lundi 7 octobre 2013

lundi 7 octobre 2013“Ce qui est anti-jeunes c'est le chômage et la précarité. Pas la réforme des retraites”

“Ce qui est anti-jeunes c'est le chômage et la précarité. Pas la réforme des retraites”

publié le 07/10/2013 à 09H29 par France 2
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Invité des "4 Vérités" le 7 octobre 2013, Laurent Berger est revenu sur les attentes de la CFDT vis-à-vis du débat parlementaires sur la réforme des retraites. Le secrétaire général la CFDT a également réaffirmé la position de la Confédération sur le travail du dimanche.

jeudi 3 octobre 2013

Avec marsactu , nous souhaitons promouvoir les créateurs d'emplois (c’est très innovant tout ça !) de l'Ecole Centrale Marseille (notre école d'ingénieur favorite ...un peu chauvin , certes ..ndlr cfdt mpm)

Le fabuleux destin du Fab Lab marseillais

Télécharger ou photocopier des objets : le passage des imprimantes de la feuille de papier à la 3D ouvre de nouvelles perspectives. En les couplant avec d'autres équipements et l'astuce des bidouilleurs locaux, les Fab Lab entendent devenir des lieux ouverts de production et de créativité. Dans le Sud-Est de la France, c'est l'école Centrale de Marseille qui inaugure ce mouvement en évolution rapide.
Clémentine Vaysse
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Pour l'instant, la "révolution" se fait dans un cafoutche. C'est l'impression qui frappe le visiteur du Fab Lab Marseille - comprenez "l'atelier de fabrication numérique", le premier du Sud-Est - ouvert officiellement depuis cette semaine à l'école Centrale. Une fois arrivé au technopole de Château-Gombert (13e), il faut d'abord longer les barrières du chantier du "Très grand bus" des facultés, puis suivre les affichettes arborant le logo du Fab Lab. La dénomination des bâtiments de l'école d'ingénieur, rangés en "plots" et "mailles", met déjà dans l'ambiance. En chemin, on croise également un curieux bidouillage entouré d'un périmètre de rubans - à vue de nez des cadres de panneaux solaires branchés sur un chauffe-eau.
Mais ce sur quoi bricolent une poignée d'étudiants, dans une salle à laquelle on accède après une enfilade de couloirs, est encore plus inhabituel. Branchées chacune sur un ordinateur trônent "une Ultimaker, une imprimante 3D, la base d'un fab lab" et "une fraiseuse numérique", commente Mickaël Motto, président du Fab Lab Marseille. Et ça, entre les deux ? "Une imprimante classique, qu'on appelle maintenant 2D", rigolent les étudiants qui l'entourent. Affreusement XXe siècle, quand les deux machines précédentes permettent de photocopier un objet, par exemple une statuette. Une petite démonstration s'impose.

Sympathique. Mais ça n'explique pas pourquoi ces ateliers de fabrication numérique - dont un avatar est en germe à Aix - ont fait l'objet d'un appel à projets du ministère du Redressement productif, initiative qui a été rapidement débordée par des réponses venues de toute la France... "On n'est pas face à un gadget, mais une véritable révolution, même si je sais que le mot est galvaudé", assure Guillaume Quiquerez, directeur de cabinet de Centrale Marseille. Ces ateliers de Géo Trouvetout permettent d'ouvrir à tous et sans investissement la fabrication de prototypes en toute petite série et à moindre coût. De quoi accélérer le passage du théorique au concret, imaginer, créer, se tromper... Bref, à l'entendre, l'imagination au pouvoir.

Objectif 400 m2

Il précise que si l'idée est venue d'étudiants, aujourd'hui une vingtaine au sein de l'association qui porte le lieu, elle est suivie de près par Marseille Innovation, une pépinière à start-up, et "fait partie de notre projet d'établissement". De la salle peu accueillante d'aujourd'hui, le FabLab devrait passer à une surface de 400 m2, "avec plus de machines, plus de monde, plus de partenaires industriels". "Il aura toute sa place dans le Marseille creativity center" en gestation pour 2015 dans un bâtiment voisin : amphi de 450 places, bibliothèque, café-terrasse... Avec en tête l'arrivée du BHNS qui le reliera rapidement au métro La Rose et le projet plus large de "quartier numérique", pour lequel le gouvernement cherche aussi des candidats.
Plus modestement et à plus court terme "on va mettre des canapés, des machines à café, l'objectif est que les gens passent du temps ici", glisse Mickaël Motto. Le public pressenti de ce qui se veut "un espace de frottement", "un lieu d'échange", est varié : des artisans, des PME, des étudiants en art ou en architecture, des geeks, des bricoleurs du dimanche... Moyennant un tarif à l'heure, ils pourront utiliser ces machines dont le coût d'achat est encore prohibitif (plus de 1000 euros pour l'Ultimaker). Théophile Mantel, chargé de répondre aux sollicitations par mail, "a eu plus de 50 demandes depuis 6 mois. Pour l'instant, nous avons seulement calé un créneau avec un professeur de technologie, pour voir comment ça se passe".

"Reprendre le pouvoir sur la technique"

Ainsi, les étudiants doivent malheureusement répondre par la négative à des questions du genre : "Est-ce que je peux faire une moto en 3D à partir de photos ?" Commentaire de Guillaume Quiquerez : "Non, M. Tout le monde ne peut pas venir sans leur aide. On est comme aux débuts de l'informatique, quand j'ai eu mon premier ordinateur et que j'étais obligé de le programmer". Heureusement pour les futurs visiteurs du Fab Lab, la petite équipe commence déjà à savoir murmurer à l'oreille des fraiseuses numériques. "Les machines plus la matière grise, c'est ça le principe du Fab Lab", résume Jean-Marie Millet, vice-président de l'association.
"Quand on a reçu l'Ultimaker, elle était en kit, il n'y avait pas de notice dans la boîte. On a réussi à la monter grâce à des tutoriels sur Internet", raconte Mickaël Motto. Le "savoir-faire des forums", la caverne d'Ali Baba en ligne des "objets à télécharger" en licence libre... On comprend mieux la formule de Guillaume Quiquerez pour qui les FabLab sont "la continuation dans le domaine du matériel de l'esprit du numérique". Au rayon des concepts anglais inévitables dans ce milieu, le Fab Lab croise le courant DIY ("do it yourself"), l'open source, l'empowerment... En clair : "Au niveau macro-économique cela peut amener à un mouvement de relocalisation car on produit économe, à la pièce. Pour l'individu, c'est reprendre le pouvoir sur la technique, se remettre à bricoler", avance Guillaume Quiquerez. Ayant senti le potentiel, Renault et Seb mettent à la disposition de leurs employés des espaces de ce type pour s'essayer à des prototypes à moindre coût.
S'il a "des doutes sur certains FabLab qui pourraient se transformer en boîte à fric", aucun risque à Marseille estime-t-il : "Ils ont dans cette association la vraie culture pour développer un Fab Lab solidaire et créatif". Mickaël Motto envisage "des après-midi découverte pour les enfants" et un partenariat avec Échanges phocéens, une association de Centraliens qui assure le tutorat de collégiens et lycéens du secteur. "Là c'est vraiment du concret, ce n'est plus simplement du numérique, du calcul, ils voient sortir la pièce".
Par Julien Vinzent, le 2 octobre 2013

AGENDA SOCIAL POUR LES FONCTIONNAIRES :

Agenda social : Au “menu” des fonctionnaires

Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, a présenté aux organisations syndicales, jeudi 26 septembre, les sujets qui seront abordés dans le cadre de l'agenda social des mois à venir. Les sujets “brûlants” : carrières, parcours professionnels, rémunérations, conditions de vie au travail et dialogue social.
Carrières, parcours professionnels, rémunération. La négociation va porter sur une réforme d'ensemble de l'architecture statutaire et des rémunérations, a indiqué Marylise Lebranchu. Les discussions s'ouvriront en décembre après la remise du rapport de Bernard Pêcheur, début novembre, chargé de faire des propositions notamment en matière de recrutement, de rémunération ou de gestion des carrières et des parcours professionnels.[Consulter l'agenda social]
La ministre de la Fonction publique précise : Nous essayons d'inscrire la réécriture du parcours de nos agents dans un contexte qui tient pour moi au fait que nous avons besoin de services publics dans notre société. Et comme nous en avons besoin, il faut regarder comment écrire une carrière qui corresponde à ce contexte et à l'évolution de notre organisation administrative. Et d'ajouter : Le rapport va nous permettre de répondre à des demandes des agents et à l'organisation de l'administration du XXIe siècle que j'appelle de mes vœux.
Amélioration des conditions de vie au travail. L'amélioration des conditions de vie au travail est un sujet qu'on aborde avec beaucoup de force car il n'a pas été mis en avant dans la fonction publique suffisamment tôt à mon sens. C'est le constat de Marylise Lebranchu, qui a promis une négociation sur la prévention de la pénibilité, qui serait distincte du système du compte de prévention pénibilité adopté pour le privé. Pour la ministre, le secteur public serait en avance sur le privé, allusion aux critères de pénibilité déjà arrêtés pour certaines catégories professionnelles : pompiers, policiers, etc.
Le gouvernement entend par ailleurs aborder la question des âges notamment via la formation professionnelle : Ce n'est pas parce qu'on est rentré dans tel type de catégorie ou de fonction qu'on ne peut pas grâce à la formation avancer dans une carrière différente et espérée. Voilà un sujet qui devrait faire consensus avec les syndicats alors que le rapport de l'ancien député centriste Pascal Brindeau constatait, en 2012, une placardisation de nombreux seniors du secteur public [lire notre article "Trop de fonctionnaires seniors au placard"].
Élections professionnelles. Les élections professionnelles qui auront lieu à la fin de l'année 2014 seront parmi les préoccupations majeures du ministère de la Fonction publique. Les déclarations liminaires vont changer un peu, et c'est normal”, a dit succinctement la ministre alors que certains s'attendent à une campagne tendue. Pour la première fois, les agents des trois versants de la fonction publique voteront simultanément.
La négociation sur la carrière des agents investis d'un mandat syndical devrait être abordée via la validation des acquis de l'expérience et via une réflexion sur les parcours de carrière. Sur le sujet, il faut qu'on aboutisse assez vite”, a estimé Marylise Lebranchu.
Et aussi. Les autres sujets de l'agenda social : la diversité dans la fonction publique, le supplément familial de traitement, le bilan de l'intérim, etc.

Le jour de carence sera bien supprimé en 2014

Le projet de loi de finances confirme la fin de la journée de carence pour les fonctionnaires en 2014.
source : http://www.acteurspublics.com

Fonction publique territoriale : revalorisation bas salaires en janvier 2014 et janvier 2015 et reflexion sur refonte générale de la grille statutaire A,B,C

septembre 2013

Deux augmentations successives pour les bas salaires

Les agents de catégorie C vont bénéficier de deux revalorisations de salaire, en janvier 2014 et en janvier 2015, annonce le ministère de la Fonction publique à l’issue d’une réunion de concertation avec les organisations syndicales, vendredi 20 septembre.
Voilà une grille de rémunération qui placera les bas salaires de la fonction publique au-dessus du Smic. C’est du moins ce qu’a confié le cabinet de la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, vendredi 20 septembre, en détaillant la nouvelle grille de rémunération des agents de catégorie C à l’issue d’une nouvelle réunion de concertation avec les organisations syndicales.
Une augmentation en deux étapes. D’abord une révision des bornes indiciaires au 1er janvier 2014, puis l’attribution de 5 points d’indice majorés à chaque échelon au 1er janvier 2015. Selon les simulations du cabinet de Marylise Lebranchu, les agents de catégorie C rémunérés en échelle 3, c’est-à-dire les plus petits salaires, bénéficieront d’une augmentation moyenne de 45 à 46 euros brut par mois – selon le versant de la fonction publique auquel ils appartiennent – entre janvier 2014 et janvier 2016.
  - Pour les agents de catégorie C en échelle 4 : entre 42 euros et 46 euros
  - Pour les agents de catégorie C en échelle 5 : entre 37 euros et 40 euros
  - Pour les agents de catégorie C en échelle 6 : entre 22 euros et 26 euros
Les plus faibles salaires de la catégorie B seront également revalorisés pour ne pas être “dépassés” par les plus hautes rémunérations de la catégorie C.
Une refonte de l’ensemble de la grille
Le ministère semble avoir fait un “mix” entre ses propositions initiales – retoucher la grille indiciaire – et celles des organisations syndicales, qui réclamaient une revalorisation uniforme de tous les agents de catégorie C [lire notre article “Petits salaires, le gouvernement va revoir sa copie”, juillet 2013]. “Nous travaillons dans un climat très positif avec les organisations syndicales”, confirme le cabinet de Marylise Lebranchu, qui souligne ce “geste financier important”.
Il intervient alors que le gouvernement doit débuter, avant la fin de l’année, une ambitieuse réflexion sur une refonte générale de la grille statutaire. C’est-à-dire des agents publics des catégories A, B et C. La concertation s’appuiera sur les conclusions du rapport de Bernard Pêcheur, chargé de faire des propositions en matière de recrutement, de rémunération, de gestion et d’organisation des carrières et des parcours professionnels. Il devrait être remis fin octobre, précise le ministère de la Fonction publique. Des discussions s’engageront ensuite tout au long de l’année 2014.
Source : Acteurs Publics  par Sylvain Henry 
Lire aussi :
- Ce que le gouvernement prépare pour les fonctionnaires
- Salaires en baisse pour les fonctionnaires
- Petits salaires des fonctionnaires : le gouvernement revoit sa copie
- La gestion des troupes en période de disette
- "Il faut supprimer les 35 heures pour les fonctionnaires"

mercredi 2 octobre 2013

TRAVAIL DU DIMANCHE :LA LOI DU 13 JUILLET 1906 ET LE REPOS DU JOUR DU "SEIGNEUR"

Travail du dimanche: un cadre en "millefeuille"

publié le 30/09/2013 à 09H55 par Service juridique-CFDT





Le contentieux qui oppose actuellement les magasins de bricolage qui, contrairement à ceux de l’ameublement, ne peuvent ouvrir le dimanche que sur autorisation, a suscité des réactions politiques immédiates et en tous sens (du patronat, des députés PS…). L’occasion de faire le point sur les dérogations existantes et le tournant amorcé par la loi Maillié de 2009 qui adapte un certain nombre de dérogations au travail du dimanche.



Un débat lourd d'enjeux

Depuis la loi du 13 juillet 1906, le repos hebdomadaire doit être accordé le dimanche. Cette règle, qui figure dans le Code du travail[1], ne s’applique par définition qu’aux salariés. Or, comme on le constate actuellement à travers le contentieux opposant la société Bricorama aux enseignes concurrentes, Leroy-Merlin et Castorama[1], la possibilité d’ouvrir le dimanche, au-delà des questions de protection du droit au repos et aux loisirs, voire à la santé, des salariés[2], fait également ressortir des enjeux de concurrence au sein d’un même secteur d’activité et d’une même zone géographique. Aussi, par souci d’égalisation des conditions de concurrence, une loi du 29 décembre 1923 est-elle venue conférer au préfet le pouvoir d’ordonner la fermeture de tous les établissements d’une même zone ou d’une même profession, que ceux-ci emploient, ou non, des salariés[2]. Pourtant, les dérogations à la règle du repos dominical des salariés n’ont cessé de se multiplier, soulevant par là même des questions sociétales plus vastes, liées au vivre ensemble (garde d’enfants, vie familiale et sociale des salariés concernés, entre autres).



Dérogations au repos dominical avant la 2009[3]

À gros traits, hormis les cas de dérogations conventionnelles (travail en continu, équipes de suppléance), il existe trois types de dérogations au principe du repos dominical.



* Les dérogations permanentes de droit, sans autorisation-



Celles-ci concernent les commerces de détail alimentaire ainsi que, dans les secteurs industriel et tertiaire, les établissements dont le fonctionnement continu est nécessaire[4]. Dans ces établissements et commerces, on pouvait, jusqu’alors, travailler le dimanche jusqu’à midi. La loi du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence a ajouté les commerces de détail d’ameublement à la liste des établissements autorisés de plein droit, en raison de leur activité, à déroger à la règle du repos dominical en accordant le repos hebdomadaire par roulement[5]. Cette loi est en réalité, si ce n’est en droit[3], la source du contentieux actuel opposant les enseignes du bricolage, puisque celles-ci vont devoir rester fermer, sauf lorsqu’elles comportent des rayons d’ameublement.



* Les dérogations temporaires sur autorisation préfectorale



Celles-ci sont de deux types. Le premier autorise le travail le dimanche par roulement lorsqu’il est démontré que le repos simultané de tout le personnel d’un établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de l’établissement.



Le deuxième concerne les établissements situés dans une « zone touristique ou thermale ou zone d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente », la liste de ces zones étant établie par le préfet sur proposition des conseils municipaux.



* Les dérogations temporaires sur autorisation municipale



Elles peuvent être accordées pour les commerces de détail, sur décision du maire (sauf à Paris où il s’agit d’une compétence préfectorale), dans la limite de 5 dimanches par an. C’est seulement dans ce dernier cas que la législation antérieure à la loi du 10 août prévoyait une majoration de salaire et un repos compensateur ; pour les autres cas d’autorisation, des contreparties pouvaient résulter des conventions collectives.



L’extension des dérogations au repos dominical et l’accroissement des inégalités

Les cas, en général très médiatisés, de zones où le travail le dimanche est, de fait, entré dans les pratiques (par ex. à Plan de Campagne), ont engendré de nombreuses propositions de loi depuis 2003[6]. Une loi adoptée en 2009[7] a élargi le champ des dérogations préfectorales dans les zones et communes touristiques et ajouté un cas de dérogation : celui des PUCE, autrement dit, « périmètre d’usage de consommation exceptionnel caractérisé par des habitudes de consommation dominicale »[8]. Incidemment, la loi de 2009 porte à treize heures la dérogation permanente de droit pour les commerces de détail alimentaire[9].



* Travail dominical dans les zones touristiques



La loi Maillié de 2009 a modifié la rédaction de l’article L.3132-25 du Code du travail et assouplit de façon non négligeable les conditions pour pouvoir faire travailler les salariés le dimanche dans les zones touristiques. Jusqu’alors, pour ouvrir le dimanche, les établissements devaient remplir une deux conditions :



-l’une de localisation (zones…),



-l’autre tenant à la mise « à disposition du public des biens et services destinés à faciliter son accueil ou ses activités de détente ou de loisirs d’ordre sportif, récréatif ou culturel » (condition d’activité)[10].



Le Conseil d’État faisait d’ailleurs une appréciation rigoureuse de cette condition[11].



Enfin, la dérogation ne pouvait être accordée que « pendant la ou les périodes d’activités touristiques».



Depuis la loi du 10 août 2009, la dérogation est « de droit » pour tous les établissements de vente au détail situés dans ces zones, quels que soient les biens et services qu’ils proposent. C’est le préfet qui déterminera, sur proposition du maire[12], quelles sont les communes et zones concernées.



* Nouvelle dérogation sur autorisation préfectorale : les PUCE



Désormais, le préfet peut en outre autoriser le travail le dimanche pour les établissements de vente au détail situés dans une « unité urbaine de plus de 1000 habitants » et dans un PUCE. La notion de « périmètre d’usage de consommation exceptionnel » n’est pas définie. C’est donc ici encore le préfet de région qui dressera la liste des PUCE, sous le contrôle éventuel du juge administratif, et avec des risques d’inégalité entre territoires. De plus, le préfet peut reconnaître de nouveaux PUCE au fur et à mesure que les usages évoluent, contrairement à ce que proposait un amendement (rejeté) qui limitait ces zones à celles reconnues comme étant des zones d’usage de consommation au jour du vote de la loi de 2009. Par ailleurs, la « proximité immédiate d’une zone frontalière où il existe un usage […] » peut justifier le classement de la zone en PUCE par le préfet[13].



S’agissant des PUCE, comme désormais pour les dérogations prévues au titre de l’article L.3132-20 du Code du travail[14], les autorisations sont données soit au vu d’un accord collectif, soit après décision unilatérale de l’employeur. Dans ce cas, celui-ci doit être précédée de la consultation des représentants du personnel s’il y en a et, à défaut, d’un référendum auprès des salariés concernés.



Le repos compensateur et la majoration de salaire ne sont prévus par la loi qu’en cas de décision unilatérale de l’employeur, donc en l’absence d’accord collectif. Sinon, il revient à l’accord collectif de « fixer les contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ainsi que les engagements en termes d’emploi ou en faveur de certains publics en difficulté ou des personnes handicapées ». Force est de constater que, dans ce cas, la loi ne prévoit ni le niveau de l’accord collectif (branche, entreprise, établissement)[15] ni de plancher en termes de rémunération ou de repos compensateur.



*Un « volontariat » bénéficiant inégalement aux salariés



Dans deux cas de travail le dimanche, le volontariat est de mise : lorsque le travail du dimanche a pour fondement la dérogation au titre des PUCE[16] ou de l’article L.3132-20 du Code du travail (fermeture compromettant le fonctionnement de l’établissement…). La loi interdit alors de prendre en considération le refus de travailler le dimanche lors de l’embauche, ainsi que toute discrimination ou sanction sur ce motif. L’accord du salarié au travail dominical doit être donné par écrit[17]. En outre, et de manière générale, le refus de travailler le dimanche n’est pas un motif de radiation des demandeurs d’emploi.



Toutefois, on sait combien le volontariat dans l’entreprise est illusoire. De plus, ces protections du « volontariat » sont limitées à certains cas de travail dominical[18].



En conclusion, la CFDT a dénoncé la loi de 2009 qui portait déjà en germe la généralisation du travail du dimanche et l’accentuation des inégalités entre salariés de deux points de vue : d’une part, doublement automatique ou simplement éventuel de la rémunération, selon le type d’autorisation du travail le dimanche et ses modalités de mise en œuvre ; d’autre part, principe du « volontariat » et prise en compte de l’évolution de la situation personnelle du salarié limités à certains cas de travail dominical.



[1] Tribunal de commerce de Bobigny, ordonnance de référé, 26.09.13, n° RG 2013R00400.



[2] Le repos dominical est, selon le Conseil constitutionnel (décision de juillet 2009), une façon d’assurer ces droits au repos et à la protection de la santé découlant des alinéas 10 et 11 du Préambule de la Constitution.



[3] Ce n’est pas sur ce terrain qu’a lieu le débat judiciaire actuel.





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[1] Selon l’art. L.3132-1 C. trav., on ne peut faire travailler un salarié plus de six jours par semaine et selon l’art. L.3132-3 du même Code « Le repos hebdomadaire est donné le dimanche ».



[2]Art. L.3132-29 C. trav.



[3]Loi n°2009-974 réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines agglomérations pour les salariés volontaires, JO 11.08.09, p. 13313.



[4] Art. L.3132-12 et L.3132-13 C. trav.



[5] Un tableau (déjà très fourni) de ces activités figure à l’art. R.3132-5 C. trav.



[6] Cf. F. Favennec-Héry, « Travail dominical ou travail de Pénélope », Semaine Sociale Lamy du 15.06.09, n°1404.



[7] Loi du 10 août 2009. Validée, à peu de chose près, par le Conseil constitutionnel. Décision n°2009-588 DC 06.08.09.



[8] Nouvel art. L.3132-25-1 C. trav.



[9] Contre midi, avant. Article L.3132-13 C. trav. modifié par l’article 2, VI de la loi du 10 août.



[10] Art. L.3132-25 C. trav. dans sa version antérieure à la loi du 10 août.



[11] N°308874 Louis Vuitton, Inédit, RDT 2009, p.387, note M. Véricel.



[12] La petite loi, en renvoyant à l’article L.3132-26 C. trav., faisait -comme dans le cas de dérogation visé par cet article (5 dimanches par an)- une exception concernant Paris, où le préfet avait pleine compétence. Le Conseil constitutionnel a censuré ce point de la loi sur le fondement de l’égalité entre collectivités territoriales, cf. décision précitée cons. 23.



[13] Nouvel art. L.3132-25-2 C. trav.



[14] « Lorsqu'il est établi que le repos simultané, le dimanche, de tous les salariés d'un établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de cet établissement […]».



[15] Nouvel art. L.3132-25-3 C. trav.



[16] Nouvel art. L.3132-25-1 C. trav.



[17] Nouvel art. L.3132-25-4 C. trav.



[18] Une interprétation a contrario des textes pourrait donc suggérer que la sanction, la discrimination, etc. sont possibles dans les autres cas de travail le dimanche pour lesquels aucun interdit n’est expressément prévu. Sous réserve du droit de la modification du contrat de travail et du contrôle du juge sur les modifications des conditions de travail.

La suppression du jour de carence inscrite au PLF 2014

Sommaire du dossier
Par A. l'AFP
Publié le 27/09/2013 
Mis à jour le 30/09/2013


Le projet de loi de finances pour 2014 a prévu la suppression du jour de carence des fonctionnaires en arrêt maladie, qui avait été créé par l'ancien gouvernement.
François Sauvadet, ancien ministre de la fonction publique du gouvernement Fillon et vice-président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, François Sauvadet, a dénoncé cette suppression : une « décision absurde » selon lui « dans un contexte budgétaire difficile ».
L’article 67 du projet de loi de finances supprime le délai de carence « qui est appliqué aux fonctionnaires sans aucune forme de compensation, et sans réelle efficacité », selon son exposé des motifs. Un dispositif alternatif de renforcement de la politique de contrôle des arrêts maladie est proposé.
40 millions d’euros dans la FPT - D’après le député de Côte d’Or et ancien ministre de la Fonction publique, « la suppression du délai de carence représente un coût estimé à 60,8 millions d’euros pour l’État, 63,5 millions d’euros dans la fonction publique hospitalière et à 40 millions d’euros dans la fonction publique territoriale, soit un total de 164,3 millions d’euros ».
« Cette mesure n’améliorera pas le pouvoir d’achat des fonctionnaires. L’absentéisme, en revanche, risque fort de progresser », estime M. Sauvadet dans un communiqué.
La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu avait annoncé en février qu’elle proposerait la suppression de cette journée non indemnisée en cas d’arrêt maladie dans le prochain budget, une mesure « injuste, inutile, inefficace et humiliante ». La ministre avait affirmé que l’impact budgétaire du jour de carence, imposé pour la première fois aux agents du public par le gouvernement Fillon, était « très limité ».

Travail du dimanche : “faisons confiance au dialogue social”

publié le 01/10/2013 à 13H54 par N. B.
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Hervé Garnier, secrétaire national de la CFDT, réaffirme que le travail du dimanche ne peut être ni banalisé ni généralisé et demande que l'on fasse confiance aux partenaires sociaux pour trouver des solutions dans les branches, notamment du commerce, où le travail dominical s'impose.
Que t’inspire le débat du moment sur le travail du dimanche ?
La caricature de débat qui verrait les méchants syndicats interdire aux salariés de travailler le dimanche ne reflète pas du tout la réalité de notre positionnement. Il en faut pas non plus perdre de vue que la réglementation actuelle, issue de la loi Maillé de 2009 (que nous avions alors dénoncée), est inadaptée et se révèle source d’incompréhension pour le grand public et d’inégalités entre les salariés.
Justement quelle est la position de la CFDT sur le travail dominical ?
Selon une étude de la Dares, le travail du dimanche des salariés a progressé régulièrement depuis 1990, passant de 20 % à 29 % des salariés en 2011.
Pour la CFDT, le travail du dimanche ne peut être ni banalisé ni généralisé ; l’ouverture dominicale des magasins doit rester exceptionnelle et donner lieu à des contreparties pour les salariés. Lorsque l’activité économique justifie d’ouvrir le dimanche, la CFDT ne s’y oppose pas de façon dogmatique, mais demande que syndicats et patronat négocient des compensations, comme par exemple des majorations et des récupération, la prise en charge des frais de transport et de la garde d’enfant, la réversibilité du volontariat, ou encore des bases contractuelles minimales…
Oui, mais comment faire ?
Seul le dialogue social permet de concilier la nécessaire protection collective des salariés, notamment les contreparties apportées à ceux concernés par le travail du dimanche, et la prise en compte des contraintes économiques pesant sur certaines branches.
Propos recueillis par Nicolas Ballot
Photo : Ian Hanning / Réa