lundi 23 décembre 2013

Smic : une hausse de 1,1 % au 1er janvier 2014 est peut être l’occasion de ne plus isoler le salaire minimum de la négociation collective et des salaires réels...Il ne peut être une garantie minimale du pouvoir d’achat que dans le cas d’un emploi à temps plein.

Smic : une hausse de 1,1 % au 1er janvier

PUBLIÉ LE 17/12/2013 À 11H50par Anne-Sophie Balle
image
L’annonce par le ministre du Travail de s’en tenir à la hausse légale du Smicà compter du 1er janvier 2014 est peut être l’occasion de ne plus isoler le salaire minimum de la négociation collective et des salaires réels.
Le gouvernement a donc choisi de suivre les préconisations du groupe d’experts chargé depuis 2008 « d’éclairer » le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum. Le 1er janvier prochain, le Smic – revalorisé automatiquement au regard de l’inflation (0,6% en 2012) et de l’évolution du salaire réel de base des ouvriers et employés – augmentera donc de 1,1%, à 9,53 € de l’heure, portant à 1 445,38 € brut et 1 113 € net le salaire mensuel d’un salarié à temps plein. Un « coup de pouce », attendu par certains, aurait été selon le groupe d’experts « peu raisonnable, risquant d’aggraver encore une situation difficile notamment pour les demandeurs d’emploi au niveau du Smic ». Pour la CFDT, le problème réside davantage dans le fait que seule la moitié des salariés au Smic travaillent à temps plein, contre les trois quarts des salariés touchant plus que le salaire minimum.
De fait, le Smic ne saurait être « une garantie minimale du pouvoir d’achat que dans le cas d’un emploi à temps plein », le pouvoir d’achat des salaires du bas de l’échelle des classifications étant principalement lié au revenu salarial, c’est-à-dire à l’emploi. Il devient alors indispensable que « la lutte contre la précarité du pouvoir d’achat trouve des vecteurs plus efficaces que le taux horaire du Smic ». Philippe Couteux, en charge des politiques de rémunérations réaffirme parallèlement l’exigence pour la CFDT d’un dialogue social innovant dans les branches comme dans les entreprises. « Dans certains pays nordiques, dépourvus de salaire minimum, la force de négociations des partenaires sociaux aboutit à des salaires d’entrée qui sont supérieurs à notre SMIC. Or dans notre pays, nombreux sont ceux à vouloir déconnecter la question du salaire minimum de la négociation collective ». L’urgence d’ouvrir un chantier de rénovation des classifications, appuyé sur des référentiels élaborés et approuvés par les partenaires sociaux, est donc plus que jamais d’actualité.

Formation professionnelle : la CFDT signe l’accord.Le texte fait du CPF (compte personnel de formation) un vrai moyen de formation qualifiante avec une base améliorée – pouvant atteindre 150 heures –, des abondements complémentaires fixés par des accords collectifs d’entreprise, de branche ou interprofessionnel.

 Formation professionnelle : la CFDT signe l’accord

PUBLIÉ LE 14/12/2013 À 03H45par Nicolas Ballot
image
Après une ultime séance de négociation sur la formation professionnellequi aura duré deux jours du fait des dissensions au sein du patronat, organisations syndicales et patronales se sont mises d’accord sur un accord approuvé par le Bureau national de la CFDT le 19 décembre
« Ce texte modifie la façon de voir la formation professionnelle en France, en créant notamment des droits nouveaux pour les salariés », a expliqué d’emblée le secrétaire national Marcel Grignard après plus de dix-huit heures de négociation non-stop. Pour les salariés, dès l’âge de 16 ans et jusqu’à leur retraite, le texte fait du CPF (compte personnel de formation) un vrai moyen de formation qualifiante avec une base améliorée – pouvant atteindre 150 heures –, des abondements complémentaires fixés par des accords collectifs d’entreprise, de branche ou interprofessionnel. Ce qui, selon Marcel Grignard, « ouvre la possibilité de faire de la formation un réel élément de dialogue social ». De même, la CFDT obtenue la mise en place d’un entretien professionnel tous les deux ans au moins et d’un bilan récapitulatif tous les six ans pour vérifier que le salarié a bien bénéficié d’un développement de ses compétences.
L'interview de Marcel Grignard à la sortie de la négociation sur France Info

Faire plutôt que dépenser…
13 13 12 nego form pro  oliclem 500Côté employeurs, « le texte remplace l’obligation de dépenser par une obligation de faire et améliore la mutualisation de la collecte sur des objectifs politiques prioritaires. Les fonds sont désormais mieux fléchés vers les demandeurs d’emploi, les salariés des TPE et ceux ayant les qualifications les plus faibles ». Enfin, la gouvernance nationale est renforcée pour piloter les politiques paritaires emploi-formation et les coordonner avec les pouvoirs publics, mais aussi suivre et évaluer les dispositions prises. La gouvernance régionale est rénovée avec la création de comités paritaires régionaux pour la formation professionnelle et l’emploi (CPRFPE).
Photo : © Olivier Clément

COMMENTAIRES

Loi sur les retraites adoptée le 18 décembre 2013. La CFDT, qui s’est impliquée dans la concertation dès son lancement, a pesé et obtenu des avancées significatives pour les salariés. la CFDT portera une attention particulière aux suites de la loi et notamment à la rédaction des décrets qui préciseront le compte pénibilité, pour garantir la portée de cette loi. »

Réforme des retraites : la loi définitivement adoptée

PUBLIÉ LE 19/12/2013 À 08H51par N. B.
image
L’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi sur les retraites le 18 décembre 2013. La CFDT, qui s’est impliquée dans la concertation dès son lancement, a pesé et obtenu des avancées significatives pour les salariés.
Après un long marathon législatif, la loi sur les retraites est a définitivement été adoptée par le Parlement. Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT chargé du dossier retraites, se félicite des avancées obtenues pour les salariés grâce à l’engagement de la CFDT, notamment  sur autres points : la mise en place d’un compte personnel de prévention de la pénibilité qui bénéficiera, dès 2015, à plus de 3 millions de salariés exposés ;
  • l’amélioration des droits à la retraite des femmes, des jeunes, des précaires, des salariés à temps partiel et des polypensionnés ;

  • une extension de l’accès au départ anticipé pour carrière longue ;

  • des droits nouveaux pour les personnes en situation de handicap et leurs aidants.

Pour autant, la CFDT considère que certains motifs d’inquiétude et d’insatisfaction perdurent :
  • un million de retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté seront pénalisés par le report de 6 mois de la revalorisation de leur pension ;
  • la réduction des inégalités liées aux droits familiaux de retraite n’interviendra qu’à partir de 2020 ;
  • la loi ne prévoit pas d’engager une réflexion sur une réforme systémique des retraites, qui reste cependant indispensable.
C’est pourquoi, conclut Jean-Louis Malys, « la CFDT portera une attention particulière aux suites de la loi et notamment à la rédaction des décrets qui préciseront le compte pénibilité, pour garantir la portée de cette loi. »

Les retraites en 10 points

  1. La durée d’assurance pour une retraite à taux plein passe de 166 à 172 trimestres entre 2020 et 2035.
  2. Les cotisations salariales augmentent progressivement pour atteindre 0,3 point d’ici à 2017. Pour les fonctionnaires, qui ont déjà vu leur taux de cotisation augmenter de 0,27 % par an par la réforme de 2010, la hausse supplémentaire de 0,3 % débutera par une augmentation de 0,06 % des prélèvements sur leur traitement en 2014 puis de 0,08 % les années suivantes.
  3.  Un compte personnel de prévention de la pénibilité est créé à partir de 2015 pour les salariés exposés dans leur travail à des facteurs de pénibilité. Financés par une cotisation des entreprise, les points accumulés sur ce compte pourront être convertis en formation, en temps partiel avec maintien de la rémunération, en trimestres de majoration pour la retraite. Ces dispositions ne concernent pas les fonctionnaires, qui bénéficient pour certains métiers pénibles de la catégorie active, ni les contractuels de droit public.
  4. La revalorisation des pensions de retraite est repoussée au 1er octobre au lieu du 1er avril, à partir de 2014.
  5. Les femmes, notamment vis à vis des périodes de congés maternité, les jeunes actifs, les personnes aux parcours à temps partiel ou entrecoupés de périodes de chômage voient le calcul de leurs droits à pension amélioré
  6. Les périodes d’apprentissage, de stages et d’études seront mieux prises en compte.
  7. Les personnes handicapés auront plus facilement accès à la retraite anticipée et à la retraite à taux plein sans conditions dès 62 ans
  8. Les personnes qui assument la charge de parents lourdement handicapés auront droit à une assurance vieillesse gratuite sans condition de ressources s’ils doivent s’arrêter de travailler et à des trimestres de majoration.
  9. Les majorations de pensions de 10% des retraités qui ont élevé au moins trois enfants seront désormais imposées.
  10. La retraite des polypensionnés et des petits cotisants sera calculée de façon plus favorable.

samedi 21 décembre 2013

Préparation de NOEL (suite) : de plus en plus de demande d'aide alimentaire pour les plus démunis en france et notamment à Marseille


Votre espace donateur - Où trouver les Restos du Coeur ? | Restos ...

  1. www.restosducoeur.org/francemap?dep=13

    Les Restos des Bouches-du-Rhône · Insertion Bouches du Rhône 13i. Bernard NOS ZI La Delorme, 30 avenue de Boisbaudran 13015 - Marseille Téléphone ...

Les Restaurants du Cœur des Bouches-du-Rhône


  1. www.restosducoeur13.org/

    RELAIS DU CŒUR. DES BOUCHES DU RHÔNE. 30 Avenue de Boisbaudran. Z.I. La Delorme. 13015 MARSEILLE. Tél: 04 96 15 13 20 Fax: 04.96.15.00.03 ...

Aide Alimentaire Marseille - secourspopulaire.fr‎

  1. www.secourspopulaire.fr/Aide

    Secours populaire français : déclaré grande cause nationale.

Aide alimentaire - planete-urgence.org‎

  1. www.planete-urgence.org/Mali

    01 43 40 42 00
    Projet d'Aide Alimentaire d'Urgence Pour Agir : faites un Don !

Résultats de recherche

GUIDE SOCIALE L'URGENCE - Ville de Marseille

  1. www.marseille.fr/sitevdm/document?id=1566&id_attribute=48

    Marseille est la seule commune de France à compter parmi ses services, ... dans le domaine de l'aide alimentaire ...... BOUTIqUE SOLIDARITÉ ABBÉ PIERRE.

Emmaüs Pointe Rouge


  1. emmaus-pointerouge.com/

    Mouvement de solidarité envers les plus pauvres créé par l''Abbé Pierre... C'est dans ma maison que va naître la communauté de Marseille", confie André ... compagnon se fait en paraphrasant l'abbé Pierre : "viens nous aider à aider.... à la grande collecte annuelle de dons organisée par la Banque Alimentaire, dont ...
  2. [PDF]

liste des associations - Banque Alimentaire des Bouches du Rhône

  1. www.ba13.banquealimentaire.org/.../liste_assos_site_ba13_2404213.pdf

    FONDATION ABBE PIERRE. 16/20, rue Loubon. 13003 MARSEILLE. 04 91 08 19 67. FONDATION DE L'ARMEE DU SALUT. Le Hameau. 190, rue Felix Pyat.

Emmaüs France.org, le site de tous les groupes Emmaüs de France.


  1. www.emmaus-france.org/

    Mouvement de solidarité envers les plus pauvres créé par l'Abbé Pierre. Au-delà de la récupération d'objets, de meubles et de vêtements, l'association offre ...

Fondation Abbé Pierre: Accueil


  1. www.fondation-abbe-pierre.fr/

    Dernière labellisée "Fondation Abbé Pierre", la Boutique Solidarité de Reims .... à ceux qui m'écoutent : qu'allez vous faire pour m'aider à bâtir des logis pour .

Associations caritatives - NeoZarrivants Marseille


  1. www.neozarrivants.com/marseille/223-6-rubrique-social-sante-associatio...

    3 rue Colbert - 13001 Marseille Fondation Abbé Pierre Agence Régionale deMarseille 16-20, rue Loubon - 13003 Marseille Tél 04 91 50 61 77 fax 04 91 50 61 ...
  2. [PDF]

[Editorial : l'aide alimentaire] [Agenda VCM] - Voisins & Citoyens en ...

  1. www.vcm.1901.org/IMG/pdf/lettreinfo_mars2013-2.pdf

    la mise en œuvre de l'aide alimentaire a été publié au journal officiel le 7 ... National, 13001 Marseille .... en France » de la fondation Abbé Pierre est disponible.

Réseau Santé Marseille Sud : Informations sociales


  1. www.rsms.asso.fr/pages/infosoc.html

    LES AIDES FINANCIÈRES ET ALIMENTAIRES ... Les sociétés HLM à Marseille ......BOUTIQUE SOLIDARITE Fondation Abbé Pierre 360 Bld National - 13003 ...

Partenaires - La Gerbe


  1. www.lagerbe.org/fr/liens-rapides/partenaires/

    ... La Banque Alimentaire du Gard, pour la fourniture de denrées alimentaires ...délégation de Marseille; Fondation Alliance; Fondation Abbé Pierre pour le ...

Banque alimentaire : Blog de l'association des locataires du 15-16


  1. goudaer@aol.com                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
    blogdelassociationdeslocatairesdu15-16.hautetfort.com/banque-alimentai...

    14 juin 2011 - ... de la Jeunesse et des Sports <> Fondation Abbé Pierre <> Emmaus <> Sud PTT ... La Banque alimentaire ne dessert pas les Quartiers Nord, comme le ...tout Marseille pour réaliser leur mission de redistributions de colis et ...

Un accord avait  été trouvé sur le budget du FEAD

Imprimer cette page
[Le 27 juin 2013, les Présidents du Conseil européen, du Parlement européen et de la Commission européenne ont trouvé un accord pour un plafond de dotations de 3,5 milliard d’euros pour le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD). 
Mme Carlotti, qui s’était rendue au Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs (EPSCO) à Luxembourg le 20 juin 2013 pour promouvoir le FEAD auprès de ses homologues européens, s’en félicite. 
Cet accord budgétaire répond au signal fort envoyé par le Parlement européen le 12 juin 2013 aux gouvernements des Etats membres, en votant le FEAD.


Communiqué de presse de la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion

Paris, le 27 juin 2013
Les trois Présidents du Conseil européen, du Parlement européen et de la Commission européenne ont trouvé un accord pour un plafond de dotation de 3,5 milliard d’euros.
La part entre une contribution obligatoire, qui ne saurait être inférieure au montant acté par le Conseil, soit 2,5 milliards d’euros, et une contribution volontaire reste à préciser.
Cette proposition sera soumise à chacune des trois institutions.
Ce compromis est un pas supplémentaire vers la pérennisation de l’aide européenne aux plus démunis.
Marie-Arlette Carlotti se félicite de cette avancée et défend plus que jamais le principe d’une contribution obligatoire au nouveau Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD).
La contribution volontaire ne peut en aucun cas devenir la règle en matière de solidarité : elle est contraire à l’idée d’intégration européenne et menacerait gravement les personnes qui ont besoin de cette solidarité.
Comme la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion l’a indiqué lors du Conseil EPSCO, "il incombe à la prochaine présidence lituanienne de faire de l’aide aux plus démunis une priorité de son agenda et ainsi de répondre à l’objectif européen de sortir 20 millions de nos concitoyens de la pauvreté à l’horizon 2020."
* Lire le communiqué de presse ministériel du 27 juin 2013 :
CP FEAD 27 06 13 M-A Carlotti (PDF - 351.5 ko)
.

Retrouver le fil des communiqués publiés sur ce sujet

.

Communiqué de presse publié par la ministre le 20 juin 2013 :

La France poursuit sa mobilisation et continue de promouvoir le FEAD. C’est ainsi que M-A Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, s’est rendue le 20 juin 2013, au Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs (EPSCO). Elle a plaidé auprès de ses homologues européens pour la reconduite du FEAD et la mise en place rapide d’un Fonds destiné à tous les Etats membres et reposant sur une participation obligatoire.
* Lire le communiqué de presse du 20 juin 2013 :
CP FEAD M-A Carlotti - 20 juin 2013 (PDF - 364.2 ko)
*************************************************************

Le 12 juin 2013, le Parlement européen a voté le FEAD et envoyé un signal fort aux gouvernements des Etats membres. Plus de 70 % des députés européens se sont en effet prononcés en faveur de la création du FEAD, lors du vote en séance plénière. Ils ont même opté pour un programme de 3,5 milliards d’euros pour la période 2014-2020, soit un budget supérieur aux 2,5 milliards proposés par le Conseil européen.

Convaincue de l’importance de cet outil, pour la réduction de la pauvreté dans l’Union européenne, la France exprime sa satisfaction et poursuivra sa défense du FEAD au prochain Conseil européen.

Communiqué de presse du 12 juin 2013 du ministre délégué aux Affaires européennes et de la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion

FEAD : un signal du Parlement européen
Aujourd’hui, le Parlement européen votait en séance plénière le texte de la rapporteure Emer Costello (S&D, Irlande), portant sur le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD).
Le Parlement a envoyé un signal fort aux gouvernements des États membres : si nous voulons collectivement atteindre l’objectif ambitieux de réduction de la pauvreté dans l’Union à l’horizon 2020, alors nous devons donner à l’Union un véritable outil européen de lutte contre la pauvreté.
Cet outil est le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD), que le Président de la République a fortement promu lors des Conseils de décembre 2012 et de février 2013. Le Président a été relayé par les ministres Stéphane Le Foll, Marie-Arlette Carlotti et Thierry Repentin, qui ont multiplié les contacts avec leurs homologues, et par les parlementaires européens, au premier rang desquels la députée Pervenche Berès. Tous ont compris l’importance collective de cet outil.
Les parlementaires européens affirment aujourd’hui deux principes importants :
  • L’entraide communautaire n’est pas une option mais un devoir dans une communauté de destin. C’est pourquoi le FEAD doit exister en propre et vivre à travers la participation obligatoire de tous les États membres.
  • On ne pourra pas faire sortir 20 millions de citoyens européens de la pauvreté à l’horizon 2020 en bradant nos politiques de solidarité. Alors que 18 millions d’Européens ont recours à l’aide alimentaire chaque année et que la précarité pousse de plus en plus de citoyens à aller vers l’aide alimentaire pour assurer le paiement d’autres charges, le FEAD doit être doté de moyens à la hauteur des ambitions européennes.
Ce sont ces principes que les ministres Marie-Arlette Carlotti et Thierry Repentin ont réaffirmé aux quatre associations françaises d’aide alimentaire le 28 mai 2013.
Ce sont ces principes qu’ils portent auprès de leurs homologues européens, avant le prochain Conseil européen.
* Lire le communiqué de presse ministériel du 12 juin 2013 :
CP FEAD Ministres- 12 06 13 (PDF - 376.7 ko)
*************************************************************
Le 20 mai 2013, les députés européens ont voté, en commission Emploi et Affaires sociales, le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD). Quatre associations françaises ont publié une tribune pour saluer ce vote.
Dans un communiqué de presse du 29 mai, les deux ministres concernés, Mme Carlotti et M. Repentin, ont rappelé leur volonté de voir aboutir rapidement, et dans les conditions les plus favorables aux Européens en difficulté, les négociations en vue de la mise en place du FEAD.

Extraits de la Tribune du 21 mai 2013 : "Aide alimentaire européenne : les associations réagissent au vote du Parlement européen"

Signataires : 
Alain SEUGÉ, président de la Fédération française des banques alimentaires 
Jean François MATTEI, président de la Croix Rouge française 
Olivier BERTHE, président des Restaurants du Cœur 
Julien LAUPRETRE, président du Secours populaire français
Le 20 mai 2013, après des mois de débat, les députés européens de la commission Emploi et Affaires sociales ont voté le Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis (FEAD). Si les quatre signataires saluent le travail parlementaire réalisé, ils souhaitent cependant alerter sur le chemin qu’il reste à parcourir pour maintenir une aide alimentaire européenne à la hauteur des besoins.
Les institutions européennes ont joué un rôle déterminant en proposant de reconstruire l’aide alimentaire sur une base solide, pour prévenir la perte inenvisageable de l’ancien programme, le PEAD.
Grâce à une proposition réalisée à temps par la Commission européenne et à un travail parlementaire sérieux et engagé, le principe d’une aide a été arraché aux chefs d’Etat, lors du Conseil européen de février 2013. Les chefs d’Etat doivent maintenant tenir leur promesse…
Le FEAD a été voté le 20 mai en commission Emploi et Affaires sociales au Parlement européen. Les efforts demeurent cependant insuffisants ! Il reste des zones d’ombre inquiétantes, faisant craindre que le dispositif créé ne puisse être mobilisé efficacement et que chaque Etat et association soit laissé seul pour répondre à l’accroissement de la précarité.
Les quatre associations souhaitent rappeler ici que le FEAD doit :
  • disposer de moyens suffisants (il reste pour l’instant doté d’un budget de 2,5 milliards dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020, là où 4,75 milliards d’euros seraient à peine suffisants) ;
  • soutenir l’aide alimentaire en priorité ;
  • être novateur, unique et indépendant des autres dispositifs ;
  • ne pas alourdir les contraintes administratives qui pèsent sur les associations composées de bénévoles de terrain.
Si les signataires de la tribune sont convaincus que les parlementaires européens feront à nouveau entendre leurs voix, ils pensent néanmoins que c’est aux Etats membres de prendre leur responsabilité devant leurs citoyens, tant sur le budget que sur une viabilité réelle et quotidienne du fonds.
* Lire la tribune associative du 21 mai 2013 :
Tribune des associations 21 mai 2013 (PDF - 238.6