen de rabattement entre le domicile et l’arrêt de transport public le plus proche.   
  • L’IK vélo est cumulable avec un abonnement de transports en commun lorsque le salarié utilise son vélo pour se rendre vers un arrêt de transport public.
  • Le trajet pris en compte dans le calcul de l’indemnité correspond à la distance la plus courte entre le domicile et le lieu de travail et/ou l’arrêt de transport public le plus proche.
  • Un justificatif et une attestation sur l’honneur devront être fournis à l’employeur.
Un enjeu de dialogue social
L’indemnité kilométrique vélo pourra être un levier de l’action syndicale. En plus d’un versement d’indemnité pour le salarié, l’IK vélo participe à l’augmentation du pouvoir d’achat (moins de carburant, assurance auto moins chère…). Les équipes CFDT peuvent la négocier dans un accord collectif. Par ailleurs, l’IK vélo bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu dans la limite de 200 euros par an (soit 800 km de vélo). L’employeur peut mettre en place l’IK vélo de manière unilatérale et/ou après consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel.
Des freins à lever
L’impossibilité de cumul entre l’IK vélo et le remboursement de l’abonnement de transports en commun (hors rabattement) dissuade les utilisateurs potentiels. Les salariés qui bénéficieraient de l’indemnité vélo ne pourraient plus prétendre à une prise en charge de tout ou partie de leur abonnement de transports en commun. De plus, les trajets effectués grâce à un service public de location de vélo ne sont pas éligibles à l’IK vélo.
Des bénéfices à long terme
Le vélo est le moyen de transport le moins polluant, il permet plus de flexibilité dans les déplacements, il diminue le stress, entraîne des économies, favorise le bien-être et est bénéfique pour la santé. Et en plus, à Paris (mais aussi à Nantes, Marseille, Lyon…), à vélo, on dépasse les autos ! Alors, tous en selle !