lundi 11 septembre 2017

Arrêté du 28 août 2017 concernant le rapport sur l'état de la collectivité prévu à l'article 33 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale






JORF n°0211 du 9 septembre 2017
texte n° 2



Arrêté du 28 août 2017 fixant la liste des indicateurs contenus dans le rapport sur l'état de la collectivité prévu à l'article 33 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale

NOR: INTB1719191A

Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, et le ministre de l'action et des comptes publics,
Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, notamment son article 33 ;
Vu le décret n° 97-443 du 25 avril 1997 modifié relatif au rapport sur l'état de la collectivité prévu à l'article 33 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 susvisée ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale en date du 5 juillet 2017 ;
Vu l'avis du Conseil national d'évaluation des normes en date du 20 juillet 2017,
Arrêtent :

Conformément aux dispositions de l'article 1er du décret du 25 avril 1997 susvisé, la liste des informations devant figurer dans le rapport sur l'état de la collectivité prévu à l'article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée est annexée au présent arrêté.
Article 2

L'arrêté du 28 septembre 2015 fixant la liste des indicateurs contenus dans le rapport sur l'état de la collectivité prévu par l'article 33 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale est abrogé.
Article 3

Le directeur général des collectivités locales et le directeur général de l'administration et de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
  • Annexe

ANNEXE
BILAN SOCIAL 2017
INFORMATIONS DEVANT FIGURER DANS LE RAPPORT AU COMITÉ TECHNIQUE
Effectifs en stock
Agents sur des emplois fonctionnels de direction au 31 décembre

Nombre d'agents occupant un emploi fonctionnel de direction par sexe, par statut d'origine, par cadre d'emplois de détachement et par type d'emploi fonctionnel.

Nombre de fonctionnaires (1) en effectifs physiques occupant un emploi permanent rémunérés au 31 décembre

Nombre de fonctionnaires occupant un emploi permanent à temps complet ou à temps hebdomadaire non complet (moins de 17 h 30, entre 17 h 30 et 28 heures, 28 heures et plus), par sexe, par filière, par cadre d'emplois et par grade.
Nombre de fonctionnaires par sexe, par filière (2), par cadre d'emplois (3) occupant un emploi à temps complet :

- à temps plein ;
- à temps partiel selon les tranches de quotité de travail (article 60 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale).

Nombre de fonctionnaires par sexe et catégorie hiérarchique (4) occupant un emploi à temps complet :

- bénéficiant d'un temps partiel de droit, au sens de l'article 60 bis de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée ;
- bénéficiant d'un temps partiel sur autorisation (article 60 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée).

Nombre de fonctionnaires, en équivalent temps plein rémunéré, occupant un emploi permanent

Nombre de fonctionnaires, en équivalent temps-plein rémunéré, par sexe et par filière, ayant travaillé au moins un jour dans l'année.

Nombre d'agents contractuels, en effectifs physiques, occupant un emploi permanent rémunérés au 31 décembre

Nombre d'agents contractuels occupant un emploi permanent à temps complet ou à temps hebdomadaire non complet, par sexe, par filière, par classe d'ancienneté dans la collectivité (5), par cadre d'emplois, par type de recrutement (articles 3-1, 3-2 et 3-3 [1°, 2°, 3°, 4° et 5°] de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée) et par type de contrat.
Nombre d'agents contractuels, par sexe, par filière (2) et par cadre d'emplois (3), dans la collectivité occupant un emploi à temps complet :

- à temps plein ;
- à temps partiel selon les tranches de quotité de travail.

Nombre d'agents contractuels, par sexe et catégorie hiérarchique (4), occupant un emploi à temps complet :

- bénéficiant d'un temps partiel de droit, au sens de l'article 13 du décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 modifié ;
- bénéficiant d'un temps partiel sur autorisation (article 10 du décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 modifié).

Nombre d'agents contractuels, en équivalent temps plein rémunéré, occupant un emploi permanent

Nombre d'agents contractuels, en équivalent temps-plein rémunéré, par sexe et par filière, ayant travaillé au moins un jour dans l'année.

Autres personnels, contractuels, sur emploi non permanent

Nombre d'agents contractuels sur emploi non permanent, en distinguant effectifs rémunérés au 31 décembre et effectifs, en équivalent temps-plein rémunéré, ayant travaillé au moins un jour dans l'année, par sexe :

- collaborateurs de cabinet ;
- assistants maternels, assistants familiaux et accueillants familiaux ;
- agents contractuels recrutés pour faire face à un besoin lié à un accroissement temporaire ou saisonnier d'activité (en application de l'article 3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée) ;
- personnes bénéficiant d'un contrat aidé dans la collectivité territoriale (dont notamment celles bénéficiant d'un contrat unique d'insertion) ;
- agents contractuels employés par les centres de gestion et mis à disposition des collectivités territoriales ;
- apprentis ;
- personnes bénéficiant d'une rémunération accessoire autorisée par la réglementation sur le cumul des emplois.

Pyramide des âges au 31 décembre

Effectif des fonctionnaires et contractuels sur emploi permanent et non permanent par sexe et âge.

Positions statutaires particulières au 31 décembre des agents gérés par la collectivité territoriale

Nombre d'agents originaires de la collectivité par sexe :

- en congé parental ;
- en disponibilité (hors ceux mis en disponibilité d'office), dont disponibilité de droit ou bénéficiaires d'un congé équivalent pour les contractuels ;
- mis en disponibilité d'office ;
- en position hors cadre ;
- placés en congé spécial ;
- en détachement au sein de leur propre structure (en distinguant emplois fonctionnels, emplois de cabinets, changement de filière) ;
- en détachement dans une autre structure (en distinguant fonction publique de l'Etat, fonction publique hospitalière, autres collectivités…) ;
- mis à disposition dans une autre structure, dont agents mis à disposition des organisations syndicales (article 100 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée).

Nombre d'agents originaires d'une autre structure, ou en détachement direct au sein de la collectivité, par sexe :

- détachés dans la collectivité (en distinguant : emplois fonctionnels, non fonctionnels, de cabinet et fonction publique de l'Etat, fonction publique hospitalière, autres collectivités territoriales…) ;
- mis à disposition de la collectivité, dont originaires de la fonction publique de l'Etat.

Nombre de fonctionnaires originaires de la collectivité pris en charge par le centre de gestion ou le Centre national de la fonction publique territoriale par classe d'ancienneté de prise en charge (6) et par sexe.

Mouvements de personnels et parcours professionnels
Flux d'entrée et de sortie sur emploi permanent

Nombre d'agents (fonctionnaires, contractuels sur emploi permanent) ayant quitté la collectivité durant l'année : recensement par motif (mise à disposition, détachement, décharge totale de service, mutation, démission, fin de contrat, retraite, licenciement, décès…), par catégorie hiérarchique et par sexe.
Arrivées dans la collectivité d'agents (fonctionnaires ou contractuels) sur des emplois fonctionnels, par sexe et par statut d'origine.
Arrivées dans la collectivité de fonctionnaires par filière (2) et cadre d'emplois (3) par :

- recrutement direct (sans concours), dont PACTE ;
- voie de concours, examen professionnel et sélection professionnelle ;
article 38 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée (travailleurs handicapés) ;
- intégration directe (articles 13 bis [alinéa 1] et 14 de la loi n° 83-364 du 13 juillet 1983, et article 68-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiés) ;
- voie de mutation ;
- voie de détachement (dont fonction publique de l'Etat, FPH, autres) ;
- réintégration ;
- transfert de compétences.

Arrivées dans la collectivité de fonctionnaires et de contractuels sur emploi permanent, à temps complet et temps non complet, par sexe, par filière (2) et cadre d'emplois (3).

Evolution de carrière

Nombre de titularisations, prolongations de stage et refus de titularisation à l'issue d'un stage, par sexe.
Nombre d'agents contractuels sur emploi permanent titularisés (sans stage) sur un emploi permanent, dont handicapés (article 38 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée), par sexe.
Nombre d'agents contractuels nommés stagiaires, par sexe.
Nombre d'agents contractuels nommés stagiaires, au titre de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 modifiée, par sexe et par catégorie hiérarchique (4).
Nombre de fonctionnaires ayant connu dans l'année, par sexe :

- un avancement d'échelon ;
- un avancement de grade, par filière et par catégorie hiérarchique ;
- une promotion interne ;
- une réussite à un concours ;
- une réussite à un examen professionnel ;
- une nomination suite à une réussite à un concours ;
- une nomination suite à une réussite à un examen professionnel.

Bénéficiaires de l'obligation d'emploi (agents en situation de handicap)

Les indicateurs concernent les collectivités assujetties à l'obligation d'emploi et les collectivités non assujetties.
Nombre d'agents bénéficiaires de l'obligation d'emploi (fonctionnaires et agents contractuels sur emploi permanent et non permanent, dont apprentis) par catégorie hiérarchique (4), par statut et par sexe.
Nombre légal de bénéficiaires de l'obligation d'emploi.
Taux d'emploi pour l'année écoulée.
Dépenses prises en compte dans le calcul du nombre d'unités déductibles du nombre d'unités manquantes, en application du troisième alinéa du IV de l'article L. 323-8-6-1 du code du travail :

- montant total des dépenses réalisées au cours de l'année écoulée au titre des contrats de fournitures de sous-traitance ou de prestations de services avec des entreprises adaptées, des centres de distribution de travail à domicile ou des établissements ou services d'aide par le travail, en application du premier alinéa de l'article L. 323-8 du code du travail ;
- montant total et montants individualisés par agent des dépenses mentionnées aux II, III et IV de l'article 6 du décret n° 2006-501 du 3 mai 2006 modifié.

Recours à du personnel temporaire

Nombre de personnes employées comme personnels remplaçants mis à disposition par le centre de gestion :

- au moins un jour dans l'année ;
- présentes au 31 décembre.

Nombre de personnes employées dans le cadre du recours au service des entreprises mentionnées à l'article L. 1251-1 du code du travail (intérim), en référence à l'article 3-7 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée :

- au moins un jour dans l'année ;
- présentes au 31 décembre.

Discipline
Sanctions disciplinaires

Nombre de sanctions prononcées au titre de l'année, en distinguant par type et motif de sanctions pour les fonctionnaires titulaires, stagiaires et les agents contractuels.

Temps de travail
Temps partiel

Informations relatives au temps partiel prévu par l'article 60 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée.
Données réparties par sexe sur le nombre de :

- demandes présentées ;
- demandes acceptées ;
- premières demandes satisfaites ;
- modifications de quotités ;
- retours au temps plein.

Temps de travail

Modalités d'organisation du travail (cycle hebdomadaire, annuel, travail de nuit, travail le week-end, forfait), par sexe.
Compte épargne-temps (décret n° 2004-878 du 26 août 2004 modifié relatif au compte épargne-temps dans la fonction publique territoriale) par sexe et par catégorie hiérarchique (4) :

- nombre de comptes épargne-temps ouverts ;
- nombre de jours des comptes épargne-temps ;
- nombre de jours des comptes épargne-temps consommés dans l'année par type de consommation.

Télétravail : nombre d'agents exerçant leurs fonctions dans le cadre du télétravail (article 133 de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 modifiée) par sexe et par catégorie hiérarchique (4).
Charte du temps : existence d'une charte du temps dans la collectivité.

Absences au travail

Répartition, par sexe, et par tranche d'âge, pour les fonctionnaires et les contractuels sur emploi permanent et non permanent, du nombre total de journées d'absence, du nombre d'agents ayant été absents au moins un jour dans l'année et du nombre d'arrêts pour :

- maladie ou accident du travail (maladie ordinaire, longue maladie, maladie de longue durée et pour grave maladie, accident du travail imputable au service, accident du travail imputable au trajet, maladie professionnelle, maladie imputable au service ou à caractère professionnel, disponibilité d'office pour état de santé incompatible avec la reprise du travail ou pour inaptitude physique à l'exercice des fonctions) ;
- maternité, paternité et accueil de l'enfant, adoption ;
- autorisations spéciales d'absence pour événements familiaux, concours et examens, fonctions électives…

Répartition par catégorie hiérarchique du nombre d'agents (fonctionnaires et contractuels sur emplois permanents) ayant pris un congé de paternité et d'accueil de l'enfant dans l'année et du nombre de jours pris par rapport au nombre de jours théoriques.
Répartition, par sexe, du nombre d'entretiens avant et après des interruptions de carrière longues pour motifs personnels ou familiaux.

Rémunérations et charges
Rémunérations et nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour l'ensemble des agents (au sens de l'article 20 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée)

Total des rémunérations annuelles brutes versées aux fonctionnaires (1) rémunérés au 31 décembre, par sexe et catégorie (4) :

- dont le montant des primes versées, en distinguant les primes de l'article 88 et celles de l'article 111 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée ;
- dont le montant de la NBI ;
- dont le montant des heures supplémentaires et complémentaires.

Total des rémunérations annuelles brutes versées aux personnels contractuels sur emploi permanent rémunérés au 31 décembre, par sexe et catégorie (4) :

- dont le montant des indemnités versées ;
- dont le montant des heures supplémentaires et complémentaires.

Total des rémunérations annuelles brutes versées, par sexe :

- aux personnels sur emplois non permanents (y compris collaborateurs de cabinet) ;
- aux assistants maternels, assistants familiaux et accueillants familiaux.

Dépenses de fonctionnement et dépenses de personnel

Montant des dépenses de fonctionnement et des charges de personnel de la collectivité territoriale constatées au compte administratif de l'année de référence.

Heures supplémentaires et complémentaires

Nombre d'heures supplémentaires et complémentaires réalisées et rémunérées par sexe, filière (2) et cadre d'emplois (3) pour les fonctionnaires et agents contractuels sur emploi permanent.

Assurances chômage

Modalités d'indemnisation du chômage, pour les titulaires et les contractuels.
Nombre d'anciens agents indemnisés au titre du chômage par leur ancien employeur territorial (régime d'auto-assurance), en distinguant entre les anciens titulaires, stagiaires et contractuels.

Conditions de travail - hygiène, santé et sécurité
Risques professionnels et mesures en matière de sécurité, au sens du décret n° 85-603 du 10 juin 1985 modifié

Nombre d'agents chargés :

- de la mise en œuvre des actions de prévention dans la collectivité (assistant et conseiller de prévention) ;
- des fonctions d'inspection en hygiène et sécurité (ACFI).

Nombre de médecins de prévention.
Autres personnels affectés à la prévention.
Coût de la formation des agents chargés de la mise en œuvre des actions de prévention, des membres des CHSCT et dans le cadre des habilitations : nombre de jours et dépenses.
Dépenses relatives aux interventions en matière de prévention et de sécurité.
Autres dépenses pour l'amélioration des conditions de travail.
Taux de visites médicales sur demande de l'agent.
Indication de l'existence des éléments suivants :

- document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) ;
- registre de santé et de sécurité au travail ;
- plan de prévention des risques psycho-sociaux (RPS) ;
- démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) ;
- démarche de prévention des risques cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction (CMR) ;
- autres démarches de prévention de risques.

Accidents du travail, maladies professionnelles et violences physiques sur agents (données sur l'ensemble des agents)

Nombre d'accidents de service, d'accidents de travail imputables au trajet (en distinguant avec ou sans arrêt de travail), de maladies professionnelles reconnues imputables au service, et nombre de jours d'arrêt, par sexe, par filière (2) et par cadre d'emplois (3).
Nombre d'allocations temporaires d'invalidité concédées au cours de l'année, par motif (accident du travail, maladie professionnelle…) et par sexe.
Nombre et taux d'actes de violence physique sur agents, par sexe, et par catégorie d'actes (émanant du personnel avec et sans arrêt de travail, émanant des usagers avec et sans arrêt de travail).

Agents inaptes

Nombre d'agents :

- ayant demandé à être reclassés au cours de l'année suite à une inaptitude liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
- ayant demandé à être reclassés au cours de l'année suite à une inaptitude liée à un autre facteur ;
- effectivement reclassés au cours de l'année suite à une inaptitude liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
- effectivement reclassés au cours de l'année suite à une inaptitude liée à un autre facteur.

Nombre d'agents :

- considérés définitivement inaptes à leur emploi au cours de l'année par le comité médical ou la commission de réforme, par filière (2) ;
- bénéficiant d'aménagement d'horaire ou d'aménagement de poste de travail.

Nombre de bénéficiaires d'un temps partiel thérapeutique recensés sur l'année.
Nombre de mises en disponibilité d'office pour raisons médicales.
Nombre de retraites pour invalidité.
Nombre de licenciements pour inaptitude physique.

Formation
Effectifs formés

D'une part pour les fonctionnaires et d'autre part pour les agents contractuels sur emploi permanent, nombre total, en distinguant formation prévue par les statuts particuliers (formation d'intégration et formation de professionnalisation), formation de perfectionnement, formation personnelle, préparation aux concours et examens d'accès à la FPT :

- de journées de formation (dont au titre du CPF) suivies par les agents par catégorie hiérarchique (4), par organisme ;
- d'agents ayant participé à au moins une action de formation (dont au titre du CPF), par sexe, par catégorie hiérarchique (4).

Pour les agents sur emplois non permanents, en distinguant les fonctionnaires des contractuels, nombre total :

- de journées de formation (dont au titre du CPF) suivies par les agents, par type d'emploi et par organisme ;
- d'agents ayant participé à au moins une action de formation (dont au titre du CPF), par type d'emploi et par sexe.

Nombre d'agents, en distinguant les fonctionnaires des contractuels, par sexe, bénéficiant d'un congé de formation accepté au titre de l'année.
Validation de l'acquis et de l'expérience : nombre de dossiers :

- déposés durant l'année ;
- en cours ;
- ayant débouché sur une validation.

Nombre de bilans de compétences financés par la collectivité territoriale en distinguant les fonctionnaires des contractuels.

Coût de la formation

Montant de la cotisation obligatoire versée au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).
Coûts des actions de formation prises en charge par les collectivités territoriales (coûts pédagogiques des actions organisées par les collectivités, frais d'inscription à des stages, colloques…) avec mention des versements au CNFPT au titre des actions organisées en partenariat.
Frais de déplacement des stagiaires.
Coût total des actions de formation.

Relations sociales
Droits sociaux

Nombre de réunions :

- du comité technique (CT) ;
- du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ;
- du CT exerçant les missions dévolues au CHSCT (pour les centres de gestion uniquement) ;
- de la commission administrative paritaire (CAP).

Nombre de jours d'autorisations spéciales d'absence accordés en application de l'article 16 du décret n° 85-397 du 3 avril 1985 modifié.
Volume du contingent global d'heures d'autorisations d'absence calculé en application des articles 14 et 17 du décret n° 85-397 du 3 avril 1985 modifié.
Nombre d'heures de décharges d'activité de service auxquelles ont droit les organisations syndicales.
Nombre d'heures de décharges d'activité de service effectivement utilisées.
Nombre de jours d'absence pour formation syndicale accordés aux fonctionnaires.
Nombre de protocoles d'accords en matière de droits syndicaux.
Nombre de jours de grève en heure agent (en distinguant sur mot d'ordre national et sur mot d'ordre local) pour l'année de référence et pour l'année précédente.

Action sociale

Œuvres sociales à destination du personnel ou de leurs familles :

- subventions versées au comité d'œuvres sociales local ;
- cotisations et subventions à un comité inter-collectivités.

Prestations servies par la collectivité territoriale.
Dispositifs d'action sociale pour la garde d'enfants (places en crèche, aides financières).

Protection sociale complémentaire

Procédure retenue par la collectivité : convention de participation, contrat et règlement labellisé.
Nombre de bénéficiaires et montant des participations, par catégorie hiérarchique.

(1) Le terme « fonctionnaires » recouvre les agents titulaires et stagiaires.

(2) et (3) Filières et cadres d'emplois au sens de la nomenclature des emplois territoriaux (NET) faisant l'objet d'une circulaire annuelle du ministre chargé des collectivités territoriales et disponible en ligne sur le site internet « collectivites-locales.gouv.fr ».

(4) Catégories hiérarchiques : A, B, C. Les contractuels sont classés par assimilation à l'une de ces trois catégories.

(5) Classes d'ancienneté totale : moins de 3 ans, entre 3 et 6 ans, plus de 6 ans.

(6) Classes d'ancienneté de prise en charge : inférieur à 1 an, entre 1 et 2 ans, 2 à 5 ans, supérieur à 5 ans.

Fait le 28 août 2017.

Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur,

Pour le ministre d'Etat et par délégation :

Le directeur général des collectivités locales

B. Delsol

Le ministre de l'action et des comptes publics,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général de l'administration et de la fonction publique,

T. Le Goff

dimanche 10 septembre 2017

Philosophe sénégalais, enseignant à l’université Columbia (New York) et ancien élève de Louis Althusser et Jacques Derrida à l’École normale supérieure, Souleymane Bachir Diagne decrypte les raisons de croire encore à la notion de progrès.

CE N’EST PAS EN SE REFERMANT SUR SOI-MÊME QUE L’ON FERA FACE À TOUT CE QUI NOUS MENACE”

Publié le 08/09/2017 à 09H50
Brexit, élection de Donald Trump, score de Marine Le Pen… la tendance populiste gagne du terrain. Les démocraties sont-elles menacées par les populismes ?
Vous pourriez ajouter à votre liste le score très élevé du parti populiste de Geert Wilders aux Pays-Bas en 2015. En France, le ouf de soulagement de voir Marine Le Pen ne pas arriver en tête du premier tour de la présentielle ne doit pas faire oublier le score sans précédent de l’extrême droite. Dans ces deux cas, même si la démocratie a montré qu’elle pouvait résister, force est de remarquer qu’elle est tout de même fragilisée. De même, ce qui s’est passé à Charlottesville, aux États-Unis, où des néonazis ont repris des slogans que l’on croyait d’un autre âge, tandis que les membres du Klu Klux Klan se découvrent une nouvelle jeunesse, est en quelque sorte l’amplification des phénomènes populistes ambiants. Pire, cela démontre une certaine continuité entre le populisme actuel et un passé très sombre.
Ce danger, je le crains, risque d’être encore présent un certain nombre d’années. Il est donc capital de montrer que ce régime fragile qu’est la démocratie est à défendre.
  Souleymane BachirDiagne ABruelCFDT2017    
  
Souleymane Bachir Diagne était invité 
à l’Université 
d'été de la CFDT, dont le thème
cette année était : le progrès social. 
    
Les attentats terroristes comme les démonstrations de force de l’extrême droite, notamment aux États-Unis, font ressurgir l’obscurantisme parallèlement à la montée du populisme...
Effectivement on observe qu’il existe un lien organique entre les populismes, ou plutôt ces ethno-nationalismes, pour utiliser un terme plus précis, et l’obscurantisme. Ce n’est pas un hasard si le mouvement qui a porté Donald Trump au pouvoir est également un mouvement qui remet en question des choses aussi fondamentales que la science. Bien entendu, il y a des intérêts économiques très précis derrière son retrait de l’accord de Paris sur le climat : on voit parfaitement les intérêts pétroliers ou encore ceux de l’industrie du charbon. Mais plus profondément, ce discours remet en question la science. Cela va de pair avec la remise en cause, par des soutiens du Président américain, de la théorie de l’évolution en la mettant sur le même plan que le créationnisme. Cette réduction de la science à un simple récit, auquel on peut opposer un autre récit, relève de l’obscurantisme le plus profond.
De même le fondamentalisme, qui mène au terrorisme, est comme son nom l’indique le refus le plus radical qui soit du progrès. L’idée même qu’on puisse revenir à un état antérieur considéré comme l’état pur de la religion est une façon de dire que le temps est un ennemi, qui ne signifie plus progrès mais nécessairement détérioration. Il s’agit de la négation même de l’idée de progrès. Nous sommes face à une régression qui s’assume comme telle et qui s’appuie sur une tradition reconstituée, sans souci de la vérité, pour les besoins de la cause.
 LES PIRES CHOSES SONT AUJOURD’HUI EN TRAIN D’ÊTRE ACCOMPLIES AU NOM DE LA RELIGION.

Les attentats et le fondamentalisme mettent à mal l’image de l’Islam, tout comme une partie de l’extrême droite met à mal l’image du christianisme. Les religions peuvent-elles redevenir porteuses de paix et de progrès ?
Les pires choses sont aujourd’hui en train d’être accomplies au nom de la religion. Dans un tel contexte, les musulmans sont en quelque sorte victimes deux fois : d’une part ils sont victimes physiquement, on oublie trop souvent que les attentats visent d’abord les populations musulmanes (comme en Irak, en Afghanistan, ou plus récemment au Burkina…), qui sont les premières victimes et les plus nombreuses des terroristes. D’autre part, ces populations sont également victimes de ce que l’on pourrait qualifier de prise en otage, puisque c’est au nom de leur religion que sont commises ces atrocités.
On peut également citer le bouddhisme qui a très longtemps été considéré comme la religion de la spiritualité, de l’acceptation, qui ne présenterait pas les mêmes « défauts » que les autres religions mais qui est dévoyée au Myanmar (en Birmanie), où les bouddhistes participent à de véritables pogroms contre les musulmans Rohingya. C’est la preuve que toutes les religions, même les plus spirituelles, peuvent être instrumentalisées pour servir le meurtre et l’oppression.
Ceux qui provoquent les attentats recherchent une guerre de religions : après un attentat, les gens peuvent se dire : “Nous savons bien que ce n’est pas la religion mais son instrumentalisation”. Mais les terroristes comptent sur l’effet de répétition et d’exaspération dans l’optique de creuser une distance, un abîme infranchissable entre les réglions pour lancer une sorte de guerre civile généralisée. C’est pour cela que la mise en scène des attentats, et donc de l’horreur et de la terreur, est aussi importante pour eux.
Cela fait oublier un autre aspect des religions qui est leur capacité à faire progresser l’humain en faisant progresser l’idée d’une Humanité commune. Bergson a montré que l’idée d’humanité n’est pas immédiate, ce qui est anthropologiquement plus immédiat ce sont mes proches, ma famille, ma tribu. Il a donc fallu quelque chose d’autre que l’instinct tribal pour que l’Homme s’élève à l’idée d’Humanité. L’une des sources de cette idée d’Humanité, c’est précisément la religion qui nous dit que mon prochain n’est pas forcément mon proche. C’est pour cela que les religions, porteuses de ces idées universelles d’ouverture, d’hospitalité, participent à la solution des problèmes de fanatisme meurtrier que nous connaissons actuellement.
 LA « PATRIE DES DROITS DE L’HOMME » N’A PAS JOUÉ LE RÔLE QU’ON ATTENDAIT D’ELLE FACE À LA PLUS GRANDE CRISE MIGRATOIRE DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE. 

Peut-on dire que les démocraties occidentales, notamment la France, ont failli face à l’afflux de réfugiés ?
Au moment de la crise des réfugiés, c’est incontestablement l’Allemagne qui a eu la réaction la plus en pointe. Angela Merkel a été, de ce point de vue-là, admirable : elle a rappelé un certain nombre de grands principes. Dans le même temps, la France a été en retrait. La « patrie des droits de l’Homme » n’a pas joué le rôle qu’on attendait d’elle face à la plus grande crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale. La France est identifiée à la jungle de Calais lorsqu’on fait référence aux migrants quand l’Allemagne est louée pour son ouverture.

Existe-il néanmoins encore des raisons ou des espoirs de croire dans la notion de progrès dans le monde actuel ?
Je reste optimiste sur l’idée de progrès parce que qu’elle soit la nature sombre du tableau du monde actuel, il existe tout de même une forme de résilience et de résistance. À titre d’exemple, nous voyons que les démocraties portent en elles une forme de fragilité face aux populismes mais c’est cette fragilité qui fait leur force. Ce n’est pas totalement paradoxal de dire cela : si l’on prend la liberté d’expression, c’est ce principe qui permet à des néonazis ou au KKK de donner libre cours à leurs idéologies nauséabondes, comme à Charlottesville. Mais c’est précisément parce qu’ils ont profité de ce principe démocratique pour manifester contre la démocratie que cette dernière a démontré sa force et montrant sa capacité à laisser s’exprimer sa négation pour fortifier ses principes. J’y vois une leçon à tirer : ce n’est pas en se refermant sur soi-même que l’on fera face à tout ce qui nous menace. Au contraire, la réponse à cette menace c’est d’avantage d’ouverture à l’idée d’humanité, d’hospitalité, quelles que soient les difficultés.
Il faut toujours privilégier la solution la plus humaine possible. Ce qui n’est pas contradictoire avec le fait d’être pragmatique en cherchant à régler les problèmes. Sur l’exemple des migrants, à long terme, la solution doit consister à faire en sorte que des gens n’éprouvent plus le besoin de risquer leur vie en traversant la Méditerranée pour fuir les horreurs de leur pays. Mais, pour y parvenir, il est indispensable de comprendre que la réponse n’est pas dans la fermeture. Les grands principes démocratiques sont capables de montrer que la démocratie est toujours en faveur de l’ouverture, qui est la seule réponse aux problèmes et aux cirses. C’est bien cela qui fonde mon optimisme et ma croyance dans le progrès humain.
Propos recueillis par nballot@cfdt.fr
Photos © Anne Bruel/InfoCom-CFDT

mardi 5 septembre 2017

Les mesures prises à la veille des vacances d’été par le ministre de l’Éducation nationale détricotent les réformes menées à l’école et au collège. La CFDT relève plusieurs points de désaccord.

UNE RENTRÉE SCOLAIRE SOUS LE SIGNE DU RETOUR EN ARRIÈRE SUR LES RYTHMES ET LA RÉFORME DU COLLÈGE

Publié le 01/09/2017 à 15H47
Les mesures prises à la veille des vacances d’été par le ministre de l’Éducation nationale détricotent les réformes menées à l’école et au collège. La CFDT relève plusieurs points de désaccord.
La rentrée doit se faire en musique ; le ministre l’a voulu ainsi. Pas sûr que les personnels de l’Éducation nationale aient le cœur à chanter le 4 septembre, jour où ils retrouvent les élèves. Car un décret et un arrêté pris en juin dans la précipitation, et en dehors de tout dialogue social, ouvrent de larges brèches dans les réformes lancées lors du précédent quinquennat. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a passé outre l’avis négatif du Conseil supérieur de l’éducation, instance consultative où siègent les organisations syndicales, les associations de parents d’élèves et les syndicats étudiants et lycéens. Un savant détricotage – le terme est réfuté par le ministre, qui préfère parler d’ajustements à la marge – est entrepris sans qu’aucune évaluation n’ait été menée. « Nous étions dans des réformes qui permettaient au système éducatif de lutter contre les inégalités et de contribuer à élever le niveau de compétences de l’ensemble de la population, regrette Yvan Ricordeau, secrétaire national chargé de la formation initiale. Les mesures prises cette rentrée affaiblissent ce qui commençait à se mettre en place. Elles ne sont pas à la hauteur des enjeux et ne semblent pas centrées sur l’intérêt de l’élève. »
Retour de la semaine de quatre jours
À commencer par les rythmes scolaires dans le premier degré. Plus d’un professeur ou parent ne saura pas sur quel pied danser cette rentrée. Le décret publié le 28 juin autorise les municipalités à revenir à la semaine de quatre jours au lieu des quatre jours et demi instaurés par la réforme des rythmes scolaires mise en place à partir de 2013. Trois semaines après la publication du décret, un tiers des écoles avait opté pour le retour à la semaine de quatre jours dès cette rentrée ; plus de 28 % des élèves sont concernés. Or un temps mieux réparti sur la semaine, comprenant cinq matinées, moment de la journée où les capacités d’attention et de concentration des enfants sont à leur apogée, est plus favorable aux apprentissages, surtout pour les élèves les plus fragiles, s’accordent les chronobiologistes. « La semaine de quatre jours est un contresens biologique qu’il faut abolir en aménageant impérativement le temps scolaire sur quatre jours et demi », indiquait en 2013 l’Académie nationale de médecine. La France sera le seul pays de l’Union européenne à concentrer les apprentissages sur une semaine de quatre jours : partout ailleurs, les enfants vont à l’école tous les jours, sauf le week-end. « C’est une remise en cause brutale des conditions d’accueil des enfants, de mise en œuvre de projets pédagogiques, de conditions d’exercice des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles [Atsem] et des personnels d’animation, d’organisation de travail des parents… », ont dénoncé dans un communiqué commun la CFDT et les quatre fédérations concernées – le Syndicat général de l’Éducation nationale (Sgen)la Fédération formation et enseignement privés (FEP)Interco, qui représente les personnels des collectivités locales, et la Fédération Communication, Conseil, Culture (F3C). « À l’heure où les deux parents travaillent, le temps des familles ne coïncidera jamais avec le temps scolaire, souligne Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT. Une réflexion sur la façon dont on structure les temps éducatifs sur un territoire donné en organisant de manière qualitative le temps périscolaire devrait être menée, cela n’a pas été fait. » Le retour à la semaine de quatre jours aura pour conséquence des suppressions d’emplois. « Début juin, le maire d’une commune moyenne nous indiquait que si sa commune devait revenir à la semaine de quatre jours, 70 emplois d’animateurs seraient supprimés, déplore la secrétaire générale du Sgen. C’est un plan social silencieux qui se met en place. » Sans compter que les rythmes scolaires ont une influence sur l’emploi des femmes : une étude de l’École d’économie de Paris publiée en avril 2017 montrait que la réforme des rythmes portant la semaine à quatre jours et demi avait permis aux femmes de réinvestir le travail le mercredi.
Le dédoublement de classes en question
Toujours à l’école, la promesse du ministre de dédoubler les classes de CP et CE1 dans les établissements classés REP+ (réseau d’éducation prioritaire) laisse dubitative la secrétaire générale du Sgen-CFDT, qui s’inquiète de voir le dispositif « plus de maîtres que de classe » (PDMQDC), progressivement mis en place depuis 2014, en faire les frais. « Il n’en restera pas grand-chose, se désole Catherine Nave-Bekhti. Le gouvernement précédent avait prévu des augmentations du nombre de postes dans le premier degré, afin d’alimenter le dispositif PDMQDC. On a pris ces postes pour le dédoublement des classes. C’est dommage : on supprime dans les faits un dispositif apprécié des personnels et qui favorisait le travail d’équipe. » Le « plus de maîtres que de classes » est en effet une innovation pédagogique permettant de prévenir les difficultés scolaires. L’enseignant travaille en binôme avec un « maître plus », chargé de repérer les élèves qui ne suivent pas et de les aider individuellement ou en petits groupes.
Le ministre a également évoqué un sujet potentiellement source de désaccord, le retour de l’évaluation des élèves à l’entrée au cours préparatoire. « S’il s’agit d’une évaluation standardisée nationale, c’est niet !,s’exclame Catherine Nave-Bekhti. Cela produit du bachotage dès la maternelle, qui devient une sorte de “prépa” à l’école élémentaire. Et ce n’est pas en évaluant les résultats des élèves que l’on évalue le système scolaire. »
Au collège, un détricotage de dernière minute
Outre un calendrier imposé de manière cavalière – les annonces ont été faites alors que les équipes apportaient la dernière touche à l’organisation de la rentrée –, les nouvelles mesures concernant le collège n’ont pas davantage la faveur des fédérations Sgen et FEP. Elles annulent en partie la réforme entrée en vigueur l’an dernier. Le rétablissement des classes bilangues, des sections européennes et des options latin et grec telles qu’elles existaient auparavant signent le retour de filières sélectives, source d’inégalités. Les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et l’aide personnalisée (AP), qui devaient rendre les apprentissages plus attrayants et motiver les élèves, surtout ceux qui sont les moins réceptifs à un enseignement académique, sont réduits à la portion congrue. « Cela déstabilise les équipes enseignantes qui se sont investies dans des projets d’EPI et favorise l’attentisme des autres, explique Bruno Lamour, secrétaire général de la FEP. Une démarche d’innovation qui n’est pas portée institutionnellement reste lettre morte. » Même son de cloche au Sgen, qui dénonce le phénomène de stop and go et le retour d’« une vision élitiste du collège ». « Ces changements ne sont pas propices à la transformation du système éducatif, ajoute Catherine Nave-Bekhti. Les mesures semblent être prises parce qu’elles sont populaires et vont dans le sens de l’opinion publique. » C’est sans nul doute le cas du dispositif « devoirs faits », dont la mise en œuvre est prévue à la Toussaint.
Les fédérations CFDT réclament dialogue, méthode et objectifs
Les collégiens volontaires auront « un temps d’études accompagnées, au sein de l’établissement, après la classe ». Ces études pourraient être encadrées par des enseignants, des assistants d’éducation, des jeunes en service civique, des associations. « Cela suppose une bonne coordination entre l’équipe enseignante et les intervenants, explique la secrétaire générale du Sgen-CFDT. D’autre part, l’accompagnement habituellement réalisé dans le cadre de la classe ne doit pas être entièrement reporté sur ces heures d’aide. Y aura-t-il un budget consacré à ce dispositif ? Nous attendons des précisions. »
Le Sgen et la FEP demandent l’ouverture d’un accord de méthode relatif au dialogue social, sur la base d’un document écrit avec un préambule se rapportant aux objectifs poursuivis dans les changements à l’œuvre à l’école. « Nous avons une liste de sujets à proposer au ministre », précise Catherine Nave-Bekhti. Parmi ceux-ci, la formation initiale et continue des enseignants, la voie professionnelle, le lycée et le bac, la réforme du collège et son « assouplissement », la santé scolaire… La partition est prête, au ministre de donner le la.
photo © Franck Crusiau / Réa 

samedi 2 septembre 2017

Fonction Publique de l'Etat et terriroriale :l'obstacle à la transposition du nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions et de l'engagement professionnel (Rifseep) à deux cadres d’emplois de catégorie C, les adjoints techniques et les agents de maîtrise territoriaux, a été levé par la publication d'un arrêté mi-août.

Rifseep : du nouveau pour la filière technique de catégorie C

Publié le 31/08/2017 • Par Claire Boulland • dans : A la une emploiA la Une RHActu EmploiFranceToute l'actu RH



DGF
Flickr by Ken Teegardin
L'obstacle à la transposition du nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions et de l'engagement professionnel (Rifseep) à deux cadres d’emplois de catégorie C, les adjoints techniques et les agents de maîtrise territoriaux, a été levé par la publication d'un arrêté mi-août.
Les adjoints techniques et les agents de maîtrise territoriaux (catégorie C) peuvent enfin bénéficier du Rifseep. L’arrêté pris pour les adjoints techniques du ministère de l’Intérieur et de l’Outre-mer – constituant leur corps de référence – a été publié mi-août, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2017.
Les montants de référence des deux parts du Rifseep qui leur sont applicables s’établissent comme suit :
Rifseep
A noter que la date du passage au Rifseep du corps des adjoints techniques des établissements d’enseignement du ministère de l’Éducation nationale, corps de référence des adjoints techniques territoriaux des établissements d’enseignement (ATTEE), n’est pas encore arrêtée. Le centre interdépartemental de gestion (CIG) de la grande couronne d’Île-de-France rappelle sur son site internet que « sa situation devra être réexaminée avant le 31 décembre 2019 ».

L’attente de la filière technique

D’autres corps de métiers de la filière technique sont encore en attente de l’application effective du Rifseep. Dans la catégorie B, les techniciens territoriaux seront éligibles à compter du 1er janvier 2018. La Direction générale des finances publiques (DGFIP) et la Direction générale des collectivités locales expliquent, sur le portail de l’État au service des collectivités, qu’en attendant la publication du texte octroyant ce régime indemnitaire aux techniciens supérieurs du développement durable (leurs corps de référence), ils continueront de percevoir la prime de service et de rendement, l’indemnité spécifique de service et la prime technique de l’entretien, des travaux et de l’exploitation.
Les ingénieurs territoriaux de catégorie A seront eux aussi éligibles au Rifseep à partir du 1er janvier 2018, est-il également indiqué sur le portail. « Quant aux ingénieurs en chef territoriaux, [il est prévu] la date du 1er janvier 2017 pour leur corps de référence des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts, mais aucun arrêté interministériel n’a encore défini les nouveaux plafonds indemnitaires pour ce corps. »

Pourquoi certains cadres d’emplois de la filière technique ne peuvaient-ils pas encore bénéficier du RIFSEEP ?

Pour ce qui concerne la catégorie C de la filière technique, aux termes de l’arrêté interministériel du 16 juin 2017 (publié au Journal officiel du 12 août suivant), le corps des adjoints techniques du ministère de l’intérieur a adhéré au RIFSEEP, avec effet rétroactif au 1er janvier 2017. En conséquence, les employeurs territoriaux peuvent mettre en œuvre ce nouveau régime indemnitaire pour les deux cadres d’emplois homologues : les adjoints techniques territoriaux et les agents de maîtrise territoriaux.
Toutefois, la date du passage au RIFSEEP du corps des adjoints techniques des établissements d'enseignement du ministère de l'Education nationale n'est pas encore arrêtée. Le même calendrier s'applique donc à leur cadre d'emplois homologue des adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement.
Pour ce qui concerne la catégorie B de la filière technique, les techniciens territoriaux seront éligibles au RIFSEEP à compter du 1er janvier 2018. En effet, pour les techniciens supérieurs du développement durable (corps de référence pour ce cadre d’emplois, aux termes du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991), l’arrêté interministériel du 30 décembre 2015 limite l’application du RIFSEEP aux seuls ex-contrôleurs des affaires maritimes (sans lien donc avec la fonction publique territoriale).
Les techniciens qui perçoivent comme composantes de leur régime indemnitaire la prime de service et de rendement (décret n° 2009-1558 du 15 décembre 2009), l’indemnité spécifique de service (décret n° 2003-799 du 25 août 2003) et la prime technique de l’entretien, des travaux et de l’exploitation (décret n° 2002-3534 du 16 avril 2002) s’ils remplissent les conditions d’octroi, continuent à percevoir ces primes et indemnités jusqu’à la publication de l’arrêté octroyant le RIFSEEP au corps des techniciens supérieurs du développement durable, (équivalent du cadre d’emplois des techniciens territoriaux) et ce, au moins jusqu’au 1er janvier 2018.
Pour ce qui concerne la catégorie A de la filière technique, les ingénieurs territoriaux seront également éligibles au RIFSEEP, à compter du 1er janvier 2018.
Quant aux ingénieurs en chef territoriaux, le décret n° 2016-1916 et l’arrêté du 27 décembre 2016 prévoient la date du 1er janvier 2017 pour leur corps de référence des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts, mais aucun arrêté interministériel n’a encore défini les nouveaux plafonds indemnitaires pour ce corps. En conséquence, les employeurs territoriaux doivent attendre la publication de cet arrêté pour mettre en œuvre le RIFSEEP pour ce cadre d’emplois.

Dernière modification  : 25/08/2017

Les cadres d’emploi en attente de la « transposition »

Sont encore attendues les publications des arrêtés permettant la transposition du Rifseep :
  • aux ingénieurs en chef, aux conservateurs du patrimoine et aux biologistes vétérinaires pharmaciens  ;
  • aux éducateurs de jeunes enfants (EJE), aux médecins et aux psychologues ;
  • aux assistants de conservation du patrimoine et des bibliothèques, aux attachés de conservation du patrimoine, aux bibliothécaires et aux conservateurs de bibliothèque

Par Aurélie Seigne Les ordonnances sur le renforcement du dialogue social ont été rendues publiques. « Une réforme pas à la hauteur », a jugé Laurent Berger.

ORDONNANCES : LAURENT BERGER POINTE “UNE OCCASION MANQUÉE”

Publié le 31/08/2017 à 14H44
Les ordonnances sur le renforcement du dialogue social ont été rendues publiques. « Une réforme pas à la hauteur », a jugé Laurent Berger. 
« Ce n’est ni la casse du code du travail qui nous avait été annoncée ni la réforme ambitieuse du nécessaire renforcement du dialogue social pour améliorer à la fois la compétitivité des entreprises et le bien-être des salariés que nous aurions souhaitée. » À la sortie de la réunion lors de laquelle le Premier ministre a présenté aux partenaires sociaux le contenu des cinq ordonnances, Laurent Berger a fait plusieurs constats, en attendant de pouvoir examiner les textes dans le détail.
Une concertation et un travail syndical utiles
Premier constat : la concertation, qui s’est engagée le 9 juin dans le cadre du projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social, a été « loyale et sincère ». Elle a permis à la CFDT, mais aussi aux autres organisations syndicales qui ont joué le jeu de la concertation (la CFTC et FO) en faisant leur travail syndical, de retoquer ou d’infléchir nombre de points qui étaient à l’origine dans les cartons du gouvernement : le seuil de déclenchement des plans de sauvegarde de l’emploi, à partir de 10 salariés, n’a par exemple pas été relevé comme le gouvernement le souhaitait ; l’hypothèse d’autoriser la négociation collective sans délégué syndical dans les entreprises de 50 à 300 n’a pas résisté à la ferme opposition de la CFDT ; les délais de recours devant les prud’hommes, actuellement de 24 mois, sera réduit à 12 mois, mais ce ne sont pas les 6 mois annoncés lors de la dernière séance de concertation du 23 août. Sur l’articulation entre accords de branche et d’entreprise, la CFDT estime même avoir été entendue, avec un nouveau domaine réservé à la branche, sur la gestion et la qualité de l’emploi, qui déterminera notamment les modalités de recours aux CDD (mais pas les motifs, qui restent dans la loi) et aux CDI de chantier.
Une cible ratée
Deuxième constat : le gouvernement est passé à côté de l’objectif affiché de renforcer le dialogue social. Dans les entreprises de moins de 11, c’est le pouvoir unilatéral de l’employeur qui est instauré, avec une simple validation par référendum auprès des salariés. « Cela représente un quart des salariés en France », souligne Laurent Berger. Dans les PME de moins de 50 salariés, les ordonnances ouvrent largement la possibilité de négocier sans représentant syndical. Pour toutes les autres entreprises, les trois instances actuelles sont fusionnées en un conseil économique et social qui conserve les prérogatives et missions actuelles. Il ne sera plus possible d’adapter le cadre du dialogue social aux réalités. Seule possibilité offerte, récréer, par accord majoritaire, une commission HSCT (hygiène, sécurité et conditions de travail) et des délégués de proximité. Un cadre bien rigide pour des ordonnances qui visent à redonner plus de marges de manœuvre au niveau de l’entreprise.
Trop de dogmatisme
Troisième constat donc, « sur certains sujets, le dogmatisme l’a emporté ». Outre le cadre du dialogue social, c’est le cas sur le plafonnement des indemnités prud’hommes (fixé à 20 mois grand maximum, avec un plancher à 3 mois) ou sur le périmètre des licenciements économiques, qui devient national. Enfin, Laurent Berger n’a pas caché son inquiétude concernant les moyens qui seront donnés aux représentants dans la nouvelle instance unique, qui doivent être déterminés par décret au moment de la publication des ordonnances.
Au final, « à la fin de ce cycle de concertations, la CFDT a bien l’impression d’avoir été écoutée, mais pas réellement entendue, a déploré Laurent Berger lors de la réunion à Matignon. La CFDT en sort avec des désaccords, mais surtout le goût amer d’une occasion manquée ». Reste à faire la preuve par l’exemple que le dialogue social est nécessaire aux salariés comme aux entreprises.